Même remarque que dans ja note précédente
3- La contraste vient surtout de la nudité des murs à droite et à gauche du portail, causée par la démolition de la galerie.
» stémrsg
272 Sonograpbie De la catbédraie D'Angets.
« statues couvrent les parois latérales du porche, et, bien que mutilées, la plupart se font € remarquer par le fini de leur exécution. Je ne me lassais pas surtout de considérer « leurs draperies gracieusement ajustées, couvertes de longs plis serrés et arrondis, char- « gées de pierreries, de broderies de toute espèce, détails qu’excellait à rendre la sculp- « ture byzantine et qui la caractérisent jusqu’à un certain point. Les voussures et les tym- { pans sont ornés de même, et l'on ne sait ce qu'on doit le plus admirer, ou de la perfec- € tion du travail, quand on l’examine de près, ou du bon effet produit par l'ensemble de « la décoration.
€ Au-dessus de la porte est une grande fenêtre ogivale ('}, entourée d'archivoltes { saillantes. Deux tours flanquent le portail. Dans l'origine, c'est-à-dire à la fin du « XIIc siècle, elles ne s'élevaient probablement (*‘) que d'un étage au-dessus de la « fenêtre, surmontée peut-être d'un fronton triangulaire. Dans les siècles suivants, les « tours s'exhaussèrent d'un étage (:), puis on les remonta de longues flèches octogones « flanquées de clochetons (*). La tour du Nord semble été exhaussée avant l’autre ; elle « est décorée de quatre arcades, dont les deux du milieu sont en plein cintre, les autres « ogivales. Les premières contiennent chacune deux fenêtres en plein cintre, l'une au- « dessus de l'autre (‘). La tour du Sud présente des arcades ogivales avec de longues « fenêtres en ogive au milieu. Je crois celle-ci de la fin du XIIIe siècle (‘). Il faut ob- « server que les balustrades de l’une et de l’autre sont modernes. Les flèches ont été con- « struites en 1533 (’). Celle du Nord est plus haute de quelques pieds, elle est aussi plus « ornée : mais un renflement et des ornements en saillie, qu'on observe à peu près aux « deux tiers de sa hauteur, altèrent sa forme pyramidale et produisent un effet peu « agréable (°).
€& Après avoir élevé les tours, on sentit qu'il devenait nécessaire d'élever la partie cen- « trale de la façade (°). On y ajouta d’abord un étage, présentant huit longues niches, € qui contiennent les statues des anciens ducs d'Anjou ("), chacun avec un dais fort orné « au-dessus de sa tête. Ces statues sont médiocres et de tous points inférieures à celles « du portail. C'est, je présume, vers la fin du XVE siècle, que cet étage a été ajouté (). « Enfin en 1540, Jean de Lépine construisit entre les deux tours et au-dessus de ces
1. La grande fenêtre n'est pas ogivale (lisez en arc brisé) : trois de ces arcs concentriques sont en plein cintre, la partie supérieure (quelques assises seulement) de l'arc extérieur, a été remaniée après 1533 et accusent une forme tant soit peu brisée, mais il est certain que c’est une modification, opérée au XVI siècle.
2. Ceci est une erreur : il était impossible de placer des cloches dans la salle de l'étage inférieur.
3. Ce second étage existait dès la fin du XII siècle : là étaient suspendues les claches. Les encorbellements ornés de modillons, reproduits dans ce volume, à la page 49, ne permettent aucune hésitation sur la date.
4. Des flèches en pierre (mais pas celles d'aujourd'hui ni celles qu’elles ont remplacées) avaient été élevées sur les tours vers la fin du XII: siècle, puisque l’une d'elles fut renversée par le vent en 1192.
5. Voir page 76 la consolidation de cette tour, opérée après l'incendie de 1533.
6. Les grandes baies de l'étage supérieur des tours étaient semblables, avant 1533, mais toute la partie supérieure entre les archivoltes et la balustrade a été refaite au XV1° siècle.