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ASPHYXIE PAR SUBMERSION

Elle est déjà utilisée à Milan et aux États-Unis ; nous en avons décrit le procédé (133).

On s'occupe de la mettre à profit à Marseille, où la municipalité de cette ville fait étudier en ce moment le projet suivant, publié par la Liberté et reproduit par le Journal de Marseille du 22 no-

vembre 1878 :

&« Tandis qu'à Paris, le Préfet de police s’est décidé, sur les instances de la Société protectrice des animaux, à laisser toute latitude aux chiens munis d’un collier ; malgré la circulaire ministérielle, concue dans le même ordre d'idées et envoyée, l’an dernier, à tous les maires de France, la municipalité de Marseille prépare en ce moment l'exécution d’une nouvelle machine à prendre les chiens.

« Cetie machine se composera d’un engin de capture et d'une charrette carnassière destinée à recevoir le gibier.

« L'engin de capture consiste en une tige en bois d’un mètre environ, terminée par un lasso

formant ressort à sa base, se resserrant et s’ou-

vrant à la volonté du capteur.

« La charrette municipale est divisée en seize compartiments bien distincts, munis chacun d'un collier avec chaîne en fer.

« La fourrière sera divisée en deux lignes de stalles, avec rigoles d’eau en tête et passage entre les lignes.

€ La chambre d'exécution sera isolée des autres

parties de la fourrière. Au centre de cette pièce se

trouverait un bassin en contrebas du sol où une cage en fer pourra être immergée complètement.

« Les chiens destinés à la mort seront introduits dans la cage, et, aprés un quart d'heure d’immersion, seront livrés à l’équarrisseur.

« Le système employé jusqu'ici coûte à la ville 12,700 fr. par an ; celui projeté, 4,490 fr., soit une économie annuelle de 44,210 fr.

« Tel est, en peu de mots, le projet que l’on étudie à la mairie, et qui ne tardera pas à être mis en vigueur. » |

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