‹ Monographie de la commanderie de Caignac (ordre de Malte)Chapitre 41 sur 51 · I. Garreau, op. cit., p · texte numérisé non relu

I. Garreau, op. cit., p

LA. VIE COMMUNALE

Pour la gralifîcation de MM. les g-ouverneurs, lieutenants g*énéraux, debtes et afaires de lad.

province 3i2 1. 2 s. 9 d.

Pour les frais desd. estats et assiette 97 J* s. 2 d.

Pour la subsistance et entretien desdits g*ouverneurs, etc., pendant le quartier d’hiver 585 1. i5 s. 10 d.

Pour les frais de l’estape 4q 9 s. 9 d.

Pour le port de la présente commission et droit de quittance. 2 1. 8 d.

Pour les garnisons 49 1* 16 d.

(( Toutes lesquelles sommes il est mandé aux (( dits consuls d’avoir impozer et despartir sur les « manans, bientenans et contribuables aux tailhes (( dudict consulat le plus justement et esgallement « que fère se pourra, heu esgard à leurs biens (( immeubles, terres, possessions, meubles lucra- « tifs et industries cottizables, dont sera faict un (( rolle en bonne et due forme. »

Cette même année i644> communauté avait été injustement taxée. de « certain prettandu droit « d’amortissement à la somme de 218 livres (( 17 sols », et un habitant de Caignac venait d’être emprisonné, bien que le seigneur commandeur

LA GOMMANDERIE DE GAIGNAG.

fut (( seig'ueur espiritiiel et temporel, ayant la (( justice haiilte, moyenne et basse. » Les consuls charg-èrent un (( praticien » (médecin) du Payra de se transporter (( par-devant le sieur de Baltazar, (( intendant de la justice et polisse du présent pays (( de Lang-uedoc, et lui affirmer sur les saints « Evang-iles de Notre Seig*neur que la commu- (( nauté ne possède aucun bien sujet au droit (( d’amortissement, que les biens nobles et droits (( seig*neuriaux subjets au droit d’amortissement (( sont possédés par noble Louys de Terssac-Mont- « berault , seig-neur dudict Gaig-nac , justissier (( liault, moyen et bas, et par le seigneur baron de (( Michel de La nés et le seigneur baron de Mar- (( quein, suppliant très humblement ledict sieur c( de Baltazar voulloir adjouster foy à la présente (( déclaration comme estant falcte en vérité h »

Nos consuls savaient donc faire entendre la voix de la justice, quand c’était nécessaire, et ils montraient ordinairement une grande fidélité aux devoirs de leur charge. En 1742, Jean Serres, Jean Beynis et Guillaume Jalabert se préoccupent de procurer au curé de l’endroit une maison très

I . Des lettres d’amortissement furent concédées à la communauté de Caig-nac en 1688 par le roi Louis XIV. Elles sont datées de Fontainebleau et furent enregistrées le 27 septembre 1690. (Archives du Parlement de Toulouse. Lettres d’amortissement, Mirepoix, registre no 4, 4D.)

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décente et prient Fin tendant général du Languedoc d’accepter celle qui a été donnée par le commandeur.

En 1768 et 1773, étant premiers consuls Paul Cdauzel et Jean Tardieu, le corps consulaire songeait sérieusement aux réparations urgentes que réclamait l’église. A cette dernière date, en 1773, le commandeur de Galéan-Gadagne avait adressé une sommation aux consuls d’avoir à fermer par une balustrade les fonts baptismaux, à faire carreler la partie de l’église qui ne l’était pas et à faire rejointoyer les marches du degré qui descendait à l’église.

En 1769, les soucis des consuls n’étaient plus aussi élevés. Ils reconnaissent en séance publique à ]\I. Marquié-Cussol le droit de prendre le pain bénit et l’offrande immédiatement après le commandeur, quand il est sur les lieux^ et le premier avant le juge, procureur juridictionnel et officiers municipaux, lorsque le commandeur est absent.

En 1770 nous lisons les plaintes et les protestations des consuls contre l’augmentation excessive de l’impôt de la capitation, depuis surtout que les gros bientenants de l’endroit, les de Rouville, de Gantalauze, du Périer, de Nougarède se sont transportés à Toulouse et n’habitent plus le territoire de la communauté.

LA COMMANDERIE DE GAIGNAC

Déjà l’année précédente, le roi de France, ému par la misère qui dévastait les campag*nes, avait cru y remédier en ordonnant et en encourag'eant le défrichement des terres incultes. Cette mesure devait procurer aux populations ag*ricoles, avec de nouveaux champs d’exploitation, de nouveaux revenus et un peu de bien-être. Quelques g’ros propriétaires entrèrent dans ces vues et en particulier Jean-Baptiste Marquié-Ciissol, écuyer, conseiller du roi, capitaine et bailli d’épée de la ville de Mazères en Foix {délibérations de l'jjo).

Mais le mal était trop violent et le mécontentement trop profond pour être arrêté et conjuré par des expédients aiissi puérils. Le besoin impérieux se faisait sentir d’une transformation g'énérale et complète, et les esprits les plus optimistes avaient comme le pressentiment de l’afïreuse tempête qui allait bouleverser tout ce vieil ordre de choses qui chancelait, et ils essayaient, bien vainement, de se prémunir contre cette tempête.

En 1787, le procureur fondé de M^’^de Jarente-la- Bruyère^ commandeur et seig*neurde Gaig*nac, faisait savoir aux consuls Guillaume Saffon, Barthé-

1. Petit-fils de noble Jean de Marguerit, seigneur de Saint-Michel, ancien capitoul de Toulouse, par le mariage d’Anne de Marguerit avec Antoine Baltazar de Jarente, seigneur de la Bruyère-Carry, d’une vieille famille provençale (2 nov. 1740). Registre de Caignac, état civil.

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lemy Bélinjg*uier et Jean Pag*ès, que le comiriandeiir voulait faire renouveler la reconnaissance de tous ses droits seig’neuriaux et autres, et leur, demandait de nommer à cet effet « des indicateurs pour don- « ner à l’arpenteur toutes les montres et indica- (( lions nécessaires ». « En conséquence, et trente , (( août de l’année suivante (1788), pour témoigner « au dit seigneur du désir qu’a la communauté « qu’il jouisse de tous ses droits généraux connus (( et inconnus, elle a, d’une voix unanime, nommé « et nomme Messire du Périer, seigneur de Mones- (( trol, bientenani, Jean-Pierre Bonis et Georges (( Beynis, à l’effet de se présenter et de comparaî- (( Ire par devant le dicl seigneur commandeur ou (( procureur par lui spécialement fondé à l’efl'el de, (( pour et au nom de la dite communauté, lui con- « sentir nouvelle reconnaissance des droits géné- (( raux qu’il a droit de prendre, conformément aux « bons et valables titres qui leur seront représen- « tés, et à icelui prêter serment de fidélité, et de (( tout lui en donner acte s’il le requiert » b

C’était le dernier témoignage de respect et de dévouement, hélas ! bien inutile que les consuls et communauté de Caignac accordèrent à leur seigneur. Les mêmes Jean-Pierre Bonis, avocat au

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