‹ Monographie de la SaôneChapitre 19 sur 47 · DF. L* SAO.NE · texte numérisé non relu

DF. L* SAO.NE

ces qui tarissent une partie île l'année, et augiiientc le volume de celles qui sont p<u'inanentes.

I.a Saône présente parfois des eaux extraordinaires qui entraînent avec elles les plus grands ravages. Les liisturieiis de lu eonlréc citent principalement, parmi celles (|ui ont laissé le plus de souvenirs, les crues de l'automne ô80, de I I9t>, de 1408, du 2 décembre l-t'O, du 27 septembre 1602, de février I6(J8, de janvier 1640, et du 26 février 1711.

Grégoire de Tours, en parlant de la grande crue de la Saône, qui eut lieu en. 580, sous le régne de Cbildeberl, dit : » Le Rhône et la Saône, joignant leurs rives, renversèrent une partie des murailles et plusieurs édillces. Ce furent des pluies continuelles, qui flreni enfler ces rivières , jusqu'à se répandre dans la campagne, et après que les pluies curent cessé, les arbres refleurirenl au mois de septembn; (Grég. Tur. , lib. v, cap. xxxni]. » Mais la crue véritablement extraordinaire de lu Saône, du mois de novembre 1840, a dépassé de beaucoup toutes celles dont un a conservé des traces, ou même le souvenir. .M. Laval, à cette ép 0 (|uc , ingénieur en chef de la Saône, a dressé, sur celte crue, des notes cl observations slalistiques du plus grand intérêt, insérées dans les Annales de l'agricvllure (Lyon, loin, vi, p. 246).

Suivant lui , > l'immense et désastreuse inundalion des premiers jours de novcmlire 1840, parait ne pouvoir être attribuée qu’aux causes suivantes , savoir ; à la continuité presijue absolue des pluies tombées dans le bassin de la .Saône , [lenduul 2.8 jours en septembre et octobre ; à l’imbibition totale de ce bassin jus(|u'aux couches imperméables, et à la fonte subite et presque instantanée des neiges amoncelées sur le Jura, vers les sources du Doubs et de ses allluenls. -

Il résulte des observations de .M. Lavai que riuondaliun extraordinaire de novembre 1840, est principalement due à la crue subite du Doubs, et que la crue de la Saône a mis 24 heures pour franchir l’espace de 60 kilomètres compris entre Llialon et Mâcon, et 12 heures pour les 80 kilomètres de parcours entre Gbàlon et ïournus , ce i|ui produit une vitesse mojeiiue de 2 kilomètres .50 par heure, ou de 0'", 69.5 par seconde, taudis

DE LA SAUNE.

i|ue, de Trévoux au pont de la Fcuillée, à Lyon, sur 25 kilomètres , elle n'a mis que 5 heures , ce qui produit une vitesse moyenne de 5 kilomètres à l’heure , ou de t™ 39 par seconde. Cette vitesse, dit M. Laval , double de la première, n'a rien qui doive étonner, en raison de la pente relative existant entre Trévoux et Lyon, [icnte plus (jue quadruple de celle existant entre Chaton et Mâcon.

M. Laval a dressé un tableau Taisant connaître le maximum des hauteurs de la crue de novembre 1840, repéré dans vingt- •deux endroits dilTérents , et de plus les pentes partielles et la pente totale (2' colonne) , entre St-Jean-de-Losne et le pont de la Mulatière , à Lyon. Nous le reproduisons pour sept repères principaux seulement.

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