Voir dans ce volume I, p. 96 et
s. Angers et le Département de Maine et Loire, de 1787 à 1830, par Blordier-Langlois, t. I, p. 406.
6. Histoire de l Église et du diocèse d Angers, par l'abbé Trévaux. T. II, p. 391.
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Dévastations. | 229
Que dire aussi de l'abandon, dans lequel restèrent les toitures, les vitraux et les gouttières pendant plus de dix ans ? En 1800, toutes les églises de la ville étaient fermées ou livrées à des usages profanes. Cette année-là, l'ancien évêque constitutionnel de la Vienne vint à Angers pour la première fois visiter son frère, le préfet Montault. « Quoiqu'il fût « loin de penser que ce beau pays dut être avant deux ans soumis à son autorité pasto- « rale, néanmoins une prévision instinctive lui faisait entrevoir comme dans un avenir € prochain le retour du culte catholique en France.
€ Dans notre ville, comme dans la plupart des villes du royaume, le choix d'un local « pour la Préfecture offrit quelques difficultés. A l’époque où notre (futur) prélat se trouvait « à Angers, on paraissait généralement d'avis de donner au nouveau préfet l’ancien palais { épiscopal pour lui et son administration. Mais comme les rues adjacentes en rendaient « l'abord difficile et même dangereux, il était entré dans quelques fortes têtes du conseil «€ municipal, d'ouvrir le principal portail de la nouvelle préfecture sur la place même de € Saint-Maurice, c'est-à-dire, en coupant justement en deux l'antique et superbe cathédrale, € que le vandalisme révolutionnaire avait épargné. L'évêque de la Vienne, frappé de la « majestueuse hardiesse de ce monument gothique, remua vivement au cœur de son frère € le goût des Arts Archéologiques, fit pressentir le retour d'une religion, qui, ayant fondé € ces nobles édifices, aurait le droit de les revendiquer. Dès lors, abandonnant cet absurde € projet, l'on se décida pour l’abbaye de Saint-Aubin, dont l’église, la plus belle incontes- € tablement de la ville après la Cathédrale, fut sacrifiée (').…