‹ Monographie de la Commune de VendesChapitre 36 sur 78 · SCENE IP EE ERP A RENE CIE · texte numérisé non relu

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Il est à remarquer que les prix de convenance sont très fréquents à Vendes, cela tient, comme nous l'avons constaté déjà, au nombre assez considérable de petits propriétaires ayant une aisance relative et toujours désireux d'accroître leur propriété. Cette raison explique également qu'après la période de prix maximum qui correspond à 1875, la diminution ait été moins accentuée et moins brusque à Vendes que dans les autres régions de la Basse-Normandie.

Aussi, le mouvement de reprise ne date à Vendes que de 1905, tandis que partout ailleurs, il y a une tendance à des prix élevés depuis une dizaine d'années.

$ 9. — Loyer de la terre.

Dans le paragraphe précédent nous avons déjà fait allusion au prix de location des terres avant la Révolution. Nous avons fait remarquer quelles difficultés présentait cette étude, puisqu'il est souvent peu aisé de distinguer un contrat d'affermage d'un contrat de vente, de plus, presque toujours, les redevances doivent être acquittées en nature.

Un bail du 11 mai 1716 nous indique qu'une vergée et demie de terre est fieffée moyennant 3livres de rente foncière, mais c'est là une exception (1). Presque tous sont faits, comme celui que nous trouvons à la date du 26 octobre 1786, devant M° Hautement, notaire à Noyers, et encore c'est un des plus clairs. Par ce bail: « Robert- « Philippe de Gaalon fieffe à Pierre Hallais. une pièce « de terre (contenance non indiquée), moyennant TT pe- « tits boisseaux de froment, mesure de sieurie à 6 pots

documents consultés nous fournissent en effet des prix phénoménaux, dus à la dépréciation des assignats ; de plus, d'autres causes multiples ont fait naître de trop grands écarts entre la valeur réelle des biens à cette époque.

(1) Voir cependant les actes cités plus haut, p. 134 et suiv.

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« chopine chaque et 2 livres 17 sols six deniers équipol- « lent, livrables au jour Saint-Michel chaque année el « 200 livres de rente, argent payable jour Saint-Michel ».

D'autre part nous relevons les renseignements suivants : le 17 brumaire an IV, la vente « des terres ayant appartenu au cy-devant trésor de Vendes et aux obits de la commune » nous indique le prix du loyer des dites terres.

20 perches étaient louées à Ch. Boutin pour 7 livres. 88 — — — à P. Faucher- — 30 — 68 — — — àdJ.Lahaye — 24

Soit en moyenne un prix de location de 0 fr. 34 la perche (1). En 1810 la terre du Londel était louée 1.479 fr. 37, soit 70 fr. 40 l'hectare. En 1890, la valeur locative était de 135 francs l'hectare, en 1900 elle était de 130 francs.

En l'absence de baux notariés, que nous n'avons pas rencontrés depuis 1795, des papiers personnels nous permettent d'établir ainsi le prix de location à l'hectare :

1795 (an IV): 54 francs l'hectare.

1810 — : 70 fr. 40

1904 — : 120 fr. terres labour et 150 fr. herbages.

En général les prix se sont maintenus depuis 1901. Les quelques diminutions, du reste très légères, que l’on constate n'ont été consenties que pour des raisons très spéciales et purement accidentelles.

- Partout ailleurs, les prix de location ont plutôt une

(1) Notons en passant que le trésor de Vendes et les obits possédaient, au moment de la Révolution, 758 perches de terre, soit 4 hectares 72 ares (registre de la municipalité).

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