MONSIEUR BONJEAN
« Je me hâte de répondre à la lettre que vous m'avez fait l'honneur de m'écrire, pour me demander des détails sur mes succès dans le traitement de la rage, voire même ma recette.
« J'ai commencé à soigner les blessés par des chiens enragés, à mon arrivée à Saint-Geoire, en
« J'ai traité ensuite, à cette date, douze ou quinze personnes de tout sexe et de tout âge, du village de la Côte-d’Ainaud, dépendant de ma . commune. Le chien avait été reconnu enragé par le médecin et le vétérinaire du lieu, par ordre du maire.
€ Depuis lors, il m'est venu un grand nombre de personnes de nos environs, de Grenoble et des villes voisines, sans que je puisse en préciser le chiffre.
LRU