‹ Monographie de la cathédrale d'Angers. Les immeublesChapitre 291 sur 359 · Fabrique, 1. 111, fol · texte numérisé non relu

Fabrique, 1. 111, fol

5. Bibliothèque d'Angers, Ms. n° 673, p. 3. Le feu brûla presqu’entièrement les peintures du tombeau du roi René le 18 octobre 1533 : le doyen François de Chateaubriand les fit refaire.

6. Bibliothèque d'Angers, Ms. n° 897, p. 57. Incendie de la Coupole.

214 gonograpbie de la cathédrale d'Angers.

€ entendre et approchait sensiblement. À l'heure du midi, on sonne l'Angelus : tout à € coup on entend un coup des plus terribles. Me doutant qu'il y avait quelque malheur, € je descends mon escalier. J'aperçois un effroyable incendie dans le clocher de Saint- € Maurice principalement par les grandes croisées de la coupole... Malgré les secours, « les grosses pièces de charpente brûlent comme des chenevotes, les cloches () et l'hor- € loge fondent, le dôme s'écroule... »

L'incendie, vigoureusement combattu par les pompiers d'Angers et des Ponts de Cé, causa de grands dégâts à la charpente et à la toiture, mais on put l’empêcher de gagner les beffrois des deux clochers latéraux : trois des cloches de l'église furent épargnées : la plus grosse (Maurice) et les timbres d'horloge, coulés en 1822 et logés dans la tour centrale fondirent. Toutefois l'orgue placé immédiatement au-dessous du foyer de l’incendie fut très endommagé ().

Les Drages et Duragans.

1° En 1192, une des flèches de la cathédrale s'écroule sous l'effort d’une terrible tempête. Voir page 70. |

Les cloches étaient alors suspendues dans les nouvelles tours depuis douze ans au moins, puisque le chapitre, désireux d'honorer les moines de Saint-Aubin, commande le 28 août 1180 de sonner les deux grosses cloches à leur entrée en procession à Saint- Maurice. Voir t. II, p. 89.

2° L'ouragan du 23 juin 1452 renversa le clocher de l'abbaye de Saint-Aubin et le haranier de la cathédrale (:); celui-ci est reconstruit en 1463, comme on peut le voir à la page 94.

3° « Le vent abattit le clocher de Saint-Aubin le samedi 28 janvier 1468 et fit de « grands dommages ès églises, ville et chasteau d’Angiers > (*).

4° Louvet, dans son journal (1560-1634) (‘), nous apprend que le 14 juin 1592 € envi- € ron les dix heures du soir, il a fait de grand tonnnerre, esclairs et pluys et est le dit € tonnerre tombé sur le clocher de Saint-Maurice, sur les niches où sont les figures de € saint Maurice et de ses compagnons, comme aussi il est tombé sur le moullin à vent « du Chasteau.… ».

5° « Le vendredy 30 Novembre 1612 le vent a esté sy grand et violent, qu'il y a par € sa force plié la croix d'une des pyramides du clocher de saint Maurice, du costé des € Jacobins » ().

6° Le même auteur raconte que le 25 mai 1617 () «le tonnerre tomba sur le clocher et { une grande partie de l'entrée principale de l’église d'Angers. qu'il rompit les orgues, « la porte de la chapelle Sainte-Anne, le vitrail et la voûte du dit vitrail de devant les

. Voir le Volume II, p. 104.

. Ibidem, p. 80.

Histoire d Anjou, par Barthélemy Roger, publiee dans la Revue 4 Anjou, t. 1, p. 342.

. Bibliothèque d'Angers. Ms. n° 858. Extrait du journal de Guillaume Oudin (1447-1499), p. 8. Revue d'Anjou, 1854, t. 1, p. 295.

. Revue d'Anjou, 1855, t. I, p. 41.

. Revise d'Anjou, 1855,t. I, p. 264.

NTun EU N =

Œbapitre xx. — Accidents. 215

ce ec

€ orgues, ayant fait de grands bris et ruptures dans les clochers, particulièrement dans € la tour du my temps et couverture de la dite église du côté des cloîtres.. »

On trouvera des détails sur les dommages causés à l'édifice dans ce volume p. 56 et 87 et dans le Volume IT, p. 78.

7° M. Jousselin écrit dans son journal () :

«€ Le vendredi saint 2 avril 1649 sur les quatre heures du matin, la foudre tomba € après trois ou quatre éclats de tonnerre, dans la gallerie de Saint-Maurice, où estoit le € le corps de garde, tua un des soldats, qui mourut incontinent, en blessa une quantité « d'autres, notamment un qu’on dit être mort sur le soir ; le corps de garde, au nombre « de six vingt, tout terrassé à la réserve de deux... Cet accident donna à parler au pré- € dicateur Jacobin, qui dist que c'était pronosticq de quelque plus grande calamité, à « cause des irrévérences que cette garde commettait contre le lieu saint et à la vérité « les plus honestes des soldats voulaient s'établir en autre endroit, si Messieurs de € Saint-Maurice eussent voulu le leur bailler. >

8° Dans ses Questions Angevines, p. 152, M. Célestin Port a relevé dans le registre de la paroisse de Foudon, conservé à la mairie du Plessis-Grammoire, la note suivante : 25 mars 1751. Il est arrivé dans cette province et dans plusieurs circonvoisines et autres, un ouragan si € terrible que de mémoire d'homme l'on en avait jamais entendu « parler d'un semblable... [1 y eut au moins deux cents maisons à Angers, qui ont esté « entièrement ruinez, plusieurs édifices délabrez tant à Angers qu'à la campagne, <entr'autres l’égse cathédrale pour la plus grande partie délabrée, plusieurs clochers € tant en ville qu’à la campagne abattus, entr’autres celui de l’abbaye de Saint-Nicolas « d'Angers, beaucoup de moulins à vent et à eau emportéz... »

La grande Bourse, vu la pauvreté de la fabrique, contribue aux réparations de la charpente et de la couverture grandement endommagées par le grand ouragan du 25 mars dernier. — Conclusion du 20 juillet 1751 (°).

9° L'ouragan du 7 ventose, au 12, causa de grands dégats à la toiture de la cathédrale. Un devis dressé deux jours après par le sieur Bouchet, architecte, indique 851 mètres de couverture à refaire avec enfaiteaux et chaux, le tout montant à la somme de 2089 livres.

10° J'ai parlé précédemment de l'incendie allumé par la foudre du 4 août 1831 ; je n'y reviendrai pas. |

119 € En 1836, un dimanche du mois d'août au 1" son des Vépres, le tonnerre tomba € de nouveau sur l'église de Saint-Maurice, entra par un carreau de vitre brisé sur la € toiture, passa par un trou de la voûte, qu'il élargit un peu, tomba sur le carrelage, € brisa quelques verres de couleur de la croisée au-dessus de la chapelle du Christ, tra- € versa la toiture de cette chapelle, où sont les soufflets de l'orgue et disparut dans la € cour de l'évêché, sans avoir fait de mal, mais occasionné une grande frayeur à beaucoup » de femmes dans l'église » (°).

I. Archives de Maine et Loire. Série BB, n° 17, p. 437. 2. Bibliothèque d'Angers. M. N° 656. T. II. Fabrique. 3- Bibl othèque d'Angers. Ms. n° 897, p. 58.

216 @Bonograpbie de la cathédrale d'Angers.

12° La tempête du 14 février 1900, qui s'éleva dans la soirée et sévit surtout dans la nuit du 14 au 15, fut terrible. La cathédrale subit de très grands dommages: la toiture surtout. Quantité de toitures s'effondrèrent. Les arbres des boulevards furent déracinés, enfin l'édifice qui eut le plus à souffrir, l’église Ste- Thérèse, dut être reconstruite en partie (').

13° Le cyclone du 4 juillet 1905 s'étendit à presque tout le département. La cathédrale eut sa toiture dévastée en bien des endroits: les balustrades en pierre, qui servent de parapet au passage reliant les flèches à la tour centrale au niveau du cadran de l'horloge, ne purent résister à la violence du vent et tombèrent (°).

Dévastations.

Page 1