‹ Monographie de la cathédrale d'Angers. Les immeublesChapitre 304 sur 359 · RO ES · texte numérisé non relu

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ES divers Accidents subis par le monument nécessitèrent de temps à SE autre, en dehors de l'entretien annuel, des LAPS AGRS importantes ; 3 elles formeront l'objet de ce chapitre.

Afin d'y mettre un peu d'ordre, je les exposerai siècle par siècle.

X I° Siècle.

La même transformation à la croisée de Saint-Martin d'Angers vers 1020 (addition dans les angles des piliers de colonnes d’un fort diamètre pour porter une coupole), est entreprise au XI° siècle à la cathédrale ('), très probablement par l'évêque Hubert de Vendôme, désireux d’harmoniser la partie centrale de l'édifice avec les nefs, l'abside et les transepts, qu'il venait de construire et de consacrer en 1025. |

Un de ses successeurs répara les dommages causés par l'incendie de 1072 et modifa les transepts, l'absidiole vers le nord et les deux piles du chœur, ainsi qu'on a pu le constater pendant les fouilles de 1902 (°).

De la reconstruction du maître-autel et de la translation des reliques de saint Maurille en 1093 sur ce même autel par l'évêque Geoffroi de Tours, je conclus qu'à cette époque les grosses réparations étaient terminées (:).

XII° Siècle.

Nous avons vu précédemment Ulger et ses successeurs changer complètement l'aspect général de la cathédrale (consacrée par Hubert de Vendôme) par la construction des piles et des contreforts, des voûtes, de la façade et de deux clochers semblables en pierre. L'ancienne tour, établie sur la croisée, dont je retrouvai en 1902 les quatre piliers et le départ de l'escalier, était évidemment condamnée. Nous avons vu de nos jours abattre celle de Saint-Pierre de Nantes: celle d'Angers fut démolie par Raoul de Beaumont, qui, après avoir entrepris l'avant-chœur et le transept sud, mourut en 1197.

XITIT° Siècle.

A Guillaume de Chemillé, décédé en 1202, succéda Guillaume de Beaumont, qui prit à cœur de compléter l'œuvre de ses prédécesseurs. J'ai dit, à la page 26 de ce volume (Notes 3 et 4), la générosité de cet évêque et comment, après avoir amassé des matériaux pour l'achèvement de sa cathédrale, il en fut dépossédé par les officiers du roi en 1232. Quatre ans après, il entreprit le transept nord (en sacrifiant une partie de son palais), les voûtes de la croisée, des transepts et fut enterré en 1240 au milieu des stalles posées de son temps en arrière du jubé, dressé au haut de la nef.

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