Variété pseudo-rotundatus, Matheron
PLAGE A1, dr np ta 122)
1842. Planorbis pseudo-rotundatus Matheron. Catalogue méthodique, pl. XXXV, fig. 28 et 29.
1878. PI. pseudo-rotundatus Math., Rech. pal, dans le Midi de la France, XVe partie, pl. O-I, fig. 12, a, b,c.
Cette forme, distinguée par Matheron sous un nom spécifique spécial ne doit se distinguer de PI. pseudo-ammonius que comme une simple variété locale bien distincte. Le type provient des calcaires du Montaiguet, près d'Aix (Bouchesdu-Rhône).
J'ai figuré deux exemplaires typiques de cette localité. L'un d’eux m'a été communiqué par M. Collot et a été recueilli par lui-même au quartier du Montaiguet. Le second appartient à la Faculté des Sciences de Lyon et provient des calcaires compacts affleurant dans ce même quartier, auprès du Pont des Trois-Sautets. L’échantillon figuré par M. Matheron est de taille absolument semblable à l’exemplaire de la planche I, ligure 11.
La variété pseudo-rotundatus se distingue du type par une épaisseur beaucoup moindre. À diamètre égal (25 mulhmètres) elle présente 5 millimètres seulement d'épaisseur, tandis que le type pseudo-ammonius offre 8 ou 9 millimètres. Comme complément de cette diminution d'épaisseur, on doit constater que la face supérieure du Planorbe est presque complètement plane, tandis que la face inférieure est beaucoup moins concave que le type de l'espèce.
Deux échantillons figurés (pl. I, fig. 13, 14) provenant des calcaires siliceux de l'Eocène moyen de Dieulefit (Drôme) sont extrêmement voisins de la var. pseudo-rotundatus, par leur forme très surbaïissée et l'absence complète de carène à la base du tour. La partie supérieure du Planorbe est aussi légèrement concave, comme dans la forme du Montaiguet. On peut les
considérer comme servant de terme de passage entre le type et la variété pseudo-rotundatus.
GisemenTs. — Cette variété est abondante dans les calcaires de l’'Eocène moyen du quartier du Montaiguet, près d’Aix. Elle se rencontre aussi dans les calcaires de la butte de Cucques avec les mêmes caractères!.
La Bastide des Jourdans (Vaucluse) Brenon (Var).
Planorbis Castrensis Noulet.
(PPERe. 10: 1028210)
1868. Planorbis Castrensis Noulet, Mém. sur les Coq. des Ter. d'eau douce du Sud de la France, 2° éd., p, 73.
Je ne puis passer sous silence cette espèce quin'a pas encore été figurée et qui plusieurs fois a été assimilée à Pl. pseudoammonius. Elle appartient cependant à un niveau un peu plus élevé que cette dernière ainsi que l’a indiqué M. Vasseur”. Elle se trouve dans le Bartonien au niveau des grès à Lophiodon d’Issel, à Saix et Lautrec.
Cette espèce, suivant les échantillons originaux de la collection de Noulet, qui m'ont été confiés par M. Trutat, Directeur du Musée de Toulouse, diffère de Planorbis pseudo-ammonius par un moins grand nombre de tours, un peu plus embrassants, le dernier augmentant plus rapidement. La hauteur des tours est aussi un peu plus considérable, la partie supérieure est moins plate et les sutures plus profondes, et plus accusées,
{ M. Vasseur, Note préliminaire sur la const. du Bassin tertiaire d'Aix-en- Provence, semble considérer la forme pseudo-rotundatus comme appartenant à un niveau paléontologique moins élevé que PI. pseudo-ammonius type. Cette dernière forme serait surtout répandue au sommet de l'Etage (Caleaires de Cucques), tandis que pseudo-rotundatus serait à la base. M. Collot ne croit pas que le niveau de Cucques montre ce changement dans la faune.
? Vasseur, Notice eæplic. de la carte géologique au 1/80.000 (feuille de Castres). fus ie. à Se Ua 2805
En dessous. le lanorbe est très concave, les tours sont subcarénés sur cette face.
GisemenTs. — Les échantillons de la Collection Noulet que j'ai eus entre les mains portent comme indication de localité Castres. Il est impossible d'indiquer plus exactement le niveau.
Limnæa Michelini Deshayes.
(PLML GE 7, 2, 0,00 4066)
1864. Limnæa Michelini Deshaves, Animaux sans vertèbres, pl. XLV, fig. 9-10, p. 718.
1868. Limnæa Castrensis Noulet, loc. cif., 2e éd., p. 79. 1875. Limnæa Michelini Sandberger, loc. cit., pl. NUE, fig. 13, 16%, 1878. Limnæa Magnani Matheron, fèech. pal. dans le Midi de la France. pl. O-H, fig. 11.
1884. Limnæa Michelini Andreae, loc. cit, pl. I, fig. 7 a-d, p. 39.
Cette espèce, qui peut passer avec Planorbis pseudo-ammonius pour la forme la plus caractéristique et la plus constante de l'Eocène moyen, a été désignée sous des noms assez divers, suivant les bassins géologiques où elle a été rencontrée.
La forme type est du calcaire de Provins, où elle se présente dans quelques localités avec tout son test facile à dégager. Elle se caractérise aisément par sa spire relativement courte, formant les 2/5 de la longueur totale. Elle est très régulièrement conique, les sutures très nettement détachées. Les tours sont légèrement convexes: le dernier atténué en avant et légèrement ventru au milieu’.
‘ J'ai ajouté à la synonymie de cette espèce L. Castrensis Noulet, comme l'a déjà fait Samberger et L. Magnani Matheron. Cette dernière forme figurée par M. Matheron semble bien devoir se rapporter à la même espèce, elle en différerait seulement par des tours un peu plus plats et des sutures moins accentuées. Cette modification de la spire semble plutôt provenir de l'état de conservation de l'échantillon.
Ces caractères se retrouvent dans les exemplaires du Midi de la France, et les échantillons de Provence et du Languedoc ne peuvent pas se distinguer quand on considère des types de taille analogue. Les mêmes variations se retrouvent dans le Midi et dans le Nord. Nous étudierons successivement ces variations un peu plus loin.
GisemEeNTs. — Outre les gisements originaux signalés dans le calcaire de Provins par Deshayes (côte Saint-Parres près Nogent, les Esparmailles près Provins, Morancez près Chartres), j mdiquerai la localité de Richebourg d’où proviennent les échantillons figurés qui m'ont été communiqués par M. Stanislas Meunier.
En Alsace, cette forme se rencontre à Bouxwiller et à Bischenberg; les types sont à l’état de moules internes bien reconnaissables.
Dans le bassin du Rhône, cette forme existe dans les calcaires à Pl. pseudo-ammonius de Dieulefit (Drôme.
Aux environs d'Avignon, M. Pellat l’a rencontrée à la Choisity près Aramon (Gard). Les échantillons que ma communiqués ce géologue offrent bien les caractères de l'espèce, mais ils ont le test un peu plus robuste et plus épais que les Lypes des autres bassins. En outre, il existe un grand nombre d'exemplaires de grande tulle pouvant se rapporter à la variété signalée plus loin sous le nom de var. Aquensis Math.
L. Michelin abonde dans les calcaires de l'Eocène moyen du Bassin d'Aix, elle a été recueillie à diverses reprises dans les calcaires du quartier du Montaiguet : elle s y trouve à l’état de moules internes. |
Sur le versant sud du mont Leberon M. Depéret l'a signalé, dans des marnes et calcaires grumeleux roses, près de Mérindol', et dans le ravin de Canaux. Elle existe près de la gare d'Apt.
‘ Depéret, Groupe Eocène inférieur et moyen (Bul. Soc. géol. francç., t. XXI, p. 694).
J'ai eu entre les mains des échantillons de M. Zürcher provenant de Brenon, de Sainte-Pétronille, près Bargème (Var) et de Sebet, près Eoulx (Basses-Alpes) : ils offrenttous les caractères de l'espèce et sont de taille moyenne.
Le Languedoc m’a fourni de nombreux exemplaires bien Lypiques ; je signalerai aux environs de Montpellier comme principales localités fossilifères : Jacou, Teyran, Castries, Prades où elle abonde. Dans la vallée de l'Hérault elle se retrouve dans tous les gisements du calcaire à Planorbis pseudo ammonius : Gignac, Clermont-l'Hérault, ete.
Cette espèce m'a été communiquée de la limite des départements de l'Aude et de l'Hérault par M. Miquel. Les exemplaires de Barroubio, un peu écrasés par la pression des assises marno-calcaires qui les contiennent, sont parfaitement reconnaissables.
Le bassin du Sud-Ouest offre en beaucoup de points L. Michelini : elle existe dans le calcaire de Castres, suivant M. Vasseur, dans différentes localités : le Roc de Lunel, route de Valdurenque, environs de Caucalières.
Le bassin d'Alais contient à Navacelles dans un calcaire gris marneux, LZ. Michelini?; suivant M. Fabre, c'est le seul gisement de ce bassin où puisse se rencontrer cette espèce.
Variété Aquensis Matheron.
(P1.-IL, fig. 7.)
1842. Limnæa aquensis Matheron,. Catal., méth., pl. XXXVI, fig. 6. 7.
Le nom de Limnæa Aquensis a été donné par M. Matheron à une forme d'assez grande taille (38 millimètres de longueur) rencontrée par lui au quartier du Montaiguet, près d'Aix. Il n'en connaissait que le moule interne.
i Vasseur, Notice explic. de la carte géologique au 1/80.000 ; feuille de Castres. ? Fabre in Depéret, Groupe Eocène inférieur et moyen de la vallée du Rhône, p. 706 (Bul. Soc. géol. franç., t. XXII).
Ce nom ne semble pas, à proprement parler, se rapporter à une espèce bien spéciale : elle offre les plus grands rapports par les proportions de sa spire et de son dernier tour, avec L. Michelini. Il y a cependant intérèt à conserver ce nom, à titre de variété, pour des lypes d'assez grande taille particuliers à la région méridionale du bassin du Rhône.
GISEMENT. — Je dois aux communications obligeantes de M. Pellat trois échanüllons, munis de leur test, provenant
d'Eygalières, qui paraissent se rapporter au Lype de Matheron.
Limnæa Miqueli nov. sp.
(PI. IL, fig. 8, 9.)
L'espèce que je désigne sous ce nom provient d’un niveau calcaire intercalé dans les Sables à Lophiodon de l'Ouest du département de l'Hérault. Les échantillons assez nombreux sur lesquels je base celte espèce m'ont été communiqués par M. Miquel à qui je me fais un plaisir de dédier cette intéressante forme.
C’est une espèce d'assez grande taille, composée de six à sept tours, s’accroissant de plus en plus rapidement à mesure que l’on s'approche de la bouche. La spire est assez acuminée, beaucoup plus élancée que L. Aquensis qui s'en rapproche par la taille, Les tours sont régulièrement convexes et offrent une suture à peu près parallèle durant les trois ou quatre premiers tours et dont l'obliquité augmente très rapidement à mesure que l’on se rapproche de la bouche.
La bouche, relativement assez petite, offre un contour bien particulier, qui empêche cette forme de se confondre avec toutes les autres espèces. Elle est ovale à la base et se termine en angle aigu à la partie supérieure. Dans son ensemble, la bouche est rétrécie, la lèvre externe, venant se rabattre un peu
en avant, pour diminuer l’amplitude de l'ouverture au lieu de s'évaser comme dans les autres formes de Limnées.
GISEMENT. — Cette espèce n’a encore été rencontrée que dans la région du Minervois, où elle a été découverte par M. Miquel sur les coteaux de Siran.
Melanopsis dubiosa Matheron.
(PI. IL, fig. 16.)
1878. Melanopsis dubiosa Matheron, Rech. pal, dans le Midi, pl. O-F, fig. 14.
La figure typique de cette espèce, publiée sans texte deseriptf, laisse un peu de doute sur la détermination de cette forme. M. Matheron a donné le nom de M. dubiosa à un échantillon, écrasé, conservé dans un fragment de lignite, très probablement du gisement de la Caunette. J'ai cru devoir maintenir ce nom, déjà employé, pour une forme que j'ai rencontrée, en compagnie de M. Depéret, à la base de la butte de Cucques près d'Aix.
De nombreux échantillons, malheureusement un peu encroûtés de calcaire, permettent de reconnaître une forme assez grande, allongée, à sutures peu ou point visibles, à spire assez longue et acuminée dont le dernier tour occupe environ les deux tiers de la longueur totale.
La bouche, bien conservée dans l'exemplaire figuré, se termine en avant par un angle très aigu et en arrière présente très nettement une échancrure columellaire. La callosité, peu accentuée, est cependant visible sur l'échantillon figuré.
Cette forme rappelle un peu Melanopsis Castrensis Noulet (in Sandberger Land und Süssiw. Conchyl., pl. AIT, fig. 4), mais elle est de taille plus considérable (près du double). La spire est en outre plus effilée.
Gisemextrs, — L'échantüllon figuré provient de la base de la
butte de Cucques où elle est abondante sur le bord d'un petit chemin menant à l'Arc.
J'ai trouvé cette espèce citée lout récemment dans les calcaires à Pl. pseudo-ammonius du sud-ouest de la France par M. Vasseur'. Les localités signalées par cet auteur sont aux environs de la Bastide-de-Boussignac au sud de Mirepoix.
Elle provient en outre des lignites de la Caunette dans l'Aude ainsi que cela avait été indiqué par M. Matheron.
Vivipara Hammeri Delrance, sp.
PL HE 6 "oh rotr012, 135)
1825. Paludina Hammeri Defrance. Dict. des Se. nal., L. XXXVIT, p. 506.
1820. Helicites viviparoïdes Schlotheim. Petref. Deutschl., p. 106.
1875. Paludina Hammeri Defr., Sandberger, Land und Süssw. Conchyl., p. 224, pl. XIII, fig. 6-6.
1884, Paludina (Vivipara) Hammeri Defr. Andreac, Der Buchsweiller Kalk, Drop fig. 19:2,b, c:
Le type original de l'espèce provenant d'après Defrance des calcaires de Bouxwiller, j'ai figuré à nouveau les exemplaires de grande taille du Musée de Strasbourg, qui déjà ont servi aux descriptions de M. Andreae.
Ces échantillons montrent très nettement une ornementalion spirale, apparente surtout à la base du dernier tour. La forme très arrondie de ses tours permet de séparer très aisément cette espèce de Vivipara Orbignyi de taille analogue qui appartient au même niveau.
Un exemplaire des calcaires de Bouxwiller (fig. 10) montre trois carènes extrêmement atténuées, la plus inférieure étant un peu plus accentuée que les deux autres. Cette ornemen-
{ Comptesrendus des collaborateurs au service de la Carte géologique détaillée, campagne 1897, p. 90.
tation paraïl due seulement au Jeune âge de la coquille et ne peut en aucune façon être prise comme un moyen de créer une variété distincte.
GisEMENTS. — J'ai recueilli aux environs de Montpellier auprès du Mas de Mal-Marié près de Montferrier, des exemplaires absolument conformes aux lypes d'Alsace: la spire est peut-être un peu plus allongée dans la forme du midi de la France’. Des échantillons de la même espèce se rencontrent dans les calcaires à Planorbis pseudo-ammonius auprès de Saint-Gély-le-Fesce. Elle existe aussi au même niveau dans les calcaires du Mas Novi au nord-ouest de Villeveyrac. Elle avait déjà été signalée en ce dernier point par M. Matheron.
. Cette espèce n'a pas encore été rencontrée en Provence.
Cyclophorus Pellati nov. sp.
(PIE ea 480)
Coquille turbinée, presque discoïdale, à ombilic très large el entièrement découvert, composée de quaire tours convexes aplatis dans le sens de la hauteur, croissant rapidement, peu embrassant; suture nettement marquée, mas peu profonde. La surface du test est ornée de fines stries transverses bien marquées, dirigées obliquement en arrière par rapport à la suture. La bouche n’est conservée dans aucun des échantillons observés, elle paraît assez oblique.
Je rapporte avec quelque doute cette espèce au genre Cyclophorus, l'absence de bouche dans les exemplaires que j'ai eus entre les mains ne permet aucune certitude à cet égard.
1! Sandberger cite à tort laforme de Montferrier comme se rapprochant davantage de V. Orbignyania que de V. Hammeri. C'est sous ce premier nom du reste que celte espèce a élé signalée par M, Bleicher dans Ses récherchés.
GisemENrSs. — L'échantillon sur lequel je base ma descriplion apparlient aux collections de la Faculté des Sciences de Lyon ; 1l provient du Mas Gentil, près Grabels (Hérault).
Cette forme a été rencontrée dans le Gard par M. Pellat. Les exemplaires communiqués par ce géologue, à qui Jj’ai le plaisir de dédier cette espèce, sont bien conformes au type de Montpellier, bien qu’ils soient de taille un peu plus faible. Ils sont en outre le plus souvent dépourvus de leur test, Des fragments encore visibles permeltent cependant d'affirmer que l'ornementalion était absolument identique dans les types des deux localités.
RAPPORTS ET DIFFÉRENCES. — Je ne connais aucune forme se rapprochant beaucoup de cette espece. Le mode d’enroulement rappelle celui de Cyclophorus Luneli de l'Etage de Rognac, mais sans pouvoir trouver assez de points de ressemblance pour qu'il soit possible de les comparer sérieusement.
Cycl. helicinæformis Boissy (Calc. lacustres de Rilly, pl. VI, fig. 16) est aussi très distinct par sa forme trochoïdale, ses tours largement carénés, son ombilic moins large et sa haut teur de spire plus considérable,
GiseMENTS. — Le Mas Gentil, près Grabels (Hérault), exemplaire figuré.
La Choisity, près Aramon (Gard).
! Il est important de remarquer, ainsi que l’a fait M. Pellat, la ressemblance entre Cycl. Pelali et celle desexemplaires de Strophosloma lapicida privés de leur prolongement buccal. La présence d'un ombilie dans la première
forme permet de distinguer aisément ces formes en dehors de tout autre caractère.
ANNALES, NN. S., L, f. 1 2
Strophostoma lapicida Leufroy sp.
(PL. IL, fig. 23, 132, 13b, 14, 142)
1828. Ferussina lapicida Leufrov, An. Sc. nat. Zoologie, &. XV, pl. XI, he, 279) p.20:
Leufroy a donné de cette espèce une bonne figure; le type provient des calcaires de Valmaillargues, près Grabels (Hérault) et accompagne, d’après cet auteur, Achatina Hopet.
J'ai rencontré cette espèce dans la localité typique, mais en exemplaires insuffisants pour être photographiés. L'échantillon figuré provient de Teyran, à l’Est de Montpellier.
Cette forme se distingue très nettement des espèces voi-
sines. Elle diffère de Strophostoma striatum Desh. du calcaire de Bouxwiller (Andreae, Calc. de Buchsw., pl. I, fig. 4, a, b, c) par l’absence de carène au milieu du tour, sa forme plus régulièrement globuleuse, son ouverture complètement circulaire et très nettement détachée du dernier tour. Sfr. strialum présente en outre un ombilic complètement découvert, tandis que celui de Sfr. lapicida est recouvert entièrement par la proéminence du dernier tour. La taille de cette dernière espèce est en outre un peu plus considérable que la forme des calcaires de Bouxwiller.
J'ai figuré pl. IT, fig. 15, 15°, comme terme de comparaison Strophostoma globosum E. Dumas (Statistique géologique du département du Gard, t. II, pl. IV, fig. 8). Cet exemplaire provient de la localité typique, le Roc des Carteirades, près Souvignargues (Bassin de Sommières), dans les couches de l'Eocène supérieur, à Palæotherium.
Cette forme est beaucoup plus grosse et plus globuleuse que Sér. lapicida. La bouche se projette en avant, perpendiculairement à la direction primitive du dernier tour et se trouve
n Li. di.
neltement détachée du reste de la coquille. La surface du test est entièrement lisse.
GISEMENTS. — Strophostoma lapicida existe aux environs de Montpellier, à Grabels, auprès du hameau de Valmaillargues, au Mas Gentil. Elle existe en outre auprès de Teyran, en exemplaires munis de leur test.
Dans le département du Gard, M. Pellat' a rencontré des exemplaires très typiques de cette espèce. Ils sont cependant d’une taille un peu plus grande que ceux de la région de Montpellier (pl. 14, fig. 14°).
La callosité de la bouche est, en outre, très marquée chez ces exemplaires en bon état de conservation. Le type figuré povient de la Choisity, près Aramon (Gard), où celte espèce est très abondante, mais possède rarement la bouche.
M. Vasseur signale cette espèce en différents points de la feuille de Carcassonne, dans les calcaires, à PBulimus Hopei*. Cette espèce parait caractériser la base de l'Éocène moyen en Languedoc et en Provence. En Languedoc, elle accompagne Bulimus Hopet et Pl. pseudo-ammonius. A la Choisity, Bulimus Hopei ne se rencontre pas dans ces mêmes couches suivant M. Pellat, Sfr. lapicida est alors accompagnée de P{. pseudo-ammonius, var. pseudo-rotun-
dalus.
!{ Renseignements de M. Pellat.
? Vasseur, Comptes rendus des collaborateurs au service de la Carte Géoiogi-
que de France, campagne 1897, p. 90.
Helix Marioni Matheron.
(PI, IF, fig. 10, 102.)
1868. Helix Marioni Math., B.S.G. F., 2e série, t. XXV, p. 7731. 1878. Helix Marioni Math., Rech. pal. dans le Midi de la France, pl. O-I,
fig. 19.
Cette espèce, très fréquente dans les environs de Montpellier, n'a jamais été décrite par M. Matheron qui l'indique seulement dans les ouvrages cités plus haut comme « espèce nouvelle, voisine de l’/elix Droueti de Rilly ». Il en donne une mauvaise figure en 1878; c'est un échantillon comprimé et conservé dans un bloc de lignite. Il n'indique pas la provenance de l'espèce.
M. Matheron paraît avoir comparé la forme du Languedoc et celle de Provence, et n’y avoir reconnu aucune différence.
Je ne possède aucun exemplaire ayant conservé son test ; il ne m'a donc pas été possible de distinguer la surface lisse de la coquille, l'absence de stries étant un des caractères servant à distinguer cette espèce de 1. Droueti. La spire un peu moins élevée que dans cette dernière, est composée de quatre tours s’accroissant très régulièrement.
La forme surbaissée de H. Marioni la rapproche beaucoup de Nanina Kochlini de Brunstadt?. C’est probablement aussi à ce groupe qu'il faudrait rapporter H. Marioni. L'ombihe parait être un peu plus grand dans la forme du Midi de la France que dans celle de l'Alsace.
GisemMENTs. — 1. Mariont existe en Languedoc, dans les
1 P. Matheron, Sur l'âge des calcaires à S{rophostoma lapicida des environs d'Aix et de Montpellier (Bul. Soc, Géol., 2€ série, t. XXV). ? Andreae, Das Buchsweiller Kalk, pl. IH fig. 5.
couches à Planorbis pseudo-ammonius. Je l’ai recueilli à Prades, à Teyran, à Puechabon (Hérault). Des exemplaires absolument typiques m'ont été communiqués par M. Miquel et proviennent de l'ouest du même département, à Barroubio, près Aiguesvives. Ils proviennent du même niveau.
En Provence, cette espèce existe au quartier du Montaiguet, près d'Aix, à l'état de moules internes ; ils sont bien typiques, mais pourtant de taille un peu plus grande que ceux de la région de Montpellier. La callosité de la bouche est, en outre, très marquée. On la retrouve près d’Aramon (Gard), à la Choisity. Cette forme est très abondante, mais montre très rarement la bouche‘.
Cette espèce paraît caractériser la base de l'ÉEocène moyen en Languedoc et en Provence. En Languedoc, elle accompagne Bulimus Hopei et PI. pseudo-ammonius. À la Choisity, B. Hopei ne se retrouve pas avec elle, elle est seulement accompagnée dans ce gisement de Pl. pseudo-ammontius var. pseudorotundatus.
Helix Eygalierensis* nov. sp.
(PITTT fie. 2t:)
. Coquille de petite taille, globuleuse, imperforée, plus large que haute, un peu conoïde en dessus, bombée en dessous ; test assez épais sans ornementalion apparente.
Spire composée de cinq tours convexes croissant régulièrement, le dernier un peu plus élargi; nulle apparence de carène. Suture bien marquée ; sommet obtus.
Ouverture oblique, très ovale, beaucoup plus large que haute ; péristome interrompu, très réfléchi et très développé.
! Renseignements de M. Pellat.
? Ce nom ne doit ètre considéré que comme provisoire, L'espèce en question n’avant été décrite que sur un seul exemplaire bien conservé.
Je n'ai observé de cette espèce qu'un échantillon. Il m'a été communiqué par M. Pellat. Cet exemplaire avait antérieurement été soumis à M. Matheron qui avait reconnu une espèce
nouvelle.
Dimensions :
Diamètre:® 411 50 0 tro millimètres AUTRES A Me 6 — RaPPORTS ET DIFFÉRENCES. — Elle se rapproche un peu de
Helix vecticensis F. Edw. (Sandberger Land und Sussw. Conchyl., pl. XVTT, fig. 1) du calcaire de Bembridge (Eocène supérieur). Elle en diffère par l'absence d'ombilie, par son ouverture plus ovale et son dernier tour plus globuleux.
Elle se rapproche davantage de H. politula Boissy (Mag. Zool., 1844, pl. 90, fig. 1, 2, 3) qui est à peu près de la même taille et qui se retrouve dans les couches à PI. pseudo-ammonius du Causse de Castres.
(GISEMENT. — Cette espèce provientdes carrières d'Eygalières (Bouches-du-Rhône) où elle accompagne Bulimus Hopei.
Amphidromus Hopei M. de Serres sp.
(PIN 6er. 220)
1527. Agathina Hopei M. de Serres. Note sur les ter. tert du sud de la France (An. Sc. Nat., t. XI, p. 329).
1878. Bulimus Hopei M. de Serres, sp. Math., Rech. paléont. dans le Midi de la France, pl. O-F, fig. 5.
Ce beau fossile a été signalé pour la première fois par Marcel de Serres en 1827, qui l'indique comme provenant « des terrains d’eau douce que l’on peut regarder comme représentant le deuxième terrain d'eau douce des environs de Paris ».
Bronn, en 1848 {Index paleontologicus, ete., Stuttgard, 1848), cile Acha/ina Hopii pour Hopeti. Leufroy signale en outre
celte espèce comme accompagnant Ferussina lapicida. M. Matheron enfin la retrouve dans la région de Montpellier et dans la région d'Aix. C’est en 1878 seulement que cette espèce a été figurée pour la première et unique fois par M. Matheron!.
J'ai eu entre les mains, grâce à l’obligeance de M. Pellat, de magnifiques exemplaires de cette belle espèce, provenant des calcaires d'Eygalières, près Orgon (Bouches-du-Rhône). Ces échantillons figurés ont conservé leur bouche. Il est donc possible de donner une exacte description de l'espèce.
Coquille dextre, de grande taille, assez ventrue, solide, épaisse, à ornementation à peu près nulle, consistant seulement en quelques rugosités résultant des lignes d'accroissement.
Spire courte, composée de six tours un peu convexes, séparés par une ligne suturale bien nette, mais peu profonde. Sommet assez acuminé ; ombilic étroit, recouvert en partie par le péristome.
Ouverture presque quadrangulaire, largement échancrée par l'avant-dernier tour. Péristome interrompu, fort, épais, solide, largement évasé.
Dimensions :
AR de De D 5. #00 millimetres.
Hauteur du dernier tour. . . . . . 26 =
Diamètre approximalif du dernier tour. 25 =
RAPPORTS ET DIFFÉRENCES. — Amphidromus Iopei se distingue facilement des espèces voisines du même niveau par son enroulement dextre, et l'absence de stries longitudinales à la surface de la coquille.
M. Matheron a figuré sous lenom de Bulimus Locardi(kech. pal., pl. O-I, fig. 6) une espèce très voisine, qui paraît devoir être rapportée à A. Hopei. Cette espèce a, du reste, été établie sur des moules internes : il n’existe aucune diagnose.
t Bul. Soc. Géol. Fr., 2e série, t. XXV, p. 772.
B. gerondensis Vidal est une forme représentative appartenant à un niveau plus inférieur.
Gisemenrs. — En Languedoc cette espèce existe dans les localités suivantes: Teyran, Murles, Valmaillargues près Grabels aux environs immédiats de Montpellier. Elle se rencontre en compagnie de Sfrophostoma lapicida dans les couches les plus inférieures de l'Eocène moyen.
M. Miquel a aussi trouvé cette espèce à Agel près Bize (Hérault), l'échantillon de cette localité offre cependant des stries un peu plus accentuées. Ce géologue le signale en outre auprès de Saint-Chinian, à l’état de moules internes bien reconnaissables.
En Provence, les échantillons les mieux conservés proviennent d'Eygalières près Orgon. Suivant M. Matheron cette espèce aurait aussi été trouvée dans les environs d'Aix dans le groupe du Montaiguet.
Amphidromus Serresi? Matheron.
(PL. UL, fig. 3, 4, 5.)
1862. Bulimus Serresi Maltheron, Rech. comparal. sur les dépôts fluvio-lac., p. 45.
J'ai sous les yeux une série d'échantillons incomplets paraissant se rapporter à l'espèce non décrite par Matheron, et désignée par lui sous le nom de Bulimus Serresi. En complétant les échantillons les uns par les autres, 1l m'est possible de donner de cette forme une diagnose à peu près complète.
Les figures ci-jointes ont de même été reconstituées avec une série d'exemplaires. On verra d'autre part dans les planches la reproduction de ces mêmes formes.
1B,S, G.F., 2° série, t, XXV, p: 77%
Coquille de grande taille, analogue à celle de B. Hope, allongée cylindrique, se rétrécissant très graduellement vers le sommet, sans présenter de renflement à la hauteur de l’avantdernier tour. Le nombre des tours est difficile à indiquer, peut-être en existe-t-1l 10 à 12.