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Deux cloches sont refondues en 1724 (‘). Mgr de Vaugirauld consacre les autels symétriques, élevés sous les rosaces, l’un en 1737 (°) l'autre en 1738 (:).
Bientôt le buffet d'orgue et sa jolie tribune ne trouvent plus grâce devant le goût nou- | veau : le chapitre les remplace de 1742 à 1748 et commande un nouvel et puissant instru- | ment (+).
Pour loger la soufflerie, plus considérable que l'ancienne, on transforme la toiture à double égoût de la galerie, en un appentis immense, montant jusqu'aux deux tiers de la grande fenêtre.
L'autel à la Romaine, noyé pour ainsi dire dans un vide immense, parut bientôt mesquin : on en était d’ailleurs à la mode des baldaquins, à l'instar de celui de Saint-Pierre de Rome. Mgr de Vaugirauld en prend l'initiative et meurt avant son achèvement : c'est Mgr de Grasse, son successeur, qui le consacre le 23 juillet 1759 (°).
Du mois de septembre 1763 au mois de juillet 1764 les maçons sont à l'œuvre pour creuser et construire le caveau des chanoines (‘), et renouveler le pavage de l'église. La salle du chapitre est blanchie et carrelée en 1767, après que le menuisier Guérard eut placé les nouvelles armoires et raccommodé les sièges des chanoines et le bureau du secrétaire. Mentionnons ici le badigeonnage de la cathédrale, attendu depuis quelques années. Péan de la Tuillerie écrivait dès 1778 (’): « Quoique la décoration intérieure de cette « cathédrale soit d’un détail parfaitement bien entendu, elle aurait cependant besoin & d’être blanchie partout en regrattant tous les murs du haut en bas, ce qui lui donnerait « un air de nouveauté et fournirait un coup d'œil tout différent. Mais il semble qu'on pour-
« rait se procurer le même avantage à beaucoup moins de frais, en se contentant de € passer une couleur sur les murs, comme cela se pratique à Paris et ailleurs ; on ne voit & pas trop la raison qu'on peut avoir de marquer les joints des pierres avec un trait coloré, « puisque /a beauté de la construction d'un édifice consiste dans un assemblage si parfait, « que les pierres qui le composent, ne paraissent former qu'un même corps. »y — Voilà, pris
À PE GR GE SRE 248 gponograpbie De la cathédrale d'Angers.
1. Monographie, vol. 11, p. 1o1. Les Archives de la Mairie BB N° 108 — p. 16, donnent la délibération relative à cette cérémonie :
Du Lundy XIII novembre 1724.
Eu la chambre du conseil où étaient Messieurs Lemaire, Delaunay, Romain, de Portebize, Desmort, Marchandseir et Dupont.
M M. Ayrault oncle et neveu, chanoines de l'église cathédrale de cette ville députez de messieurs du chapitre de la dite église sont entrez dans cette chambre du conseil et après avoir pris séance à la droite de M. le Maire ont invité et prié MM. de ce corps d'assister à la bénédiction de deux cloches qui ont été fondues pour servir à la dite église, dont son altesse sérenissime Monseigneur Louis Henry de Bourbon, prince de Condé doit être parain de la principalle cloche et M. Dautichamp lieutenant du Roy en ceste ville et chasteau le représentant comme fondé de pouvoir de mon dit seigneur de Bourbon et M. Michel Poncet Evesque d'Angers parain de la seconde cloche laquelle bénédiction se fera demain mardy 14 du présent mois à l'issue des vêpres de la dite église et M. le Maire a remercié de la part de ce corps MM. Ayrault députés de l’honneur qu’on lui faisait et a promis qu'il assisterait à la dite bénédiction, et MM. dits sieurs Ayrault députés ont été reconduits par M. Delaunay et Dupont jusqu’au degré de la grande salle de cet hôtel.