‹ Monographie de la commanderie de Caignac (ordre de Malte)Chapitre 22 sur 51 · Ibid., p. Il · texte numérisé non relu

Ibid., p. Il

OU de charroi comprenait seulement une journée de bœufs et de clievaux, par an, sur chacun des habitants qui en possédaient, et que ceux cjui ne possédaient pas de bétes de somme durent en être dispensés, les visiteurs ne manquant pas de noter tî^ès soigneusement tous les droits utiles ou même purement honorifiques du commandeur ' dont nous continuons l’énumération.

Four banal. — (( Plus un four banal dans le- (( quel tous les paroissiens sont oblig*és d’aller (( cuire leur pain et de payer sur le prix de ving-t (( un, et le dict commandeur est obligé de le faire « chauffer, et ceux qui sont aux métairies qui ne (( viennent pas cuire leur pain au four banal sont « obligés de donner une quartière de bled par an « pour chasque mettairie. »

Etablie en de telles conditions, la banalité du four ne devait rapporter aucun bénéfice; elle eût été plutôt une occasion de dépense, si nous ne savions que le bois de la Taule fournissait au commandeur tout le bois nécessaire au chauffage de son four^.

I. Voir Pièce justificative no I, ([ui dispense les tenanciers de toute corvée, nec ire ad castrum fodere, nec boues dacere a cavecj. Gttte exemption ne fut pas conservée aux tenanciers de Caigriac.

a. Arch. du Parlement de Toulouse. Réformation des eaux et forêts, maîtrise de Castelnaudary, F 2.

LA COMMANDERTE DE CAIGNAG.

Ce fut vers le milieu du treizième siècle que les habitants disséminés dans la campagne obtinrent des commandeurs la permission de bâtir des fours particuliers, servant uniquement pour leur usage personnel, sous une redevance fixée à l’avance. En l’an 1268, le commandeur Azémar de Miramont permit à Bernard Nutrit d’avoir un four pour cuire son pain au lieu dit Casai de Rodeille, pour la censive d’un setier de froment b En i3o6, le commandeur Elie de Montdragon permit à Guillaume Nutrit de bâtir un four au Capmas des Nutrits et de lui payer, pour droit de fournage, une quartière de froment, à chaque fête de la Toussaint^. En i332, Pierre Bonnet obtint la même faveur sous la même redevance ^

Moulin banal, — Nous savons par le livre terrier de Caignac qu’il y eut autrefois sur le Gardigeol un moulin à eau qui dut être banal, mais qui en 1610 n’existait plus depuis longtemps \ A cette époque^ le moulin banal était situé à l’est de Caignac, en avant du nouveau cimetière. En 1763, le

1. Arch. départ, de la Haute-Garonne, fonds de Malte, 1. 21, no n.

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