RL À AN AVE
yeux et son regard avaient tout à fait changé. Il a commencé par se plaindre que la main où il avait été mordu le faisait souffrir, ensuite l'épaule et le gosier. Voyant que cela allait de plus en plus mal, nous sommes allés chercher cette femme d’Ugines, ainsi que le docteur Blanc, d’Albertville, afin de lui prodiguer les soins nécessaires. Mais toutes les mesures prises ont été inutiles ; mon fils est mort le 24 du même mois après d'horribles souffrances. »
La morsure avait eu lieu 210 jours auparavant.
27. — Mort APRÈS 30 Mois. — Dans la séance de l’Académie de médecine de Paris, du 21 juillet 1874, le docteur Ferréol, médecin à la maison municipale de santé, lit un travail intitulé : Note sur un cas d'hydrophobie rabique survenue deux ans et demi après la morsure d’un chien enragé. Il s’agit dans cette longue et intéressante observation, d'un malheureux médecin qui, mordu il y a plus de deux ans et demi, succombait récemment à la terrible maladie, dans le service de M. Ferréol, à la maison Dubois. Ce médecin résume ainsi son travail :
€ Un homme d'une excellente santé, non alcoolique, n'ayant aucun antécédent acquis ni héréditaire d’aliénation mentale, après quelques jours de tristesse et de maladie, est pris subitement d'accès d'hydrophobie. Tous les signes de la rage se manifestent et l'enlèvent en trois jours.
EAN (2 9 DURS € À l’autopsie, on trouve les lésions qui ont
toujours été trouvées dans les cas de rage vérita-
ble. Deux ans et demi avant l'explosion des accidents qui l'ont emporté, cet homme avait été mordu par une chienne qui a présenté elle-même tous les symptômes de la rage, et dont l’autopsie a été faite par un vétérinaire qui a affirmé la réalité de la rage. De plus, cette chienne allaitait, au moment où elle est devenue enragée, un petit chien qui est mort lui-même enragé trois semaines après sa mére. »