‹ Monographie de la rageChapitre 38 sur 120 · A EC RES · texte numérisé non relu

A EC RES

Ce signe à une grande valeur. L'histoire suivante, consignée par M. Bouley dans un journal spécial, et dont M. Sanson dit avoir été témoin, en est une preuve assez convaincante.

« Deux élèves, rentrant un dimanche, à neuf heures du soir à l’école d’Alfort, entendirent le hurlement de la rage poussé par un chien dans une maison voisine de la route qu'ils parcouraient. Ces jeunes gens s’empressèrent de prévenir le propriétaire du chien du danger qui le menaçait, en lui recommandant de conduire l’animal à l’école le lendemain matin.

« Fort heureusement, ce chien, employé à la garde d’un chantier, était dans ce moment à l’attache. Conduit le lendemain à l’école vétérinaire , 1 fut, au grand étonnement de son maître, reconnu pour enragé. Celui-ci ne pouvait pas comprendre qu'un animal, encore si docile, si caressant, et qui lui obéissait comme en santé, fût atteint de la maladie. Rien n’était pourtant plus vrai, car ce chien mourut peu de temps après, sous les yeux des élèves, après avoir manifesté tous les symptômes de la rage. »

Ainsi, dans ce cas, la seule modification de la voix fit diagnostiquer la rage, et la présence d’esprit des jeunes gens qui la devinèrent à ce seul signe, prévint bien des malheurs. Sans cela, ce chien eût été lâché comme de coutume dans le chantier, il se fût sans doute échappé sous l’influence d’un accès, et eût causé ces accidents ter-

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ribles dont les journaux nous rapportent trop souvent les tristes péripéties.

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