‹ Monographie de la SaôneChapitre 11 sur 47 · I.e Ruisseau du Moulin · texte numérisé non relu

I.e Ruisseau du Moulin

Bief de Curis.

La source Jolivet, à Saint-Bambert.

Le Ruisseau de Rochecardon. C’est vers ce lieu, près de Lyon, que sc serait livrée, suivant M. Jolibois, la fameuse luitaillc entre Septime Sévère et Albin (1). Un grand noml)re d'écrivains estiment c|uc cette bataille aurait eu lieu dans la plaine au-dessus de Trévoux.

(i) Voir H Diiterlation $vr le lieu ou e'etl Ihre In bataille entre Albin el Setire.

DE LA SAONE.

I.C Chavanay , ou ruisseau des Planches, prend sa source i Dardüly, et se jette dans la Saône, vers le faubourg de Valse. C’est sans doute ce ruisseau qui est rappelé dans les anciens titres de Lyon, sous le nom de Scavaricus.

RIVE GACCHE.

DÉPARTEMENT DE LA IIACTE-SAONE.

Le Coney a sa source à Martinvelle, dans les Vosges. Il court du .Nord-Est au Sud-Ouest jusqu’à la Saône, où il se jette audessous de Corre.

Sa largeur moyenne est de 13 mètres; sa profondeur de 6 décimètres, sa pente moyenne de 1 mètre. Il reçoit un allluent immédiat, un secondaire et un tertiaire.

Cette rivière porte bateau à 5 kilomètres au-dessus de son embouchure. L’on y forme des radeaux de bois jetés à flots, qui vont jusqu’à Lyon.

La Superbe, ruisseau.

La Lanterne prend sa source près du village de Lanterne à un myriamètre nord de Lure. Elle se jette dans la Saône à Conflandey (Confluentes) , au-dessus de Port-sur-Saône. L’on regarde généralement que Port-sur-Saône est l’ancien Portus Abucini des Romains. C’est l'opinion de d'Anville, de Dunod, de Lebœuf et de Perreciot.

la largeur moyenne de la Lanterne, est de 6 mètres dO ; sa profondeur de 1 mètre 50, et sa pente très-inégale. Elle reçoit dans son cours 16 affluents immédiats, 9 secondaires et 10 tertiaires.

Le Durgeon va confondre ses eaux dans celles de la Saône au bas de Chemilly. II prend sa source aux environs de Mailleroncourt, où il se forme de plusieurs sources, sur le territoire de Servigney et de Cenevrey.

Sa largeur moyenne est de 10 mètres ; sa profondeur de 2 mètres, sa pente insensible.

Sept affluents immédiats et 2 secondaires lui fournissent leurs eaux.

50 DE SAONE.

La Homaine lire son nom de Font Romanorvm. Suivant la tradition, les Romains avaient là un établissement. Son étendue Jusqu’à Velleyon, lieu de son embouchure, dans la Saône, est de 2.5 kilomélrcs.

Sa largeur moyenne est do 3 mètres 50 ; sa profondeur de 1 mètre 50, et sa pente de 50 centimètres par kilomètres.

Elle a i atnuents immédiats et 1 secondaire.

La Morte prend sa source à Roclie-sur-Bucey.

Sa largeur est de 20 kilomètres; sa largeur de 6 mètres, sa profondeur de 1 mètre 60, et sa pente de 20 mètres 85.

VEssertoi, ruisseau.

Le Ténise, id.

VOignon prend sa source à Chàteau-I.ambcrt , vers les limites M.-E. de l’arrondissement de Eure. 11 coule du N.-E. au S.-O. jusqu’à Villersexel, d’où il forme les limites du département de la Haute-Saône, avec ceux du Doubs , ensuite celles du Jura et de la Côte-d'Or Jusqu'à son confluent avec la Saône, à Broyes-les-Pesmes.

Sa longueur est d’environ tlO kilom.; sa largeur moyenne est de 15 mètres, sa profondeur de 3 mètres, et sa pente moyenne de 52 mètres.

L'n grand nombre de sources et 43 ruisseaux , dont 26 immédiats, 15 secondaires et 4 tertiaires accroissent le volume des eaux de l’Oignon, dont le cours rapide s’échappe en torrent souvent désastreux.

L’Oignon était indiquée dans les anciennes cliartes sons les noms de Agnio, Ovio, Ognio.

« Les qnerelles entre les Æilui et les Seguani, ayant armé ces deux puissantes Cités l’une contre l’autre , les Seguani appelèrent à leur secours Arioviste , par qui les Ærlui furent défaits avec une très-grande perle : guod prœlium factum sit Amagetobriœ comme on lit dans le premier livre des Commentaires de César. ChiQIel (in VesuntioneJ croit reconnaître l’emplacement à’ Amagetobriœ aux environs d’un lieu nommé Broie , et la Moigne de Broie près du confluent de l’Oignon dans la Saône, peu au-dessus de Pontailler. Iæ tradition du pays veut qu'il ait

DE LA SAONE.

existé uno ville en cet endroit ; et Pierre de SaUtt-JuIien , dans les Antiquités des Bourguignons , avait parlé de cette tradition avant Chiniet. (U’Anville. Notice de la Gaule, p. 60)

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