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^U^usl^^eloppe^ent^échetonné1!!! une soixantaine de travées sur trois hauteurs différentes, et comme
s grisailles n'atteint point, il est vrai , la pet-
(i) Le style de
fection que nous ave... foire con-
admirée dans les rose, du rond-point;
faire con-
(2) Nous ne renvoyons point au plan de 1 édifice ; les chiffres qui l’accompagnent y feront connaître aisément la place des verrières. Placé en tète de notre volume (après la préface), il pourra servir de recours pour toutes les vérifications.
VITRAUX DE BOURGES
en retrait, jusqu’à une élévation de trente-sept mètres, pouvait assurément permettre d’adopter pour tout le reste de la basilique un vaste système d’ornementation en grisaille qui aurait ajouté à l’avantage de l’économie celui d’une plus grande lumière. Nous ne voudrions point affirmer cependant que ce parti ait été celui du puissant génie qui a conçu Saint-Étienne de Bourges. Car sans parler de l’immense fenêtre de la façade, qui ne date que de Philippe le Bel, l’architecture de la nef est évidemment postérieure au moins de quelques années à celle du chœur; et nous ne prétendons même pas assurer que les grisailles soient précisément contemporaines des lancettes qui les encadrent. Quant aux grandes verrières qui éclairaient la basse-nef entre le chœur et le grand portail, il nous est impossible d’en rien dire, puisqu’elles ont été impitoyablement dispersées durant les trois siècles (du xivc au xvie) qui construisirent entre les contre-forts ces gracieuses chapelles où la peinture sur verre a continué de tracer son histoire jusqu’à la fin. Malgré l’intérêt de cette galerie historique, malgré la perfection de la plupart de ces verrières d’un autre âge, les fragments des anciens vitraux (pl. XVI) donnent bien lieu de regretter vivement leur destruction.
21 1. On nous permettra de dire que le premier tome de notre monographie compense assez largement ces pertes de la cathédrale de Bourges, par les emprunts que nous avons été faire au loin chez les artistes de la grande époque. Pour ne parler que de l’ornementation, nous produisons dans les feuilles L, M, N de mosaïques, bordures, etc., une grande variété de bordures feuillagées ou fleuronnées. L’ampleur des formes et la profusion somptueuse des ornements portent l’empreinte de la magnificence propre aux grandes œuvres de la période romane. Celles de Saint-Cunibert de Cologne sembleraient sorties des mêmes mains que celles d’Angers, de Chartres, de Saint-Denis, de Troyes, de Châlons et du Mans; tant une flamme commune à toute la chrétienté entretenait alors un même degré de chaleur sur les points les plus éloignés l’un de l’autre!
Vers les premières années du xni0 siècle, les bordures commencent à perdre quelque chose de leur importance : leur faire a déjà moins de fini, et les détails ont moins de pompe. Mais, en revanche, elles courent avec une légèreté de mouvement et une grâce de contours que la gravité du style roman ne connut pas, et sont aux bordures de l’époque précédente ce que l’ogive de Philippe-Auguste est au plein -cintre de Louis le Gros.
On aperçoit clairement la même transformation dans diverses mosaïques (Mos. E, r, i, k) et grisailles (Gris, d, e, r, g, et Étude XI). Rien de plus splendide que les enroulements de feuillages fantastiques qui servent de fond à la verrière centrale de Saint-Cunibert de Cologne ( Elude Xll). La grisaille de Saint-Denis ( Étude XI), contemporaine, sans doute, des vitraux de Suger ( Études VI, VII), est d’une fierté imposante, tandis que celles de Soissons et de Saint-Remi de Reims (Gris. E, mos. f), qui semblent appartenir aux dernières années du xn° siècle (i), conservent encore la fécondité des compositions et l’éclat du coloris, tout en acquérant la flexibilité des lignes et l’élégance du tracé.
Mais, à notre avis, rien n’égale en beauté l’ornementation des cathédrales de Salisbury et de Sens (Grisailles d, e, f; Études XI, XX, mosaïq. i), si ce n’est, peut-être, les cinq roses de Bourges et quelques détails de Chartres. Nous demanderons sans crainte à l’admirateur le plus enthousiaste de l’antiquité grecque, si, de bonne foi, il peut considérer avec dédain la composition de l’Enfant prodigue {Etude XI), ou la végétation puissante et gracieuse tout à la fois qui s’enroule dans les bordures et dans les compartiments de plusieurs de nos planches (pl. II, V, XI; mosaïq. b, etc.). Comment mépriser aussi les grisailles de Salisbury ou de Sens? Au-dessous de ces productions grandioses, mais à un rang, certes, digne de quelque attention, viennent se placer les grisailles de Chartres {Etude XI), d’Auxerre {Etude XVII, gris, g) et de Reims (gris. e). Restreints comme nous l’étions, nous aurons au moins mis en saillie les premiers avec une certaine ampleur, la valeur de ce grand art qui ne fait plus que décliner après le règne de saint Louis.
212. L’ornementation et l’agencement des verrières qui décorent l’abside de Lyon ( Etude VIII, mosaïq. K ), appartiennent encore à la belle époque; mais un certain froid qui pénètre déjà sensiblement dans leur noble et élégante composition, laisse pressentir ces médaillons mollement noyés dans les
(i) Le chœur de Saint-Remi est l’ouvrage du célèbre abbé Pierre de Celles vers 1170. Cs. Petr. Cell. Epist., libr. VIII, 22; IX, 4, 5 (Bibl. PP. XXIII, 897, 900, sq.). Ces grisailles de Saint- Remi, comme celles de Soissons et plusieurs autres, ne se rédui-
sent plus aujourd'hui qu'à des débris mutilés et semés au hasard dans les verrières; en sorte qu'une partie n'a pu être dessinée qu’au moyen de la lunette d'approche , ni complétée qu’à l'aide de parties isolées où le regard avait besoin d ètre secouru par la réflexion.
PLANCHES \\\ Il A XXXIII*, MÉLANGES.
mosaïques, tels que nous les montrent l'abside mont-Ferrand fmos. eï. , ...
UB =‘™^ourg et de Colmar (mos. g, h) trahissent, il faut l’avouer, une époque plus at et t. (et partant, une école bien moins élevée) que celle dont nous nous occupions spécialement dans ce volume. Nous espérons néanmoins qu’on nous saura gré de les avoir fait connaître, un.... „ ii.i... u
Elles offrent le plus riche système d’ornementation qui ait été mis en œuvre lorsque l’extrême maigreur des jours trop subdivisés dans les entre-meneaux rendit les médaillons impossibles. Ces longs rubans diaprés de couleurs diverses, à la manière des plates-bandes d’un parterre consacrées à différentes espèces de fleurs, s associent merveilleusement avec les découpures des gigantesques fenêtrages qui prévalurent entre le xrve siècle et le xvi°. Les absides devinrent d’immenses corbeilles de fleurs d où descendirent ces fraîches guirlandes que les siècles ne devaient point faner.
Au milieu de ces fleurs aériennes s’élancèrent les édicules fantastiques aux délicats supports, aux dais ouvragés, aux pignons en dentelles, aux mille clochetons dorés couronnant les images des élus; semblables à ces autres édifices que l’orfèvrerie construisait en argent et en or, et faisait étinceler de pierreries au-dessus des saintes reliques. Notre Étude XII (fig. c, e) ne donne qu’un aperçu de cette magnificence un peu coquette, mais souverainement gracieuse. Bourges nous en offrira de nombreux exemples s’il nous est donné de conduire jusqu’à sa fin la monographie dont nous achevons en ce moment le premier volume.
Au point où nous sommes actuellement parvenus, nous pouvons du moins nous rendre le témoignage d’avoir traité avec quelque honneur une noble et grande époque qui le méritait, sans contredit, et qui avait déjà trop attendu cette tardive justice. Si nous ne nous abusons, il y aura dans tous ces éléments réunis plus d’une leçon dont on n’avait pas assez soupçonné l’importance. L’avenir y pourra trouver de quoi s’enrichir; et ne fût-ce que cela, nous aurons contribué à l’appréciation d’un passé où dormaient de vieilles gloires, qu’il ne fallait pas laisser ensevelies plus longtemps dans un si profond sommeil.
„ Exposui sieut potui ; nec ignoro quod non omnibus placebit- .... Ubi autem dbd quod a Patribus accepi , dum sic absit typhus præsumptionis ut non desit fructus devotionis, patienter audiam de superfluitate causantes. »
Bernard. , Excus. post Homil. sup. Missus est (t.I,755).