‹ Monographie de la cathédrale d'Angers. Les immeublesChapitre 3 sur 359 · CONSIDÉRATIONS PRÉLIMINAIRES · texte numérisé non relu

CONSIDÉRATIONS PRÉLIMINAIRES

CHRRREN EE LEE RENE ES touristes, les Angevins eux-mêmes parcourent le plus souvent

CRIE Angers sans réfléchir à son état ancien. Les uns et les autres jouissent + du présent sans s'inquiéter du reste.

3! Il en est tout autrement de l’archéologue. Les enceintes successives

4 de la ville, son aspect à différentes époques, ses monuments sollici-

À tent tour à tour son attention.

Angers, comme toutes les anciennes villes, lui offrira certainement une ample moisson d'observations.

En ce qui concerne la cathédrale, objet de notre étude, apprenons tout d'abord au lecteur que l'accès si facile du monument vers l'Est, date seulement de 1791 (*). Auparavant, le mur de la Cité joignant la tour de l'Évêché à la porte de la Vieille-Charte, obligeait à faire un long détour pour arriver, en suivant la rue Saint-E vroult, aux cloitres et au parvis de l'église. .

Au delà du mur se trouvaient avant 1791 l'église Sainte-Croix, son cimetière et celui de Saint-Maurice (°).

Dans l'enceinte de la Cité, les maisons canoniales et les cloîtres (*) occupaient toute la surface de la place. Voir la planche 3 de l'Album.

Oublions un instant ces changements, négligeons le niveau actuel du terrain ; reportons-nous par la pensée au [Ve ou au VE siècle. |

Quel pouvait être l’état de la Cité, spécialement celui de l'emplacement de la cathédrale ? M. d'Espinay va nous le dire (*): « Angers, comme la plupart des villes gallo- € romaines, n'avait point de remparts à l'époque impériale. Les villes s'étendaient alors « librement comme de nos jours. Mais, au Ve siècle, la vieille civilisation, déjà en déca- « dence, devait s’écrouler tout à fait. Les barbares pénétraient de toutes parts dans « l'empire... Les habitudes durent alors changer... Il fallut resserrer les villes, les «entourer de murailles et les mettre à l'abri des bandes qui parcouraient le pays... € L’Anjou fut à cette époque en proie aux ravages d’un corps d'Âlains, puis occupé par « les Saxons. Le comte Paul, maître des milices romaines, assiégea et reprit Angers avec

1. Plusieurs maisons canoniales et quelques anciennes dépendances de l’église furent accquises nationalement par le Département pour ouvrir la nouvelle rue et dégager le monument.

C'est en 1815, que la place Saint-Maurice fut nivelée et dressée en pente douce vers la place Sainte-Croix.

2. En 1784, les quatre cimetières des paroisses Saint-Maurice, Sainte-Croix, Saint-Aignan et Saint-Evrouit furent transférés dans un terrain, enclos de mur, au bout de celui de Saint-Laud : une ordonnance de Mgr Coüet du Vivier de Lorry, du 12 mai 1785, interdit les anciens cimetières.

3. On voyait autour des Cloîtres : à /’Est, la maison du Sacriste et la tour de l’Escalier des greniers du chapitre ; au Sud, le réfectoire, la cuisine et la grande porte, à / Ouest, les deux maisons de la Psallette.

Page 1