‹ Monographie de la SaôneChapitre 12 sur 47 · DÉPASTEMEST DE LA COTE-D«B · texte numérisé non relu

DÉPASTEMEST DE LA COTE-D«B

Le petit Oignon.

La Brizolle, ruisseau.

La Noue, id.

Canal du Rh&ne au Rhin à Saint-Symphorien.

La Blène , ruisseau.

L'Àuxon , id.

DÉPASTEMEKT DE SAOHE-ET-LOniE.

» Le Doubs (Dubis) prend sa source au pied du Mont Rixion. Il traverse le lac de Saint-Point , le département du Doubs , les parties septentrionales de celui du Jura , et entre par la commune de Fretterans dans celui de Saône-et-Loire. Cette rivière arrose Pontarlier, Montbenoit, Morteauet son fertile vallon, coule ensuite entre des rochers d’où elle se précipite avec fracas dans un abymo profond de 26 mètres ; c’est ce que l’on nomme le Saul du Doubs. Après celle chute , elle continue son cours dans des gorges étroites jusqu’à Saint-Hippolyte. Là, le vallon s’élargit, et , de ce point , le Doubs coule avec une extrême lenteur par Besançon et Dôle Jusqu'à Verdun , où il se jette dans la Saône.

•■Le Doubs est flottable à Coumois. Sa navigation commence à Besançon , au moyen de sa canalisation. Mais elle n’a lieu naturellement que depuis Neuville , à 1 royriamètre 8 kilom. audessous de son embouchure.

« Cette rivière a une largeur moyenne de 80 mètres ; sa profondeur moyenne est d’un mètre, et ses grandes eaux s’élèvent jusqu'à 5 mètres ( extrait de la Statistique du département de Saône-et-Loire, par C. Ragut). »

Vieille Cosne, ruisseau au-dessous de Verjiix.

La Ténarre, petite rivière près de l’ancienne voie romaine.

Bief de Jj>ire.

DE LA SAONE.

DtPARTEHEST DE L'AIR.

La Seille prend sa source au Mont de la Roche (Jura); elle entre dans le département de Saône-et-Loire par la commune de Tartre , entoure la ville de Louhans, et se perd dans 1a Saône , prés du village de la Truchère , à 7 kilomètres au-dessous de Toumus.

La Seille, grossie des eaus de plusieurs autres petites rivières, est navigable au moyen de quatre écluses , jusqu’à son embouchure. Sa longueur moyenne est de 30 mètres, et sa profondeur moyenne de 2 mètres. Ses grandes eaux s’élèvent de 3 à d m.

La Seille séparait autrefois, vers son embouchure , le dioci’isc de Lyon du diocèse de Chàlon, sauf l’enclave de Romenay, et par conséquent séparait la Civitas de Lugdunum de la Civitas de Cabillo, sous la domination romaine. Au moyen-àge , cette rivière séparait la Sireric de Bàgé de la Bourgogne , et plus tard la Bourgogne de la Bresse. Aujourd’hui, sdr ce même point, la Seille forme la limite du département de Saône-et-Loire.

Canal de la Seille. Il remonte jusqu'à Louhans.

Bief du Tard.

Canal de Pont-de-Vaux. Dérivé de la Rcyssouse.

M Beyssouse prend sa source au pied du Revermont , qui commence la chaîne des montagnes du Bugey et des Alpes. Elle passe à Bourg et à Pond-de-Vaux , et se jette dans la Saône à 4 lieues de cette dernière ville , après un cours de 8 kilomètres. Sa profondeur moyenne est de 1 mètre ,33 centimètres , et sa largeur de 7 mètres. Sa vitesse par minute est , dans les eaux basses , de 44 mètres ; dans les moyennes , de 58 ; dans les hautes, de 72. Sa pente, par mètre courant, est de abstraction faite de l’elTet produit par les retenues des moulins.

La Beyssouse reçoit dans son cours treize ruisseaux fournis par l’écoulement des étangs.

Bief de Porcelet.

Bief de Chanay.

Le Ternand , ruisseau.

Bief de Loise.

DE LA SAONE.

I.a Yeyk prend sa source près de Chalamont et se jette dans la Saûne au-dessous de Saint-Laurent. Elle est torrentielle , encombrée de moulins, et dépourvue d’eau dans les temps de sécheresse.

Sa largeur est , dans les eaux basses, de 6 mètres ; de 7 mètres dans les eaux moyennes -, de 100 mètres dans les crues.

Sa prorondeur est de 29 millimètres dans les eaux basses , de 1 1 décimètres dans les eaux moyennes, et de 13 décimètres dans les hautes eaux.

Sa vitesse est de 35 mètres par minutes dans les eaux basses , de 48 dans les moyennes, et de 60 dans les hautes eaux.

Sa pente , par mètre courant, abstraction laite de la retenue des moulins, est de

La Petite Yeyle.

Bief d’Avanon.

Le Bief d’Avanon délimitait autrefois les Bombes avec la Savoie, et délimite aujourd'hui l'arrondissement de Trévoux avec l'arrondissement de Bourg.

De nombreuses difficultés ont longtemps existé entre la Savoie et la Bombes au sujet des limites des deux pays , notmniuent entre les officiers du mandement de Pont-de-Veyle et les oOIriers de la Châtellenie de Thoissey , vers la paroisse de Connoranchi. Iajs volumineuses enquêtes qui ont eu lieu à ce sujet sont aux archives de Dijon , et portent principalement sur des allégations de changement du lit de i'Avanon.

En 1409, ou régla les difficultés c|ui avaient eu lieu pour ces limites. Il fut convenu que l’on ferait un fossé qui commencerait à la rivière de Saône , et ilnirait à la grosse planclie d'Avanon, dans le grand chemin de Lyon à Mâcon que l’on ferait passer sur ce fossé. Ce réglement fut coniirmé par lettres-patentes du duc de Savoie, dans lesquelles il est dit que le fossé aurait 8 pieds , dont 4 seraient pris du côté de Bresse et 4 du côté de Doml)es. [Voir Manuscrit d’AuBRET sur lesDombes, t. ix, p. 131 et suiv. et 405).

I.a Chalaronne prend sa source â La|>érousc et se jette dans la Saône au poni de Thoissey, après un cours de 26 kilomètres.

DE LA SAONE.

Sa largeur moyenne est , dans les eaux basses , moyennes et hautes, de 9, 10 et 100 mètres. Sa profondeur réduite est de 2 décimètres dans les eaux basses , de 8 décimètres dans les moyennes , et de 14 décimètres dans les hautes eaux. Sa vitesse, par minute, est de 26 mètres, de 36 et de 48. Sa pente, par mètre courant , est de .

Il a été sauvent question de la canalisation de la Cbalaronne. C’est à l’embouchure de cette rivière qu'existait autrefois le cliâteau fort de la Marche , dont s’emparèrent les Ligueurs au XVI* siècle , qui rançonnèrent tous les habitants du pays, et y commirent de nombreuses exactions. En voyant la mésintelligence régner entre le prince de Coudé et les autres seigneurs de la Cour, les habitants de Thoisscy, redoutant de nouveaux troubles , demandèrent la démolition du château de la Marche à la princesse Marie de bombes qui y consentit , et l’ordonna par lettres-patentes du 27 janvier 1615.

Bief cC Artia.

Le Chine ou Bief de Pézieux.

La Colonne.

Le Rougeot ou Apeon. L'nc tradition incertaine prétend que le ruisseau d’Apéon tire son nom d’une ancienne ville grecque bâtie auprès, et qui aurait été détruite au temps des guerres de Sévère et d’ Albin. Je possède une médaille de Septime Sévère , trouvée dans ces lieux, où l’on en a découvert plusieurs, ainsi que des urnes cinéraires.

Bief de Lurcy.

].a Martre.

Le Bief de Gretonges.

Le ruisseau de Fareins.

Le Mongout.

Le >1 ornant.

Le Formons. Cette petite rivière tire sou nom de la réunion, à Sainte-Euphémic, de deux petits ruisseaux ayant leur source, l’un à Misérieux, l’autre à Thoussieux.

Le Eormans délimitait au Midi la portion du Franc-Lyonnais qui se composait des communes de Saint - Bernard , Riotticr

UE LA SAONE.

et d'un tiers environ de celle de Saint -Didier de Kortnans.

Cette petite rivière séparait également le Franc-Lyonnais du territoire de Trévoux, dont les contins furent réglés, en 1304, depuis le ruisseau de Formans jusqu’à celui dcMassieux, du côté de Saône, et depuis la Saône en allant par l’ancien ruisseau de Massieux, jusqu’au moulin Cliana , et depuis le moulin Ghana qui va jusqu’au TrejTO ou ruisseau Carin , et depuis Carin jusqu'au ruisseau de Formans.

Le Talancon ou ruisseau de Reirieux.

Le Bief de Wassieux.

Le Bief de Génaij.

Les Thorières, cours d’eau de Neuville.

Le Bief des Echets. — Ce bief fut fait en l’an 151 2, sous le duc Charles de Savoie , qui le lit entreprendre adn de dessécher le lac des Echets. Pour l’établir , il fallut le consentement du roi de France cl du Chapitre de l.yon, attendu que l’eau des Echets passait dans la terre de Rochelaillée, appartenant à l’Église de Lyon.

Le ruisseau de Fontaines.

Le ruisseau Ronzier.

Le ruisseau de Boye.

Les eaux des ruisseaux des Thorriéres, de Fontaines, de Ronxier et de Roye ont été étudiées et analysées avec un très-grand soin par M. Alphonse Dupasquier (I). Il résulte de scs opérations , notamment : 1° que ces eaux contiennent autant d’air atmosphérique que l’eau du Rhône , mais qu’elles imssèdcnt une quantité de gaz carbonique beaucoup plus considérable ; 2» que leur température ne v.arie que d’un degré environ, sous l’influence des chaleurs comme du froid; son minimum étant 12» centigrades, son maximum 13» 2, tandis que l’eau du Rhône varie depuis 1 degré en hiver, jusqu’à 25 en été ; 3» que l’homogénéité des eaux de ces quatre ruisseaux est aussi permanente que leur limpidité et leur tcnqvérature. D’où il suivrait

( i) Voir : Det toux de eourcei et des eaux de neiéreSf ptr Alph. norASQuiia. (L}on, (840).

DE LA SAONE.

que ces eaux sont dans les meilleurs conditions relativement à l’emploi hygiénique des eaux potables.

M. Dupasquier a fait également l’analyse des eaux des sources de Massieux, de lleiricux, de Thoussieux et de Sainte-Kuphémie qu'il a trouvées d’une nature tout-à-fait Identupie à celle des eaux de Royc, de Ronzier, de Fontaines et de Neuville.

Un rapport de 18.38 de M. Mondotde la Gorce, ingénieur en chef des ponts-et-chaussées, constate le volume et l’élévation, au-dessus du niveau de la Saône, des eaux des ruisseaux de Roye, Ronzier, Fontaines, Neuville, Massieux, Reirieux, Tlioussieux et Sainte-Euphémic, à leurs sources. Il en résulte que la source la plus élevée, celle de Massieux, est à une hauteur de 70 mètres .'>0 au-dessus de l’étiage de la Saône. Suivant ce rapport, les sources de Hizerieux et de Thoussieux réunies à Sainte- Euphémie, débitent 10,518,570 litres d’eau.

L’eau de la Saône, dit M. Dupasquier, ne peut être destinée à l’alimentation de la ville de Lyon, la lenteur de son cours l’exposant à se corrompre en été et à se geler en hiver.

Tels sont les divers affluents de la Saône. Ils sont, je le crois, relatés aussi exactement que possible. Les difflcultés que j’ai éprouvées à cet égard, et ce (|ue cette nomenclature peut laisser à désirer, m’a vivement montré combien serait désirable la réalisation d’un vœu souvent formé ; c’est que le gouvernement exigeât de ses ingénieurs un travail complet pour chaque bassin particulier des rivières, embrassant tout ce qui est relatif à l’hydrographie, c’est-à-dire le volume des eaux des rivières principales et de tous leurs affluents immédiats, secondaires, tertiaires , etc. ; le jaugeage de tous les cours d’eau quelconques ; l’analyse de toutes les eaux ; l’élévation au-dessus du niveau de la mer de toutes les sources, et de tous les points culminants du bassin; qu’il leur demandât enûn un travail sur toutes les circonstances géologiques ou autres qui peuvent faire connaître la nature des eaux avec leurs conditions propres à en rendre, l’emploi utile à l’agriculture, à l’industrie et au développement de la navigation ; toutes ces choses appréciées ensemble comme devant concourir à s’enlr’aider muluellement, etc., etc.

DE LA SAONE.

Tant que ce travail ne sera pas fait et accompagné, pour chaque bassin, de cartes hydrographiques parfaitement raisonnées, Ton n’exécutera jamais de travaux d’ensemble , des travaux qui se fortifient et prospèrent les uns par les autres. S’il y a quelque chose qui soit unitaire et harmonique, c’est assurément le régime des eaux dans le bassin d’une rivière, soumis il des lois admirables d’expansion et de fécondité. Et cependant voyez ce qui se passe chez nos gouvernants î Le ministre des travaux publics prétend que les eaux sont particulièrement son domaine, ù raison des droits et des besoins de la navigation. De son côté, le ministre de l’agriculture prétend qu’elles sont essentiellement dans ses attributions, parce que l’eau est avec le soleil le grand principe fécondant de i'agriculture. La question a été débattue pendant bien des années, et, après de longues conférences, l’on a fini par trouver que tous deux avaient raison. Alors, l’on a sagement imaginé qu’il faudrait créer une commission mixte prise dans les deux ministères, qui réglerait tout ce qui serait relatif aux irrigations combinées avec les nécessités de la navigation. Chose singulière ! lorsiiue l’on en est venu à composer cette commission, l’on n’a pu s’entendre. La question est toujours pendante. Espérons qu’elle ne tardera pas à recevoir une solution si nécessaire dans l’intérêt de l’agriculture comme dans celui de la navigation elle- même (1) !

Page 1