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Bordelais contre la rage, et qui pourrait bien avoir quelque analogie avec celui connu dans nos contrées sous le nom de remède de Polliat. Cette recette tomba, dit-on, de la poche d’un voyageur inconnu, 1! y à cent ans environ, et fut ramassée par un prêtre qui en vérifa l'efficacité.
« Prenez une grosse poignée de sauge, une de rue, une de triolet, pilez bien le tout dans un mortier, et mettez Ce composé dans un vase.
« Pilez ensuite dans le mortier treize ou qua-
rtorze clous de girofle, avec de la peau d'orange aigre, du poids d’un écu de trois livres.
« Remettez ensuite dans le mortier la sauge, la rue, le triolet, les clous de girofle et la peau d’orange, et repilez avec soin toutes ces matières ; jetez encore dans le mortier deux poignées de gros sel, pilez le sel avec tout le reste.
« Délayez le tout dans deux verres de vin blanc vieux, exprimez au travers d'un hnge ; vous obtenez deux grands verres de liquide. On n'en fait prendre qu’un au malade; s’il le rejette, on lui donne le second. R
« On n’en donne qu'un demi-verre aux enfants.
« Il est essentiel de mettre du marc sur la plaie.
« Ce remêde opère sur tous les animaux ; on en fait boire un verre à un cochon, à un chien ; il faut tripler la dose pour un cheval ou un bœuf. Observez toujours de mettre une couche de marc sur la plaie. »