PROJET DE RECONSTRUCTION
Le 4 juin 1849, après la lecture d'une lettre de M. Duvêtre, architecte, relative au projet du dégagement de la cathédrale, le conseil de Fabrique émet le vœu, qu'un jour Saint-Maurice revoie son beau portique, dont il reste encore deux colonnettes avec leurs chapiteaux, épargnés par un dessein providentiel pour reprocher à la génération qui finit son vandalisme et donner espoir à la génération actuelle que celle qui viendra après elle, ne tardera pas à réparer les fautes de ses pères (°).
M. l'abbé Vinçonneau, chanoine honoraire, eut le désir de faire reconstruire la Ga/erie à ses frais. Malheureusement, les cinquante et quelques mille francs, laissés en 1884 à cette intention, ne suffisaient pas. Le devis, dressé le 2 mai 1884, par M. Raulin, architecte diocésain, dépassait beaucoup cette somme (:). L'État aurait pu intervenir et fournir la différence : il s’y refusa. La somme offerte par M. Vinçonneau fut employée à l'acquisition d’un nouveau presbytère. |
Espérons voir cette reconstruction, manquée une première fois, menée plus tard à bonne fin : elle rendrait à la façade de notre cathédrale son antique splendeur. Cependant, malgré tout mon respect pour les choses du passé, au lieu de refaire, telles qu'elles étaient les six arcades de la partie antérieure de la ga/erie, je croirais préférable (aujourd'hui
1. Archives de Maine et Loire. Travaux de Saint Maurice. 2. Revue de l Anjou, 1899, p. 484.