‹ Monographie de la cathédrale d'Angers. Les immeublesChapitre 327 sur 359 · RN EN IF FIN · texte numérisé non relu

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chanitee pri Œues et on sncennes de la Cathédrale.

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tkt INVENTAIRE de la Bibliothèque du Chapitre, en 1736 (Vol. III, È > p. 282), mentionne deux livres, dont la perte est à jamais regrettable : + Statuts du Chapitre, avec une liste des dons faits à l'église. — Livre + des choses mémorables de l'église, commencé en 1369... : On eût peut-être trouvé dans l’un ou dans l’autre une description : de l'église.

Faute de mieux, j'ai dû me contenter de productions en prose ou en vers, relativement récentes, et de signaler les anciennes vues du monument. Jean Pèlerin, dit le l’zator (‘), nous a laissé dans son ouvrage, De Artificial Per specva, imprimé en 1505, une planche figurant la façade de Saint-Maurice. On lit au bas ces mots en lettres gothiques :

Œ ur la mémoire De l'églite Dangers / celte fosme fut pzife.

Bien vagues en effet étaient les souvenirs du dessinateur. La galerie ne ressemble en rien à ce quelle était. À la grande fenêtre de la façade, il a substitué la rosace du transept sud : de plus, il a supprimé un des étages des tours latérales. Sous ces divers rapports, sa planche n'a pas d'intérêt. Mais, en revanche, elle nous donne un apercü de la galerie reliant les deux clochers, leur aspect avant leur reconstruction et la vue du pavillon, couvert d'ardoise, renfermant les grosses cloches, détruit en 1533 et remplacé par la tour et la coupole en pierre. L'exactitude du dessin du clocher de bois est garantie par le tableau du tombeau du roi René (Voir t. II, p. 300). Les deux flèches, d'égale élévation alors, semblent bien en pierre, comme elles l’étaient réellement déjà. Enfin, fean Pèlerin ayant omis la croix d'Anjou à double traverse, au sommet de la tour centrale, y supplée en la gravant un peu au-dessus, dans une sorte de nuage.

Le doyen etles chanoines écrivent le 11 juillet 1533 dans leur déclaration contre François de Rohan (*): « Leglise dangiers est une belle, grande et notable église, de fonda- {ion royalle et église cathédrale du dyocèse dangiers, composée de huyt dignitez, trente chanoIneS... }

Non moins sommaire est la description, donnée par les chanoines et les officiers de

1. Jean Pèlerin, chanoine de Toul, naquit avant 1445 et mourut en 1522 ou 1523. 2. Archives de Maine et Loire. Série G, n° 264, art. 241.

262 aonograpbie De la cathédrale D’Angers.

l'église en 1536 et 1558 dans leurs plaintes relatives aux fêtages, dus par l'évêque. Le seul intérêt de ces exposés réside dans l'énumération minutieuse du personnel, qui montait à deux cent cinquante membres environ (').

Bruneau de Tartifume (*), après avoir mentionné les clochers et l'orage du 25 mai 1617, donne le relevé de toutes les inscriptions et quelques dessins des tombeaux de la ‘cathédrale : tout cela a été reproduit dans les volumes I-IT de la Monographie; je n'y reviendrai pas.

Guy Arthaud, écrit dans sa MVofice manuscrite de l'église d'Angers (:): € J'ay faict » graver un plan de l'église d'Angers, dans lequel on peut voir la grandeur de l'église et > la situation des Autels et des Tombeaux. L'église d'Angers a 48 toises de long dedans > en dedans, sans la gallerie, huict toises de largeur et elle a treize toises de haulteur » depuis le pavé jusques à la voûte qui est sur le chœur ». Ce plan m'est inconnu.

Le père Cellot, jésuite, dans son poème Mauritiados Andegavensis, décrit en 1628

p. 84 et 85, l'extérieur et p. 111 et 112 l'intérieur de la cathédrale (+).

ÆExterior ædis Maurtliane Andegavensis prospectus

describitur :

.…. Sic iter accelerant, populisque undantia longe Atria prospiciunt (5). Clementi consita clivo Surgentem ad Solem, tophis candentibus apta Molliter erigitur Divôm domus ; inclyta dicas Saxa Paron misisse, novi cum lumina Phoebi Explicuere diem, rebusque dedere colorem.

Quadrato in primis turbam capit area claustro. Hinc propylæa legunt, et sectos arte magistra Mirantur montes lapidum : septena patentes Stant valvas simulachra super, quæ gnara futuri Dextra roture enses, et fulgere iussit in armis. Inde ubi se partes podit laxavit in æquas Porticus, imposito facies quæ domate crescit, Pingit acu volvente diem, et labentibus horis Admonet affinem letho properare senectam.

Cingit utrinque latus cœlo contermina turris, Enodesque promens quadro bipatente columnas Surgit in augustos apices : circumque, supraque

Prospectus tnterior œdis Mauritiane Andegavensis.

….Interiora domus nullis suffulta columnis Ardua in audaces compago colligit arcus.

Unus in ingressu tenor est: penetralia latos Diducunt hinc inde sinus, et brachia tendunt. Hic varia adnnssum pingunt specularia Solem

In latas dissecta rosas : bombycina subter Pallia,ibi dato sub stamine corruit orbis.

(Rarum opus) et plaga meretrix septemplice victa Sulphureique amnes, Solymæ nubentis imago,

Et victorem Agnum cantusque chorique sequentes. Ara procul, positis dextra lævaque cathedris

Stat summum complexa chorum, non 1lla figuras, Duplicis aut tabulæ argentum protendere gaudet ; Talia Relligio vulgares servat in usus :

Aurea Barbaricos vela exhausere labores Ornatura diem; gemmis scribuntur Eois Historiæ, geminis ardescere jussa pyropis

Lumina, purpureos late jaculuntur honores,

Stant artus auro inclusi, artificique superbus

1. Archives de Maine et Loire. Série G, N° 332, p. 23 et p. 102.

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