PLANCHE LXXXIII
Bâtiment Sud, escalier au chevet de la chapelle.
Etude des chéneaux et terrasses au-dessus de l’escalier ci-dessus, et du pavillon de la chapelle. Cette feuille indique la construction des chéneaux en pierre, toujours dans le même principe que précédemment.
PLANCHE LXXXI V
Chapelle de Saint-Louis.
Etude des éperons et des fenêtres, côté du fossé. En démolissant le pavillon Louis XIV on trouva en place^ murés, les meneaux et les réseaux, ainsi que la corniche supérieure des trois travées du chevet, enclavées dans le dit pavillon et restituées dans le dessin qui nous occupe. On peut voir la trace de ces restes dans les photographies faites au cours des travaux et déposées dans les archives de la Commission des Monuments Historiques. Comme l’a
fait si bien ressortir Viollet-le-Duc dans les paragraphes de son dictionnaire d’architecture consacrés à la chapelle de Saint-Germain-en-Laye (voir : chapelle, fenêtre, rose), cette remarquable construction est l’un des exemples les plus francs de la belle période ogivale de 1220 à 1250. Le parti adopté procède des systèmes Bourguignon et Champenois de cette époque, c’est-à-dire que les piles intérieures sont saillantes, pour réduire la saillie extérieure des éperons, que les formerets sont isolés des fenestrages, le vide résultant étant couvert par un plafond en pierre et le chéneau supérieur, et que les fenêtres et la rose sont ajourées au carré. Millet, pour les nécessités du service, a, sur cette face, répété à l’extérieur le passage ancien existant à l’intérieur au-dessus de l’arcature, ce couloir de service, passant au travers des éperons, est porté par des arcs bandés entre les contreforts, sauf à la troisième travée où il couvre le réduit dont on trouva les substructions en 1864, espèce d’oratoire, ou de place réservée, ménagée derrière 1 arcature et reproduit planche LXXXVII. Un oratoire semblable existait également au Nord, mais le passage extérieur, sans utilité du côté de la cour, n’a pas été fait, et cette face Nord représente exactement la disposition primitive (voir la coupe transversale de la planche LXXVII).
PLANCHE LXXXV
Chapelle de Saint -Louis.
Détails supérieurs des éperons, des gargouilles, de la corniche et de la balustrade, côté du fossé. On remarquera dans celte planche l’excellente disposition des gargouilles d’écoulement des eaux, dont la longueur inusitée assure la projection au loin des parements. On a eu la bonne fortune de trouver dans les substructions démolies, et dans le sol remblayé de la chapelle, deux gargouilles anciennes presque intactes; l’on a trouvé également des morceaux importants de la balustrade, de la corniche, et de l’arcature intérieure, tous ces fragments, ainsi que ceux de la Renaissance, ont été groupés dans des arcades pratiquées dans le mur de contrescarpe des fossés comme pièces justificatives de la restauration.
PLANCHE LXXXVI
Chapelle de Saint -Louis.
Détail du couronnement d’un des éperons au-dessus de la balustrade côté du fossé. Ces espèces de pinacles, tous variés dans les détails, tendent à rappeler que la chapelle dépendait d’un château fortifié.
PLANCHE LXXXVII
Chapelle de Saint-Louis.
Etude de l’arcature intérieure au droit de l’un des réduits dont il est fait mention planche LXXXIV. Cette arcature, d’un tracé si magistral, se poursuit tout autour du soubassement qu’elle décore, les réduits, dont on a trouvé l’assise des bases en place, sont indépendants de l’arcature, qui passe devant eux comme un écran.