REMÈDES DE JULIEN PAULMIER, DE M°% FOUQUET ET DE TALLIEN
82. — C’est sans doute la publicité donnée à ce remêde, qui a motivé, quelques jours aprés, la note suivante lue à l’Académie de médecine par M. Tardieu, l’un de ses membres.
« La dernière formule de remède à laquelle
* vient d’être donné un si grand retentissement, et
qui, longtemps conservée comme un secret de famille, n’aurait été divulguée que par une sorte de philanthropique indiscrétion, cette formule, dont les principaux éléments sont la rue, l'écorce d'églantier et la marguerite, la scorsonaire, l'ail, la fiente de poule, n'est autre chose qu'une des innombrables variétés de la poudre de Julien Paulmier, très anciennement connue et inscrite dans le Codex ou les pharmacopées de Paris (édition de 1778) sous le nom de pulvis contra rabiem,
et des remédes de M" Fouquet et de Tallien,
additionnés de la fiente de poule par un maire de campagne. On en trouve la recette décrite tout au long dans les deux rapports faits en 1852 et 1855
à l'Académie de médecine par M. le professeur -
Bouchardat, au nom de la Commission des remèdes secrets, et à la demande de M. le Ministre de l'agriculture, du commerce et des travaux publics.
« Enlever à une semblable formule le prestige de la nouveauté, c'est ruiner du même coup ses prétentions à l'infaillibilité, qu’elle ne possède pas plus que tous les arcanes du même genre, dés longtemps jugés par la science et le simple bon
Sens. »