LE PREMIER TIERS DU XIX® SIÈCLE
L'architecte François d'une part et le sculpteur Dantan de l'autre, restaurèrent le premier la maçonnerie, le second la sculpture de le cathédrale d'une façon pitoyable. On verra plus loin de quels méfaits ils se rendirent coupables. Pour leur excuse, il faut dire que d’autres n'auraient pas agi autrement, tant le goût était dépravé, tant l'ignornace était générale à cette triste époque. Les sculptures extérieures (modillons de la corniche grossièrement retaillés, les statues converties en caricatures), les verrières brouillées comme à plaisir (sous prétexte de restauration) et bien d'autres accessoires de l'édifice plus ou moins maltraités témoignent du manque d’études et de savoir-faire des hommes de la génération élevée pendant la Révolution. Espérons ne jamais revoir de pareilles méthodes de restauration, appliquées à notre Cathédrale.
« Beaucoup de petits autels étaient adossés au mur de l’église dans les ailes à droite et & à gauche du grand autel. Ils étaient ornés de saints, de placages de marbres de toute € couleur et de tout pays; ils ont été remplacés depuis peu par une boiserie renfermant les € confessionnaux (°), > écrit Berthe dans un de ses volumes.
Cette pauvre boiserie existe encore du côté du sud ; elle a été remplacée du côté du nord par trois autels en pierre mesquins et mal polychromés.
Les dévastations commises par la Révolution sont encore bien loin d’être réparées et ne le seront sans doute jamais.
1. Viede Mgr Montault Desille, par S. Dumont, 1842, p. 112. 2. Bibliothèque d'Angers, Ms. N° 896, t. I, p. 32.
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