‹ Monographie de la rageChapitre 51 sur 120 · POUR · texte numérisé non relu

POUR

€ M. Chéri Montigny venait de faire ses débuts d'auteur dramatique au Gymnase, avec une piéce en un acte, Une Innocente, qui avait réussi.

« Le Gymnase a fait relâche hier soir, et la première représentation de Petite Correspondance est ajournée à une date qui sera ultérieurement fixée. »

Le journal le Salut public, de Lyon, dans son numéro du 1° juillet 1878, raconte cet épisode touchant au sujet de la mort de Chéri Montigny :

« Au milieu d’un de ses accés, le malheureux jeune homme dit à la vieille Hélène, au service de la famille Montigny depuis quarante-trois ans, et qui l'avait vu venir au monde :

« Eloignes-toi, Hélène, je sens que je te mordrai !

« Mais elle, l’approchant au contraire et lui présentant ses mains : Ah! pauvre cher enfant, lui dit-elle, les larmes aux yeux, si cela peut te soulager, mords-moi!

« Quel trait de dévouement pourrait être à la fois plus simple et plus sublime? » .

L'enterrement de M. Chéri Montigny a eu lieu le mardi, à midi précis, en l’église de l’Assomption, à Passy.

Une foule immense, de Paris et des environs, suivait religieusement le convoi de ce brave jeune homme ; c'était à la fois, et pour lui, et pour sa famille si cruellement atteinte dans ses plus chères

De eu

affections, une marque publique de sympathie et de regrets.

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