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Œbapitre riv. — Les Citraur. 159
lons sur lequel onlit le mot CLARA 1565. Un sujet manquait au-dessous du Christ, il a été refait à neuf par M. Carot, qui a fort bien restauré en 1906 cette rosace. On remarque des anges et divers sujets, peints avec trop de finesse (pour la place qu'ils occupent) dans les quatrefeuilles, qui forment le tour extérieur de la rosace. Les lobes et les écoinçons sont garnis de fleurs et de feuilles conventionnelles en grisaille et couleur d’un bel effet décoratif. Il est malheureux que l'harmonie de l'ensemble laisse à désirer. Les fonds bleus, rouges et jaunes des compartiments sur lesquels sont peints les grands anges autour du Christ, font tache : les médaïillons des mois de l'année semblent trop pâles et éteints; en un mot, l'aspect général est bien moins agréable que celui de l’autre rosace.
Na.
Lorsque André Robin vitra cette fenêtre, un mur d'environ deux mètres de haut correspondant à la toiture d'un bâtiment de l'évêché (montant alors jusqu'à ce niveau en obstruait la partie inférieure. Aussi l'artiste dut-il raccourcir et simplifier l'architecture, afin de pouvoir donner aux € #zs/otres » la même importance qu'aux € y»rages » des autres verrières. C'est ce qui explique pourquoi les premières ne sont pas au niveau des dernières. L'évêque /ean Michel, désigné par ses armoiries, agenouillé sur un prie- Dieu, est accompagné de son patron. Au-dessus voici un beau Crucifiement.Ce vitrail n'a point été donné par /ean Michel, décédé depuis plusieurs années, mais payé par la fabrique avec l'argent recueilli dans le tronc, posé près de son tombeau, situé précisément en-dessous.
Ce grand mur, dont j'ai parlé plus haut, défigurait la fenêtre : en 1490, il fut supprimé et remplacé par un rallongement de la verrière, payé sur les deniers de l'Evêché, après la mort de /ean de Rély, dont les armes et le portrait figurent en cet endroit. L'Évêque est présenté par son patron à Vofre-Dame de Pitié (').
Le style de l'arc surbaissé et des pilastres sur lesquels il porte, dénote une époque trés voisine de la Renaissance. Après l’énumération des dons de /ean de ÆRély, le martyrologe de la cathédrale mentionne ce qui suit: &item partem inferiorem cujusdam { vitrinæ a parte episcopalis palatii, quâ depingitur apostoli ymago ipsum gloriosissimæ Virgini sub fzetatis titulo præsentantis » (°).
Ici, nous revenons à la disposition des nes 14 et 15.
Sur des fonds diaprés, d'une couleur un peu sombre, s'enlèvent les figures des saints patrons secondaires de la cathédrale : saint Maurice, saint Maurille, saint René et saint Sérené, cardinal, désignés par leur nom. En bas, au milieu et en haut, une belle architecture en grisaille laisse passer une lumière abondante, bien que tamisée par la peinture. A Ja partie inférieure, voici les armes de /ean Michel, évêque décédé en 1447. Ce n'est pas qu'il ait donné ce vitrail mais le chapitre y employa une partie des aumônes, » déposées au tronc placé près de son tombeau.
1. Bibliothèque d'Angers. M., n° 658, p. 257. La vitre, où est le portrait de Jean de Rély, fut faite des deniers de PEvêché, le siège vacant, le 26 juin 1490. 2. Bibliothèque d'Angers. M. n° 637. T. III p. 85+.
160 Sonograpbie De la cathédrale D’Angets.
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3° TRANSEPT Sub.
Le chapitre ne commanda pas à Æobin André, les quatre fenêtres de cette partie de l'église, mais seulement la rosace.
En 1453 la fenêtre avait encore conservé son vitrail du XIT1° siècle, qui fut réparé par Robin André; en 1780 on le remplaça par du verre blanc avec compartiments compliqués (roses des vents, entrelacs, etc.) de mauvais goût. |
Le vitrail du XIIT: siècle restauré par Kobin André en 1463 a été en partie conservé: il représente des rois et des évêques dans des médaillons en ovale.
Voici l'extrait du compte de fabrique, concernant la restauration de ces deux fenêtres).
€... Item baillé au vitrier nommé Xobin André, pour XXX piés de verre de coleurs € lequel a esté mis és deulx fenestres de devers le revestiaire en la croysée du cousté du « chappitre par chacun pié XV souls, ainsi que a esté appoincté par messire de Tous- € sains et maistre Estienne Tilleau avecques le dit Robin André, et pour ce XXII 1. X s.
€ Item pour les dites deux fenestres lesquelles le dit Roûrn André a toutes descen- « dues et mys en plom neuf pour chacune fenestre X 1. ainsi qu’a esté appoincté par mes € dits sieurs avec luy, pour ce, XX 1.
Rosace de 10" de diamètre.
Elle est tout entière l'œuvre de Robin André, comme le constate son acquit, que voici :
« Le jour de saint Simon et de saint Jude 1452 acquit de 82 1. 10 souls payés à Robin &« André pour la vitre du rondeau devers le chapitre, où sont les douze signes.
« Je Robin André vitrier confesse avoir eu et receu de Pierre Beaulieu, naguières recep- « veur de la fabrice de leglise dangiers la somme de soixante escus neufs vaillant en « monnaie I1II* 11 1 X s. acause de la vitre fete ou ro#deau devers le chappitre ou sont « les XII signes, de la quelle somme je me tiens content et bien payé... (:). |
Au centre le Christ en majesté ; autour de lui les vieillards de l’Apocalypse, en bas la sainte Vierge, enfin les XII signes du zodiaque. La tonalité claire et brillante de cette rose, restaurée dernièrement avec succès par M. Carof est excellente ; on n'y remarque pas de grandes taches bleues comme dans l’autre. Le dessin des fleurs et feuilles stylisées qui tapissent certaines parties, est à une échelle suffisante et mérite d'être admiré. Non moins remarquables, mais trop finement peints pour être vus de loin, sont les anges musiciens en grisaille qui semblent chanter les louanges du Christ.
Les rayons et les arcatures formant le réseau et le contour de la rosace avaient été peints en jaune, en vermillon et en noir de façon à faire ressortir encore mieux qu'aujourd'hui la vitrerie peinte : cette ornementation exécutée au XVe siècle sans doute, pourrait être reproduite de même qu'à l’autre rosace, si jamais on enlève le badigeon, dont sont encore affigés les transepts et le chœur. Ces vives couleurs avaient évidemment pour but de compléter l'effet des vitraux.
1. Archives de Maine et Loire. Série C. Fabrique T. III p. 24. 2. Archives de Maine et Loire. Série G. Fabrique, t. III, p. 12.
Œhapitre rit. — Les Œitraur. 161
No 22.