‹ Monographie de la Commune de VendesChapitre 24 sur 78 · PAL LL · texte numérisé non relu

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facilement à prendre un café accompagné de l’inévitable petit pot d'eau-de-vie, ce qui ne l’aide pas du tout à équilibrer son budget. Le boulanger cuit presque chaque jour, soit la farine qu’il achète, soit celle qu'il recoit et pour laquelle il doit 11 tourtesde12 livres, soit 66 kilos (1) par hectolitre.

Le boucher tue une fois par semaine, le vendredi, et la viande est mise en vente le samedi.

Un des cantonniers, celui de la commune, est aussi cordonnier pendant la période où il ne travaille pas aux chemins. Quelques journaliers s’intitulent « taupiers », en somme, deux seulement en font presque leur unique mélier. Si le braconnage était une profession reconnue, peut-être pourrions-nous ajouter encore quelques unités à cette liste déjà longue.

Nous ferons remarquer, en terminant ce paragraphe, que 90 ‘°/, des déclarations d'accidents faites à la mairie de Vendes, comme suite à « la loi du 9 avril 14898 concernant les responsabilités des accidents dont les ouvriers sont victimes dans leur travail », arrivent aux fours à chaux; les autres sont d'accidents agricoles.

Année 1900: 2 accidents — 490 : 3 — =. 190: 4: — — 1903:3 — —. 4904:3. — = 1905; 2 — 21400072 == MOUSE De 1900 à 1907, un seul accident a entrainé la mort.

(1) 1 hectolitre de blé pèse 80 kilos: on compte 15 kilos de son valant 2 fr. 50, reste 65 kilos pour lesquels le boulanger devra mettre 20 litres d'eau pour faire la pâte. Ces 20 litres d'eau représentent son bénéfice, soit 0 fr. 85 = 7 fr. + 9 fr. 50 de son — 9 fr. 50 — le bénéfice du meunier, de 1 fr. environ.

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$ 2. — Habitation.

Les maisons sont toutes construites avec la pierre calcaire du pays, les encadrements des ouvertures sont en pierre de taille. Le mortier employé est composé de chaux du pays et de sable venant des carrières voisines (1). La couverture, autrefois toujours en chaume, est maintenant plus généralement en ardoise, cependant, un tiers des habitations est encore couvert en paille. La demeure (2) du journalier et même du petit propriétaire n'est, le plus souvent, composée que d’un rez-de-chaussée et au-dessus, d’un grenier. Ces maisons possèdent une pièce servant de cuisine et de chambre, et une autre pièce à côté sert de débarras et de cellier, quelquefois on y aménage un lit ou deux pour les enfants. Non seu-

lement les enfants couchent dans la pièce commune,

mais aussi, quelquefois, ils ont un seul lit pour deux ou trois. Cet état de choses n'aide pas à la moralité. Le sol des pièces du rez-de-chaussée est formé d'un mortier battu, mélangé de terre et de chaux.

Chaque maison, même la plus pauvre, ason jardin potager, généralement entouré d'une haie d'épines, et son puits. L’eau, qui se rencontre à 3 mètres environ, est légè-

rement calcaire, mais limpide et fraiche. Les puits sont

intarissables.

(1) De Saint-Vaast ou de Monts, communes limitrophes.

(2) En 1755, une maisonnette avec jardin se louait 20 à 40 francs. (Prix tiré du mémoire sur Les Travaux publics en Normandie, par A. Lepage. Lecture faite à la Société des Antiquaires de Normandie, le 30 janvier 1908.) Un journalier marié, ayant deux ou trois enfants, peut trouver à louer, à Vendes, une maison depuis 50 francs (sans jardin), et de 60 à 80 francs une maison avec jardin.

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Les habitations plus confortables renferment plusieurs pièces et quelques-unes ont seulement un étage. Du reste, en voici la s{atistique exacte :

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