‹ Monographie de la cathédrale de Sainte-Cécile d'AlbiChapitre 23 sur 63 · PARTIE ARCHITECTONIQUE · texte numérisé non relu

PARTIE ARCHITECTONIQUE

nie avec le style et le goût de l'époque à laquelle le monument a été construit. Il en sera certainement ainsi, si l'on veut se pénétrer des conseils éloquents qu'un écrivain Consciencieux et éclairé a donnés naguère aux artistes chargés de la restauration des monuments du moyen âge. Qu'on nous permette de les rappeler :

: « Quels que soient, » dit le judicieux: auteur, « les regrets qu'inspirent les dévastations > qu'ont subies les édifices anciens, il ne faut » pas croire que nous concevions la pensée » de rendre à nos églises du moyen âge leur * intégrité primitive, ou de terminer des » œuvres restées incomplètes ; non, ce qui a > été une fois englouti dans les abîmes du » passé est perdu sans retour. Nous deman- » dons seulement qu'on maintienne ce qui » s'est conservé, qu'on le répare sans lui » faire perdre son air de vieillesse qui le » rend si vénérable. Que l'on recomplète un » clocheton tronqué^ une balustrade ruinée, » un vitrail endommagé; que l'on restaure, » s'il est possible , dès sculptures mutilées ; » que l'on fasse disparaître peu à peu ces » ornements, ces décorations parasites ou

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» inharmoniques que les deux -derniers siè- » clés surtout et les années écoulées du siè- » cle actuel y ont accumulées ; que Ton re« » construise ce qui ne peut se consolider :

» un système général ainsi entendu serait » déjà un grand bienfait pour la religion, » pour l'art et pour la science. Mais gar- » dons-nous d'un excôs dans lequel sont » tombés des architectes trop avancés ; n'ayons » pas la prétention, à moins que quelque » grande nécessité ne le commande, de ter* » miner une œuvre que le siècle qui l'a en- » fantée a laissée imparfaite. Défendons- » nous de la tentation d'ajouter une page à » un poëme que nous pouvons tout au plus » épeler ; ne faisons point un mensonge à la » postérité, en lui transmettant une création » du dix-neuvième siècle , comme l'œuvre » d'une autre époque.

» Si l'on se croit obligé de modifier quel- » ques-unes des anciennes dispositions pour » des besoins nouveaux, ou de rétablir des » parties détruites , ces changements ou ces » restitutions doivent être combinés et étu- » diés de telle manière qu'ils paraissent sor- » tir du même cerveau et de la même main

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