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FiG. 1. — Amphidromus Serresi FiG. 2. — Détail de la bouche Math. Exemplaire de la Choi- d'un exemplaire de la même sity près Aramon (Gard). localité.
La coquille est subeylindrique, à peine conique dans le voisinage de la bouche et pendant les quatre ou cinq derniers tours. Elle devient ensuite nettement conique. L'extrémitésupérieure, mal conservée, est acuminée, mais cependant assez obtuse.
L'ornementation consiste en stries longitudinales bien marquées, existant sur tous les tours de la coquille sans exception.
Enroulement senestre.
La bouche se prolonge en avant par un canal columellaire assez net, mais peu développé; les bords sont réfléchis et viennent recouvrir en partie l’ombilic qui est extrêmement petit, mais cependant bien net. En arrière, la bouche est aussi prolongée en une sorte de canal. La forme générale de l’ouverture est à peu près quadrangulairé, autant qu'il est possible
d'en juger par les échantillons que j'ai eus entre les mains. Le bord du labre est presque rectiligne, tandis que le bord supérieur, bien détaché de l’avant-dernier tour est un peu arqué en S.
RAPPORTS ET DIFFÉRENCES. — Cette espèce peul se rapprocher un peu par son enroulement el son ornementation de Bulimus lævolonqus de l’'Eocène supérieur, mais elle est de taille beaucoup moins considérable. On peut aussi la comparer à Bulimus subcylindricus' Matheron, de l’Etage de Rognac, qui est plus allongé plus cylindrique et dont le rapport entre le diamètre et la longueur est un peu plus petit.
GISEMENTS. — Amphidromus Serresi paraît assez abondant au gisement de la Choisity près Aramon (Gard), M. Pellat, m'acommuniqué de cette localité huit échantillons incomplets, se rapportant sans aucun doute à cette espèce.
Les couches qui renferment A. Serresi continuent aussi PI. pseudo-rotundatus, mais n'ont jamais fourni à M. Pellat Bulimus Hopei. Strophostoma lapicida se rencontre aussi dans le même gisement.
J'ai trouvé dans l'Hérault des exemplaires de cette espèce que j'avais désignés provisoirement sous le nom de Bulimus cf. subcylindricus®. Ils proviennent du Mas Gentil, près Grabels. C’est la forme désignée par MM. de Rouville et Delage sous le nom de Bulimus subcylindricus Math.*. La forme figurée par M. de Rouville dans l'Hérault géologique*, sous le nom d'Amphidromus {Bulimus) Hopet appartient aussi sans aucun doute à cette espèce.
! Cette espèce a été signalée à plusieurs reprises, à tort, comme existant dans l’Eocène moyen.
? Recherches paléontol. et stratigr. dans le Bas-Languedoc, p. 173.
3 B.S,G. F., 5e série, tt. XXIV, p.725.
4 De Rouville, L'Hérault géologique, Montpellier, p. 89, 1894.
Amphidromus gibbus Nicolas.
(PI. IL, fig. 6,62.)
1890. Amphidromus gibbus Nicolas,Faune malacologique du Danien (Assoc. p. l'Av. des Sc.), séance du g août 1890, p. 360.
Le type de cette espèce, décrit par M. Nicolas, comme appartenant à la faune du Danien, fait partie de la collec tion Curet et provient du Lutétien.
Je dois à l'obligeance de M. Curet la communication de cel échantillon. Il a été trouvé par lui à Orgon, dans les calcaires compacts appartenant à l'horizon du Montaiguet” qui forment le sommet de la butte Saint-Roch. Il n’existeraitde cette région que deux exemplaires connus ; le deuxième m'a aussi été communiqué par M. Provençal et fait actuellement partie des Collections de la Faculté des Sciences de Lyon.
C'est une coquille senestre d’assez grande taille. La spire est composée de six tours croissant régulièrement, les derniers augmentant un peu plus rapidement que les premiers, ce qui lui donne une obliquité de plus en plus prononcée à mesure que l’on se rapproche de la bouche. Les deux derniers tours donnent une forme subeylindrique à la coquille, tandis que les premiers sont nettement ovoïdes. La forme ventrue du dernier tour, signalée par M. Nicolas et qui lui a fait donner le nom de l'espèce, n'existe que dans l’exemplaire de M. Curet qui est légèrement écrasé.
L'ouverture n'est pas conservée dans les échantillons que j'ai sous les yeux. On peut cependant constater la présence d'une columelle assez robuste.
Test épais, solide, orné sur tous les tours (sauf les tours
{ Renseignements fournis, par lettre, par M. Curet.
embryonnaires) d’une série de fines stries longitudinales. Cette ornementation s'atténue sur le dernier.
GisEMENTS. — La butte Saint-Roch, près Orgon; Eocène moyen (groupe du Montaiguet) deux échantillons.
Un autre exemplaire de cette rare espèce appartient à la Faculté des Sciences de Lyon. Elle provient des calcaires de Buoux (Vaucluse). Ces calcaires sont nettement rattachés par M. Depéret au Lutétien.
Rillya af. Rillyensis Boissy sp.
(PL IL, fig. 7.)
1846. Pupa Rillyensis Boissy, Description des Calcaires lacustres de Rilly (Mém. Soc. géol., 2° série, t. V, p. 273: pl. V, fig. 15, 158 ).
Deux exemplaires d’une coquille de petite taille me paraissant très voisins de la forme des calcaires de l’Eocène inférieur de Rilly m'ont été communiqués par M. Pellat.
Ces échantillons offrent proportionnellement une spire plus allongée et plus acuminée, la plus grande largeur de la coquille se trouve à la hauteur du milieu de l’avant-dernier tour.
Les tours sont très régulièrement arrondis et se recouvrent sur environ le tiers de leur hauteur.
Le test est conservé dans l'échantillon figuré, il présente une assez grande épaisseur; il est orné de strieslongitudinales, apparentes sur les premiers tours, qui semblent s'atténuer un peu avec l’âge. La bouche n’est pas conservée dans les échanüllons qui m'ont été communiqués.
Dimensions :
Haiene: 07:10 SN 29 millimètres Diamètre à la hauteur de
l’avant-dernier tour. . 13 millimètres
GisEMENTS. — Les exemplaires de la Collection Pellat proviennent d'Eygalières (Bouches-du-Rhône), où ils sont extré-
mement rares. Ils proviennent des mêmes couches que Amphidromus Hopei. Un exemplaire de Lacoste (Combe du Leberon) à l’état de moule interne. Cette forme avail aussi été signalée
par Matheron (B. S. G. F., 2° série, t. XXV, p. 773).