‹ Monographie des BuprestidesChapitre 149 sur 251 · J. lucidicollis Chevrolat · texte numérisé non relu

J. lucidicollis Chevrolat

JULODIS TOMENTOSA | Cast. et Gory, Monogr., t. I®' (1835), p. 28, pl, 9, f. 4o.

JULODIS LUCIDICOLLIS Chevrolat, Sib. Rev, Ent.,t. V (1838), p. 59.

JULOMNS PIGTA Gory, Monogr. supp., t. IV (1840), p. 24, pl. 5, f. 22,

Oblong ovale, atténué en arrière, verdâtre, cuivreux pourpré ou bronzé brillant avec les élytres et les pattes brun clair, les premiers ornés chacun de quatre bandes pubescentes grises et pulvérulentes de blanc jaunâtre. Tête verte, cuivreuse, pourprée ou bronzée, ponctuée avec une fossette villeuse sur le front et surmontée d’une carène peu saillante ; pronotum convexe, atténué en avant et rétréci en arrière, densément ponctué avec un sillon médian pubescent et pulvérulent et, de chaque côté, une ligne longitudinale pubescente ; élytres avec, y compris la suture, quatre larges côtes ponctuées, la marge latérale finement rebordée et lisse, leurs intervalles formant des sillons peu profonds constituant des bandes ou des séries longitudinales de fossettes pubescentes et pulvérulentes de jaune pâle. Dessous finement granuleux, vert ou bronzé, avec les bords des segments abdominaux lisses et brillants et, de chaque côté des hanches postérieures, un fascicule gris jaunâtre. Pattes ponctuées.

A. Bandes élytrales complètes . . . .a. lucidicollis. A'. Bandes élytrales interrompues, formant des séries longitudinales de mouchetures pubescentes . . . . . D. picta.

Castelnau et Gory ont pris cette espèce pour le

tomentosa Herbst, qui tombe Iui-même en synonymie, puisque ce nom est pris pour une espèce valable d'Olivier. Le lucidicollis Chevrolat ne présente aucune différence avec le picta Gory, et a été décrit avant ce dernier. Du reste, le nom de picta fût-il valable, qu'il ne pourrait être maintenu, puisqu'il à été donné antérieurement, par Thunberg, à une autre espèce (cf. p. 342). C’est pour ces raisons que je lui restitue le nom de lucidicollis, qui lui convient du reste parfaitement.

Tête granuleuse et ponctuée, un peu plane entre les yeux, couverte de gros points irréguliers entre des reliefs vermiculés ; front avec quelques longs poils épars et orné de deux rangées obliques de poils longs et couchés, gris jaunâtre soyeux et réunies en arrière; épistome échancré entre deux lobes arrondis et relevés.

Pronotum plus large que long et plus étroit en avant qu'en arrière; la marge antérieure faiblement bisinuée avec un large lobe médian peu avancé et cintre; les côtés obliquement arqués, leur plus grande largeur un peu après le milieu; la base bisinuée avec le lobe médian plus avancé que les angles latéraux; ceux-ci rentrants. Il présente une ponctuation irrégulière entre des reliefs vermiculés et est garni de longs poils couchés, épars et peu denses, sauf sur cinq lignes longitudinales très ragues, et où ils paraissent un peu plus denses.

Élytres un peu plus larges que le pronotum à la base, arrondis à l'épaule, sinués sur les côtés à hauteur des hanches postérieures, très légèrement élargis au tiers supérieur, atténués ensuite jusqu'au sommet; celui-ci tridenté de part et d'autre, les dents internes rapprochées, l’externe remontant un peu sur le côté, la médiane quelquefois absente.

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Ils présentent, de chaque côté, quatre sillons à fond finement rugueux et ponctué, garnis d'une pubescence couchée, jaunâtre et pulvérulente, ces sillons séparés par de larges espaces costiformes et grTossièérement ponctués ; la marge latérale finement rebordée ; le rebord moucheté de fines piqüres poncetiformes; une étroite ligne obscure le long de la base; le rebord marginal souvent plus obscur en avant qu’en arrière ; une large bande obscure, naïssant sous le calus huméral et n’atteignant pas le sommet, longe la marge latérale à une certaine distance de celle-ci. Souvent les bandes pubescentes sont remplacées par des séries longitudinales de fascicules jaunes et pulvérulents, les poils dirigés en arrière (var. picla Gory); alors les côtes élytrales disparaissent de même que la bande prémarginale obscure et la ligne sombre bordant la base.

Dessous vert, couvert de longs poils couchés, espacés, plus denses sur les côtés que sur le milieu ; ponctuation fine, très rapprochée, sauf sur les bords des segments abdominaux qui sont lisses et très brillants, parfois cuivreux.

Pattes villeuses et grossièrement ponctuées ; fémurs cuivreux ou verts, tibias et tarses fauves.

HaB. — Cap de Bonne- Espérance; env. de Tripoli (1) Muséum de Paris : Mouchez, 1877).

(1) S'il existe une localité de ce nom dans l'Afrique australe, ce que j'ignore, cette désignation est exacte; elle serait extraordinairement intéressante s’il s'agissait du Tripoli de la Tripolitaine, puisqu'elle confirmerait une fois de plus l'homogénéité de la faune africaine.

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