‹ Monographie de la Commune de VendesChapitre 20 sur 78 · AGE · texte numérisé non relu

AGE

4 à 6 jours 7 à 30 jours 5 à 6 mois 7 mois à À an 2 à 5 ans 6à10 ans 14 à 20 ans 21 à 30 ans 31 à 40 ans A à 50 ans 51 à 60 ans 61 à 70 ans 71 à 80 ans 81 à 89 ans

90 ans et au-dessus

MOTAUX. . :

Sexe Masculin. | Sexe Féminin. TOTAL 9 (ll 20 6 3 9 8 8 16 5 3 8 2 2 k 5 4 9 2 3 5 8 4 19 1 6 13 14 7 21 24 18 42 33 27 60 35 43 18 12 29 34 3 3 170 164 334

Ages non indiqués : Néant.

Total général des décès : 334.

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$ 2. — Naissances et décès. — Durée moyenne de là vie.

Les tableaux qui précèdent donnent desdétails complets sur la population à Vendes, de 1700 à nos jours. Les tableaux de la mortalité et les tableaux généraux qui y sont joints permettent de se rendre compte des décès par âge et par sexe et, par suile, de la durée moyenne de la vie. Cette durée moyenne de la vie semble s'élever d'une façon à peu près constante, et, chose remarquable, plus la population diminue, plus les individus qui dépassent 60 ans sont nombreux; ainsi nous remarquons que, de

1700 à 1749, il y a 114 décès de vieillards de 60 à 89 ans; 1750 à 1799 — 198 — — 1800 à 1849 — 152 — 1850 à 1899 — 172 — —

Quant à la proportion entre les célibataires et les gens mariés, elle n'a pas lieu d’être établie à Vendes, les célibataires représentant une infime minorité; quelques femmes seules figurent dans cette catégorie, elles atteignent ordinairement un àge élevé.

La lecture des tableaux précédents impose quelques remarques. D'abord, si l’on compare le chiffre des naissances proportionnellement à celui des décès: dans la première période 1700 à 1749 nous trouvons un excédant de naissances de 175; cet excédant n'est plus que de 96

de 1750 à 1799; de 55 seulement de 1800 à 1850, de même les décès dépassentles naissances de 55 unités pendant la période de 1850 à 1900. Les graphiques du recensement général montrent que la diminution de la population se fait sentir à partir de 1840. La natalité diminue depuis 1809, mais c'est à partir de 4861 qu’elle s'abaisse de façon constante, cela, joint à l'émigration vers la ville, amène une diminution de population effrayante. La population,

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de 341 en 1861, tombe à 252 en 1900, soit 89 habitants de moins en 44 ans, c’est-à-dire une diminution de plus du quart.

De 1747 à 1800, le chiffre de la mortalité des enfants s'élève, cette mortalité peut s'expliquer, en plus des épidémies qui paraissent avoir existé en 1765 et en 1776, par ce fait que la mortalité a porté sur un assez grand nombre d'enfants étrangers à la commune et envoyés en nourrice à Vendes par des parents habitant Caen ou les communes voisines (1). Le nombre des étrangers décédés à'Vendes, de 1747 à 1799, a été de 20: 42 garcons et 8 filles. Voici d’ailleurs le tableau de la mortalité infantile (9) des enfants en dessous de 10 ans :

de 1700 à 1749 : 104 1750 à 1799 : 415 1800 à 1849: 592 1850 à 1899: 66

L'élévation de la période de 1850 à 1899 correspond à un plus grand nombre d'enfants mort-nés.

Les naissances d'enfants jumeaux ne sont pas des faits très exceptionnels. Voici le tableau qui peut en être dressé :

Enfants jumeaux, de 1798 à 1906.

1728 : 2 garçons.

1780 : 2 filles, 2 garcons, 1 garcon, 1 fille. 1740 : 9 filles.

1747 : 9 garcons.

(1), En 1749, 1752, 1759, 1761, 1768, 1776, 1777. 1779, etc., nous rencontrons des décès d'enfants de «bourgeois de Caen»; Cheux, Longueval, l'hospice de Bayeux fournissent leur contingent.

(2) En somme, la mortalité infantile n’est pas élevée à Vendes et l'Administration le reconnaît, puisqu'elle a mis en nourrice dans la commune 15 enfants assistés.

1753 : 1 garçon, 1 fille.

1768 : 1 garçon, 1 fille.

1772 : 9 filles.

1801 : 2 garcons.

1802 : 1 garçon, 1 fille.

1837 : 2 garçons.

1860 : 2 filles.

1890 : 1 garçon, 1 fille.

Ce tableau prouve que les jumeaux étaient plus fréquents au XVIII siècle qu'au XIX°.

$ 3. — Enfants naturels.

Quantaux enfants naturels,la progression est contraire, et cela est tout à l'honneur des débuts du XVIII siècle ; si, à cette époque, la moralité ne régnait guère à Paris, elle existait dans les campagnes :

de 1700 à 1749 nous ne trouvons que 6 enfants naturels, de 1750 à 1799 ilyena 21 de 1800 à 1849 — 36 de 1830 à 1900 — 93

On peut remarquer que la période révolutionnaire est celle qui donne la statistique la plus élevée; le culte de la déesse Raison paraît avoir exercé sur ce point une influence certaine.

$ 4. — Inhumations dans Péglise paroissiale.

Parmi les causes spéciales qui ont pu influencer l'état sanitaire de Vendes se trouve certainement l'habitude d'inhumer dans l'église paroissiale.

Aux XVIE et XVIIL°siècles, les inhumations avaient lieu fréquemment dans l'église. [l n'était pas nécessaire d'être

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