‹ Monographie de la commanderie de Caignac (ordre de Malte)Chapitre 13 sur 51 · FONDATION DE LA GOMMANDEUIE · texte numérisé non relu

FONDATION DE LA GOMMANDEUIE

{in vestro alode) et à la place par eux choisie un château {castelliim) et des remparts {foj'cias) pour s’y défendre, le tout absolument indépendant de la puissance des anciens seig’neurs.

2*^ Ils pourront y recevoir autant de clercs, de marchands et de vilains qu’ils le voudront;

3® Ils prélèveront sur eux le cens et les oblies; ils auront encore droit de fournag^e {furnos)^ droits de forg-e {fabricam) et de dépaissance {paschiia et ciistocliam pastoriim)\

4*^ Ils s’engag*ent à chasser de leurs murs, soit de jour soit de nuit, tous les voleurs, rôdeurs et pillards qui y auraient pénétré ;

5*^ Ils pourront exiger le serment de fidélité {fidaciam) de tous les habitants de Caignac, et ils percevront les amendes qui seront infligées aux coupables

6° Ils seront les seigneurs suzerains de Caignac, en sorte que si les tenanciers de Raymond Matfred de Calmont, d’Ermessinde de Saint-Michel, d’Ysarn d’Adhémar et de Guillaume-Bertrand de Gibel refusaient à leurs seigneurs respectifs les services auxquels ils ont droit, le prieur de l’Hôpital (de Toulouse) ou en son absence^ le ministre de la maison de Caignac (le précepteur) seront les arbitres souverains de tous ces différends.

LA COMMANDERIE DE GAIGNAC

Ces mêmes seig-neurs Raymond Matfred de Calmont et ses frères Bernard Athon et Guillaume Pierre, Ermessinde de Saint-Michel et son gendre Ysarn d’Adhémar, Raymonde et son mari, Guillaume de la Louvière (de Luperia) el leurs enfants Aelric, Odon et Bertrand confirment et approuvent, tous, cette donation de Sicard de Laurac, leur suzerain, et, à leur tour, font l’abandon de tous les droits qu’ils possèdent à Caignac, en faveur de l’Hôpital, et s’engagent, sous la foi du serment, à ne jamais revenir sur leurs promesses.

De leur côté, les seigneurs de Laurac : pro-

mettent secours et protection aux chevaliers de Saint-Jean en toutes leurs difficultés;

2® Ils s’engagent de plus, s’il leur arrivait d’entrer en guerre avec l’un de leurs voisins (cliose assez fréquente à cette époque), à respecter et à faire respecter par leurs troupes le territoire qu’ils viennent de donner à l’Ordre de Saint-Jean de Jérusalem {non inde facere (jiierrani^ neque de (jiierra ihi redire).

Et afin de rendre cette donation plus ferme et plus stable {firniius et stabilius)^ Sicard de Laurac, ses frères et ses enfants, en appellent au témoignage même de Dieu, lèvent la main sur les saints Evangiles et s’engagent, sous la foi d’un

Page 1