LA QUESTION DE LA RAGE AU CONGRÈS D'HYGIÈNE DE PARIS
11. — La rage, comme on le pense bien, a été l'objet de communications et de discussions intéressantes au Congrès international d'hygiène de Paris, tenu du 4 au 10 août 1878, sous le patronage du gouvernement français, dans les palais du Trocadero et des Tuileries.
La séance d’inauguration a eu lieu sous la présidence de M. Teisserenc de Bort, ministre de l’agriculture et du commerce, ayant à sa droite M. le docteur Bouchardat, président d'honneur du Congrès, et à sa gauche M. le docteur Gubler, président, tous deux professeurs et membres de l’Académie de médecine.
Un comité d'organisation en prépara les bases; il se composait de cent membres choisis parmi les plus hautes notabilités scientifiques de la capitale.
Le chiffre des membres adhérents a été de mille et dix-huit, dont cinq cents étrangers représentant presque tous les gouvernements de l’Europe.
Plusieurs corps savants , nationaux et étrangers, y ont envoyé des délégués ; je représentais l’Académie des sciences de Savoie , qui avait bien voulu me confier cette honorable mission.
Le n° 6 du programme était consacré à la prophylaxie des maladies infectieuses et contagieuses ; la rage était comprise dans ce cadre, et c’est à la troisième section du Congrès qu'était dévolu l’examen de cette partie du programme.
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Deux membres s'étaient fait inscrire pour une communication écrite sur la prophylaxie de la rage: M. Bouley , membre de l’Institut et de l’Académie de médecine, inspecteur général des écoles vétérinaires de FL Hbe: et moi.
Cest dans la code partie de ce livre que j'ai puisé les documents qui ont fait la base de ma communication ; et, avant d’en donner lecture, j'en expliquai le but modeste, pour qu’on sache de suite que je me serai bien gardé de traiter ce sujet sous les mêmes rapports que l’éminent M. Bouley, dont je suis heureux d’avoir fait la connaissance personnelle.
La séance du 2 août a été consacrée à la lecture des Mémoires dont je viens de parler : la discussion à commencé ce jour même et s’est prolongée dans les séances des 4 et 5 août, où ont été successivement traités les points suivants : Contagion, incubation , rage spontanée , symptômes précurseurs, rage déclarée, moyens divers de traitements, émoussement des dents, cautérisation, viande et lait d'animaux morts de la rage, muselière. etc: He
Quant à la muselière, la presque unanimité de l'assemblée l’a déclarée inutile, et non exempte d’inconvéniens pour l’animal lui-même (42).
Je rappellerai, dans chaque chapitre spécial, les décisions intervenues dans le Congrès sur ces divers points de la question.
Le 4 août, dans les somptueux salons de l’Hôtel
continental, a eu lieu un banquet qui. a réuni près de 300 adhérents.
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Le 8, réception des membres du Congrès au ministère de l’agriculture et du commerce. M. Teisserenc de Bort a fait à chacun l’accueil le plus cordial; on peut dire que le ministre s’est effacé pour faire place à l’homme du monde doué de la plus aimable et de la plus exquise courtoisie pour ses nombreux invités.
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