CHAPITRE PREMIER
PLANCHE PREMIÈRE
La majestueuse composition que nous plaçons en tête de ce recueil méritait ce rang à plus d’un titre. Et, bien qu’en le lui assignant nous n’ayons point consulté les calculs d’un artifice laborieusement prémédité, il sera facile d’apercevoir que l’on pouvait débuter par quelque chose de moins heureux. Aussi n’accorderons-nous pas à chacun des vitraux que nous devons passer en revue, tout le développement que celui-ci nous a paru exiger. Ce serait trop de bonheur que d’avoir à interpréter toute une suite de sujets aussi grandioses, mais nous n’avons pas si avantageusement rencontré; et il est douteux que, dans une monographie locale, pareille rencontre se puisse jamais faire. La mesure du texte que réclamait cette première page ne saurait donc être appliquée à toutes les autres; mais ce qui pourrait ailleurs être taxé de surabondance ne le sera sûrement point cette fois. Il s’agissait de faire ressortir un des plus vastes ensembles d’idées qu’ait réalisés la peinture sur verre, et, dans cet enchaînement de faits en apparence dissemblables, le complet développement d’un cycle démembré souvent au moyen âge. C’est ce qui nous a fait diviser cette fois notre tâche en trois parts, afin que chaque chose y pût être mise dans tout son jour. Nous donnerons d’abord une simple exposition des formes, avec leur interprétation la plus élémentaire, qui est celle du sens historique; et cette première portion du travail une fois accomplie, une seconde division n’aura plus guère à montrer que le sens mystique de chaque scène, dans son rapport avec les autres. Après quoi, il nous restera encore à résumer ces détails, en nous élevant au point de vue où ils se concentrent et se fondent en une imposante unité.