TAPHROCERUS
E'. Canal des antennes enveloppant l'épistome . 34. APHANISTICUS.
Peu de temps après parut la Monographie des Buprestides de Castelnau et Gory (1), dans laquelle ces auteurs se contentèrent de reprendre la classification de Solier sans y rien changer mais en y intercalant une série de genres nouveaux.
Ils donnaient la description de toutes les espèces alors connues et si cet ouvrage a été pendant plus de soixante ans un indispensable élément d'étude, c'est plus pour la figuration que pour le mérite scientifique.
En effet, cette monographie fut publiée avec un grand luxe de planches; toutes les espèces décrites y étaient figurées.
Mais si les figures sont finement gravées et soigneusement coloriées, si elles représentent avec une exactitude suffisante les espèces de grande taille, il n’en est pas de même pour les autres et il est très difficile d'identifier un Anthaxia, un Agrilus où un Sphenoptera d'après les planches et le texte, celui-ci étant trop écourté et manquant de précision.
Il serait très difficile de dire en combien de tribus Castelnau et Gory partageaient les Buprestides.
Is mentionnent d'abord celle des CHRYSOCHROITES,
(1) CASTELNAU et GORY, Monographie des Buprestides (1835-1841).
dans laquelle ils font entrer les genres Sternocera, Julodis, Acmæodera et Chrysochroa. Ils citent ensuite, sans les grouper, une longue énumération de genres et d'espèces jusqu'aux CHRYSOBOTHRITES, seul groupe bien homogène, qui précède les AGRI- LITES ; ceux-ci sont suivis du groupe terminal des TRACHYTES.
Il appartenait à Lacordaire (1) de dégager cet amas chaotique et de présenter, avec l’esprit de méthode quile caractérise, un groupement rationnel, résumant l’état de la science au milieu du siècle dernier.
Lacordaire divise la famille qui nous occupe en trois tribus, d'après la disposition des pores antennaires. Ce sont celles des JULODIDES, des CHALCO- PHORIDES et des BUPRESTIDES VRAIS. Il subdivise la deuxième en trois groupes : Chrysochroïdes, Chalcophorides vrais et Psiloptérides et la troisième en sept : Buprestides vrais, Sphénoptérides, Stigmodérides, Polycestides, Chrysobothrides, Agrilides et Trachydes.
Tels qu'ils sont établis, ces groupes sont restés pour ainsi dire immuables. Il suffit d’en transposer quelques-uns, comme on le verra par la suite, pour obtenir le classement que je crois pouvoir proposer.
Depuis Lacordaire, les études d'ensemble ont fait place à des travaux d'ordre moins général. De très nombreuses espèces ont été décrites et leurs descriptions sont éparpillées dans un grand nombre de publications scientifiques.
Parmi les travaux fauniques, il convient de eiter l'ouvrage de Kiesenwetter (2) sur les Buprestides
(1) LACORDAIRE, Genera des Coléoptères, t. IV (18537). (2) KIESENWETTER, Insect. Deutschl., t. IV (1857).
de l'Allemagne, celui de Henri Deyrolle (1) sur les récoltes de Wallace en Malaisie, celui de S. de Marseul (2) qui présente une étude complète des Buprestes paléarctiques et enfin le remarquable ouvrage de Le Conte et Horn (3) sur les Coléoptères des États-Unis. I1 convient de s'arrêter à celui-ci parce qu’il nous amène à tenir compte d’une série de caractères négligés jusqu'alors dans les méthodes de classification, caractères qui ont permis aux deux maîtres américains de présenter un groupement constituant un progrès réel dans la méthode classificatrice.
Quoique l'étude de la faune des États-Unis, relativement pauvre en Buprestides, ne nous fournisse pas le moyen de trouver le placement de la majeure partie des genres actuellement connus, il convient de reproduire les tableaux de Le Conte et Horn tels qu'ils les ont établis.
A. Plaques des hanches postérieures distinctement dilatées intérieurement, coupées extérieurement par le prolongement de l'abdomen; leur marge antérieure droite, la posté rieure oblique ; Mésosternum divisé ;
Pièces latérales du métathorax étroites; quatrième article des
tarses non lobé . . . . . Buprestini.
(1) HENRI DEYROLLE, Descriplion des Buprestides de la Malaisie recueillis par M. Wallace, — Ann. Soc. Ent. Belg., t. VIII (1864).
(2) S. DE MARSEUL, Monographie des Buprestides de l'Europe, du nord de l'Afrique et de l'Asie, — L'Abeille, t. II (1865).
(3) LE CONTE et HORN. Classification of the Coleoptera of North America, — Smithsonian Institution (1883).
Pièces latérales du métathorax
larges ; quatrième article des
tarses lobé . Schizopini.
Mésosternum émarginé, non dlivisé ST. D ANS DU TAryACOpPydini.
B. Plaques des hanches postérieures peu dilatées intérieurement ; Front non rétréci à l'insertion des antennes; pronotum tronqué à la base ; Mésosternum émarginé, non divisé. Ve GIE UNE Julodini.
Mésosternum peu apparent. Mastogenini.
Front rétréci à l'insertion des antennes ; pronotum lobé à la base Agrilini.
TRIBU I. — BUPRESTINI
Epimères métathoraciques triangulaires, découvertes; prosternum obtusément anguleux entre les
hanches ; Mésosternum soudés
et métasternum
Suture mésosternale distincte.
Epimères métathoraciques en partie couvertes par l’abdomen; proster-
num formant un les hanches ;
angle aigu entre
Front non rétréei à l’insertion des
antennes .
Front rétrécei antennes .
à l'insertion des
CHALCOPHORÆ.