NON
l'animal n’a suecombé ni à la rage ni au charbon.
« Cependant, dans la nuit, il éprouva des douleurs intolérables, auxquelles succédèrent des crises nerveuses effrayantes; 1l expirait deux jours après dans d'horribles souffrances. »
&1. — Quelques praticiens vont jusqu’à admettre qu'un sujet mordu, même par un chien reconnu enragé, échapperait au fatal delirium, s’il ignorait que l'animal qui l’a blessé était en proie au virus rabique. Jusqu'à présent, malheureusement, rien n'autorise cette consolante illusion. Quand le virus à été bien et réellement inoculé, que la cautérisation n'a pas été pratiquée, qu'on n’a eu recours, enfin, à aucune espèce de traitement, la tranquillité d'esprit et l'ignorance du danger ne sauraient préserver les malheureux blessés d’une terminaison fatale. En voici un exemple convaincant :
« Le fameux marchand et éleveur de chiens, de New-York, M. Buttler, ne croyait pas à la rage; il prétendait que c'était une simple affection nerveuse, et que la morsure d'un chien enragé ne pouvait causer la mort que lorsque la peur s’en mélait, et arrivait à son paroxisme. Il à malheureusement éprouvé par lui-même combien sa théorie était erronée. Sa mort a causé une grande émotion dans la ville, et l’on a aussitôt abattu tous les chiens, au nombre de 102, qui composaient son stock.