‹ Monographie de la cathédrale d'Angers. Les immeublesChapitre 95 sur 359 · I. Les deur tours latérales · texte numérisé non relu

I. Les deur tours latérales

Jusqu'au sommet des arcs en plein cintre de la fenêtre et de l’arcature du premier étage de la façade, celle-ci est étayée de deux puissants contreforts de 6"45 d'épaisseur. À ce niveau seulement, à vingt mètres environ au-dessus de la place, l'architecte à commencé la construction des tours, dont les étages supérieurs ont près d'un mètre de plus de largeur que leur base. Jusqu'à cette hauteur, ce sont simplement des massifs de maçonnerie, si bien que pour sonner la moindre cloche, il faut chaque fois monter 103 marches.

Un escalier de 1"80 de diamètre a été ménagé dans le contrefort du côté du Sud : il conduit à l'orgue (41 marches), aux galeries intérieures et se poursuit en pleine maçonnerie jusqu’à la première salle (103 marches). Un autre escalier, établi au niveau de l'orgue dans la tour du Nord, donne accès à la première salle de celle-ci.

Les tours proprement diles commencent là seulement et comprennent deux salles superposées.

La première mesure 4"80 sur 455 à l'intérieur : c’est dans l'angle de celle du Sud qu’aboutit l'escalier. Cinq arcatures à plein cintre, surmontées d'une belle corniche à modillons, tapissent les quatre faces de chacune des tours. Aujourd'hui trois seulement sont visibles, la quatrième (parallèle à l'axe de l'église) se trouvant masquée depuis le XVIe siècle.

On pénètre de l'extrémité des deux escaliers dans la partie intermédiaire par deux portes romanes, aboutissant après dix marches, dans une galerie de communication. Aux deux bouts de ce couloir, éclairé de huit arcatures cintrées, dont le Vzator a esquissé un croquis dans son dessin de la façade, s'élevaient autrefois deux tourelles ou f#//ettes, collées le long des tours. Elles contenaient des escaliers, pour desservir la seconde salle, celle du beffroi. On les a détruites au XVI: siècle et remplacées par un seul, noyé dans la maçonnerie entre la tour du Sud et la tour centrale.

Revenons à la première salle, éclairée par une grande baie, réduite des trois quarts de sa dimension primitive au XVI° siècle sur les trois faces. Une belle voûte en pierre, ornée de deux arcs diagonaux se croisant sans clef de voûte apparente et retombant sur des culs de lampe, simplement moulurés, la couvre ; elle est destinée aux sonneurs. Immédiatement au-dessus des reins de la voûte, le maître de l'œuvre a ménagé en saillie des murs soulagés par des arcs de décharge de o"55 d'épaisseur pour porter les poutres du beffroi et empêcher la maçonnerie de souffrir de l'ébranlement des cloches (").

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