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24. — MorT APRÈS 102 Jours. — Le Patriote savoisien, du 45 décembre 1874, publiait le fait suivant : (
« Les journaux de Chambéry ont parlé, 1l y a quelques jours, d’une jeune fille morte de la rage. Nous sommes allé aux renseignements, voici quelques détails.
« La jeune fille si cruellement atteinte se nommait Bertholier Joséphine, de Domessin, canton du Pont-Beauvoisin, en Savoie. Elle n'avait que 21 ans |! Depuis trois ans, elle était en condition chez M. Bedin, notaire aux Abrets. Pendant un voyage des maîtres de la maison, elle fut mordue à la main gauche par un chien de deux mois qui lui avait été confié ; ce chien mordit aussi deux autres personnes de la maison, et on n’eût de lui aucune défiance. Ce chien creva quelques jours aprés ; un vétérinaire, appelé à en faire l'autopsie, déclara qu'il n’était pas atteint de la rage *. Néanmoins, la blessure de la fille Bertholier fut cautérisée, et on lui administra le remêde de Saint- Jeoire, Isère (86).
« Cest seulement cent et deux jours après avoir été mordue, que cette pauvre fille à succombé le 5 décembre courant, au milieu d’atroces souffrances. Il y avait plus de vingt-quatre heures qu’elle n’avait pas voulu prendre de nourriture. »
* I serait plus rationel de dire que ce vétérinaire n'avait pu ou su découvrir aucun symptôme de la rage. (Note de l’auteur.)
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25. — Mort Après 138 Jours. — Les docteurs Jozias et Constantin Paul ont publié dans la France médicale (décembre 1875) divers cas de rage, entre autres celui d’un enfant de neuf ans, Camille Corcelle, qui fut mordu à la main droite, le 26 mai 1875, par un chien enragé. L'enfant, ignorant le danger, reprit bientôt ses jeux et ses études ordinaires, et resta 138 Jours sans s'apercevoir de rien. Après cette longue période d’incubation, il commença à ressentir une douleur au niveau de sa cicatrice, puis au bras et à l'épaule. Quatre jours après, difficulté d’avaler, mais pas continuelle. L’asphyxie survint à la fin du sixième jour, avec rejet du mucus bronchique écumeux et contracture des mains. Mort le septième jour.
26. — Morr après 7 Mots. — On lit dans la Gazelie du Peuple, de Chambéry, du 31 mai 1874 :
« Mon fils Édouard Reydet, de Marthod, prés Albertville (Savoie), a été mordu par un chien enragé le 26 octobre 1873. Le lendemain, nous l'avons conduit chez M. Buffet, pharmacien à Ugines, qui a cautérisé la plaie avec de l’eau-forte (acide nitrique), et nous a engagés à nous adresser à une femme de l’endroit, dont il ignore le nom, et qui avait déjà guéri plusieurs personnes. Cette femme lui preserivit certains médicaments dont il fit usage pendant neuf jours. Depuis lors, nous ne nous étions aperçus de rien.
« Mas, depuis le 10 mai courant (1874), ses
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