FONDATION DE LA COMMANDEHIE
serment irrévocaljle , à en respecter tontes les clauses.
Ceci se passait au mois de seplembre de l’an de rincarnation 1171, re(/nanle Lodoijc/io re(/e apiid F rnn cos ^ Louis rég-nant en France, et en présence d’Arnaud de Varagne (Varanat), II. Hugo, A. de Villafaulenc, W. du Pin, de Bernard, chapelain d’Arsac et de P. d’Auterive qui écrivit cette charte.
En même temps que l’Ordre de Saint-Jean acquérait l’entière seigneurie du lieu de Caignac, il s’enrichissait de nombreuses redevances, terres, fiefs et droits seigneuriaux, dans les dîmaires voisins de Saint-Julien, de Saint-Paul et de Saint- Rémi-de-Lagarde (Lauragais) , de Saint-Caprais et de Saint-Sernin-de-Marquein, de Saint-Jean-, du-Rival, de Saint-Michel-de-Lanés , de Saint- Jean-de-Caprescorjade, de Gourville, de Saint- Félix-de-Valflour, Saint-Sauveur-de-Salles, Gardouch, Montgeard et Viviers (Nailloux).
Les Hospitaliers s’empressèrent alors de donner à leurs biens cette organisation spéciale et supérieure qui devait braver les siècles. Les vœux exprimés par les seigneurs de Laurac, dans leur charte de 1 171, répondaient d’ailleurs à une nécessité impérieuse. Au centre de toutes ces possessions, ne fallait-il pas élever la tour féodale, qui serait à la fois un moyen de défense et un. signe
LA GOMMANDEKIE DE GAIGNAC.
(Je force? Et si les Hospitaliers n’entreprirent pas sur-le-champ la construction (J’ un vrai château, du moins ils se hâtèrent d’élever, non loin de l’ëg-lise Saint-Etienne qui existait déjà, une enceinte fortifiée, symbole de la puissance dont ils étaient désormais investis, enceinte destinée à attirer et à proté^'er leurs vassaux.
Cette importante construction, nous le verrons plus tard, fut achevée vers la fin du treizième siècle.
Elle fut suivie de près par la concession faite à la ville de Gaig-nac d’une charte de coutumes accordée par le prieur de Saint-Gilles, Guillaume de Villaret, en l’an 1299. C’était reconnaître l’existence lég*ale de cette communauté ^ naissante. Malheureusement le parchemin de ce vénérable document nous est parvenu bien amoindri, tout rongé sur les bords, et l’écriture en est devenue illisible.
Dans les premières années du quatorzième siècle, et après le trop fameux procès des Templiers, les Hospitaliers, par décision du concile de Vienne (i3i3), furent mis en possession de tous les biens de leurs malheureux frère d’armes. Gopadel, situé dans le dimaire de Saint-Félix-de-Valflour, la seigneurie spirituelle et temporelle du village de