‹ Monographie de la SaôneChapitre 2 sur 47 · DE LA SAO.NE · texte numérisé non relu

DE LA SAO.NE

ne peutjugvr à l'œil en quel sens elle coule. » incredibili lenitate, Haut ociilis in utram partent Jluat, judicari non possit , telle que la définit Sénèque , « hésitante et ne sachant point de quel coté elle versera ses Ilots. » Dubitans, nesciens guo fluctue agat.

Je parlerai ensuite de la navigation de lu Saône, principalement envisagée aux points de vue de ses progrès, de sa célérité et de ta statistique commerciale, il ne saurait y avoir de meilleur moyeu de faire connaître l’importance de cette rivière qui, en formant le principal lien de notre système de navigation fluviale entre le midi et le nord de la France, est la grande route des marchandises de la Méditerranée pour les rives du Rhin et pour celles de la Seine.

Mjo nom antique, en prenant un autre de ce sanglant massacre, qui lui est demeuré jusques aujourd’hui, »

•t La Saône, dit Coulon, est la plus sénérablc des rÎTières du monde, pour a%oir été consacrée du sang des martyrs de la foy. »

Le P. Menestrier , dans sa Pr^para/io*i <1 /7/isro/rr co»$utoire de Lyon (psg. i3), l'eiprime ainsi k ce sujet : « Ammien Marcellin est le plus aucicn anieur, que l’on tient avoir nommé la Saôfte Saocoka.... Pour ceux qui l'ont nommée Sahoona, à cause du sang répandu de nos martyrs, que l’on dit avoir fait changer de couleur k crtte rivière, je n'en voy point d'autorité bien seure, pour établir cette étymologie. «

Grégoire de Tours nomme la Saône, Samooram ; les actes de saint THvicr, Saoonais ; Nithard, Saccoraii ; Aimoin, SAOoanAat. Frédegaire l'appelle, dans un passage de sa CArontgue, Saooorram ; tuque ararim Saogoriiam, Fiuvium pervertit ; et dans un autre passage, il la nomme Sadcorra : eveeta ttavalia pei Ararim yfut’ivm, gui coçnoTninafar Savcorra.

Saint Julien de Balcurc (Origine det RoargongnoNs. Paris, i58i), réputé, faute de copistes, les versions SArcoRMA, le C étant pris pour le G, comme Hans Claude, que l’on prononce Gfoud*'.

Vers le dixième ou le onsième siècle, ~>où il était d'usage général de supprimer souvent aux mots, et parliculicremeni aux noms propres, une ou plusieurs lettres, et quelquefois même une ou plusieurs syllabes,— ^l’on fit de SoNCORO ou de Sagono, Saora, iroù plus tard le mot Saôrs.

[>E LA SAONE.

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