Chapitre rrii. — Uues et Descriptions anciennes De la ŒatbédDrale
par M. Paul Belleuvre, je citerai quelques passages. Il signale le contraste entre l'élancement de la façade et la grandeur imposante de la nef :
€... Ce qui distingue (la cathédrale d'Angers) c'est l'aspiration mystique symbolisée € par les lignes élégantes et sveltes de sa façade principale, dont l'aspect aérien s'accroît € encore de la situation du monument au sommet d’une haute colline. Pénétrez dans la € basilique : l'ampleur et la majesté de ses formes architectoniques vous frappent et vous € impressionnent d'une façon toute différente, presque opposée, mais non moins vive. { Du rêve l'on descend à la réalité et le double caractère de l'église se révèle ainsi fondu « dans la forte unité du même édifice. L'église, ou si l'on aime mieux, la religion « catholique, dont chacun de nos temples est un centre visible élevé au milieu des hom- € mes, n'est-elle pas à la fois raison et mysticité ; — le lien de la terre et du ciel; — la « fille de Dieu, la mère des hommes ; — n'est-elle pas en un mot et pour ainsi dire, com- € me son divin fondateur, corps et esprit ?}
Un peu plus loin :
€ Sur le sol nu et dépouillé où s'élevait jadis l’église détruite par Hastings et ses € farouches soldats, que va faire Hubert de Vendôme, aidé par son père et sa mère € Emma? Une nef, une simple nef romane, qui resta quelque temps couverte de poutres, € faute d'argent, sans doute, pour faire la voûte... »
Les fouilles de 1902 ont prouvé qu'Hubert de Vendôme avait transformé en une croisée couverte d'une coupole l’intertransept du VIIIe siècle (comme à Saint-Martin d'Angers), construit une ou trois nefs, des ailes ou transepts et trois absides. Enfin, l'auteur termine sa notice par ce passage, plein de poésie :
€ Mais si l’église de Saint-Maurice a tant de séductions pour des inconnus et des € étrangers ; que ne doit-elle pas inspirer aux enfants de la cité et surtout à ceux de cette « paroisse, qui comme nous, sont nés à l'ombre de ses flèches ?.. Voici la piscine sacrée € dont l'onde nous a régénérés, comme autrefois le roi Marsille ; voici les vitraux aux € mille symboles et les soleils aux mille reflets si beaux et si éblouissants, que, dans € notre jeune âge, nous ne rêvions pas au ciel de plus imposantes et de plus magiques « splendeurs ; voici la nef d'où nos mères élevaient nos âmes ingénues et tendres vers « les mystères touchants de l'autel et du tabernacle ; voici la table sainte, où le jour de « notre première communion, nous les avons fait pleurer de bonheur et d'amour; voici € le chœur majestueux et sonore d'où les chants limpides des jeunes lévites nous ont tant € de fois émus de leurs modulations séraphiques ; voici l'orgue aux cent voix dont les « notes graves et sévères et les majestueux bourdonnements ont retenti si souvent € au-dessus de nos têtes ; voici le sanctuaire vénéré où à travers les nuages parfumés de € l'encens qui s'élève comme une poussière d’or aux lueurs des ogives chatoyantes, nous € avons vu se déployer de si pompeuses et de si augustes solennités.
€ La voix du temple nous suit encore lors même que nous nous en éloignons, soit que € la cloche qui annonça notre naissance nous adresse ses pieux et maternels enseigne- € ments, soit que l'horloge au timbre argentin nous fasse entendre l’hymne harmonieux € et virginal de l’/#vio/ata, la dernière voix qui nous quitte au départ, la première qui « nous fête au retour ».
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276 SBonograpbie de la cathédrale d'Angers.
Toutes ces descriptions, auxquelles j'aurais pu en ajouter d'autres, concordent sur plusieurs points : l'ampleur des proportions, la hardiesse des voûtes et de la construction de la tour du milieu de la façade (particularité qui n’est pas assez remarquée de nos jours), la magnificence des vitraux, la noblesse de la sculpture, l'élégance des moulures, enfin l'unité du monument, malgré la différence de dates auxquelles furent successivement construites les diverses parties de l'édifice.
Je n'y ajouterai rien, ayant donné de nombreux détails dans les chapitres précédents.
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“OICI les renseignements fournis à M. Godard-Faultrier ('), par : M. Duvètre, architecte de la cathédrale, qui dirigeait en second la = restauration des clochers :
Hauteur.
Hauteur sous clef des trois travées de la nef, jusqu'au sol
de: FéDUSS, su ie bee He var 28806:
» Der DOUÉ: QUE iii cséas heir SEC: vire SPORE » de la r° voûte du chœur, ... 4 + 26m46, » de là voûte de l'abgide..s ie 4e na - 25880; Longueur.
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Largeur de la nef dans les arceaux entre les piles, ... ... ... ... ... ... 16mM38. k “O6 aies CONS MURS: 45 an CA de à AS nn mé Le 4x eux. “HD: LOMME de no. der h de dé «dé réfute dus TO
Dimension des clochers après la restauration.
Du sol à l'extrémité de la maçonnerie des flèches, ... ..…. ..… ... ... ... 74m37.
Du sol à l'extrémité de la coupole .. ... … 583M60. Largeur totale des flèches et de la coubbi au niveau de Pre ce PA REA
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La différence de hauteur des voûtes de la ie avec ccilés de ja croisée et du chœur est une conséquence du relèvement des chapiteaux et des galeries dans ces parties de l'église (*). Le maître de l’œuvre du XIIIe siècle a voulu faire une construction plus légère et plus hardie que celle de son devancier ; il y a réussi.
L'élégance des nervures des voûtes, des transepts et du chœur, les arcatures élancées