FIVE VOTE
RIE, le 9 Juillet 1883.
Œbapitre iii. — La alerie. SI
M. Dussauze, architecte du département, a bien voulu me communiquer le plan des fondations de la Galerie, tracé le 9 juillet 1883. Je ne m'explique pas les constructions en lignes obliques ni les contreforts de la partie vers le sud : il faut croire qu’elles appartenaient à un édifice antérieur. Ces fondations descendent à plus de trois mètres en dessous du niveau moderne du parvis. Je les ai indiquées sur le plan de la Galerie.
On découvrit le 31 janvier 1893, à 2"80 en avant de la façade de l'église et à 1m50 de l'extrémité du pavage du côté du sud, une fosse de 2" de long, o"90 de large vers la têté et 0"68 vers les pieds. Le fond est garni de grandes pierres d’ardoise, les parois comprennent trois assises de tufleaux et ont une hauteur totale de 0"80. Quelques briques de fabrication moderne, noyées dans de la chaux hydraulique trouvées dans les déblais sous les pierres d’ardoise recouvrant la fosse, attestent que celles-ci ont été renouvelées à la suite de quelque accident. Le cercueil et le cadavre étaient presque entièrement consommés. On n'a plus trouvé que le fond de la bière en chêne très épais, sur lequel étaient pour ainsi dire incrustés les os des jambes et du bassin. Aucun vestige de crâne, quelques touffes de cheveux fins et rouges, de nombreux débris de bois pourri, un gros anneau de fer, avec les ferrures, qui servaient à le fixer au cercueil. En somme, très mince découverte au point de vue archéologique. Si je l'ai mentionnée, c'est pour rappeler que la Galerie a servi de sépulture à maint chapelain et aux corbeilliers jusqu'à la Révolution. La fosse en question, défoncée par le passage d’un corbillard en 1893, pouvait être celle de maître Philippe Nicolas, enterré précisément en cet endroit, c'est-à-dire devant l'autel de la chapelle de Notre-Dame de Moult-Joye, qu'il avait fondée, comme on le lit dans ses testaments successifs l'un de 1342, l’autre
de 1340.