‹ Monographie des BuprestidesChapitre 65 sur 251 · S. luctifera · texte numérisé non relu

S. luctifera

STERNOCERA LUCTIFERA Klug, Mon, Acad. Berl., 1855, p. 644; Peters Reis., 1862, p. 180, pl. 11,f.1.

STERNOCERA FUNEBRIS Boheman, Ofv. Vet, Ak. Fohr., 1860, p. 14.

STERNOCERA MORIO Harold, Mitt, Munch. Ent. Ver., t. II, p. 104.

STERNOCERA ÆNESCENS Kerrem., Not. Leyd. Mus., t. VIII (1886), P. 190.

STERNOCERA LUCTIFERA Kerrem., Ann. Soc. Ent. Belg., t. XXXII (1888), p. 88.

STERNOCERA PLAGIATIVENTRIS Kerrem., Wytsm, Gen, Ins., fase. 12

Long. 0",032-0",040 ; larg. 0",013-0",018.

Ovalaire, convexe, entièrement noir et très brillant; pronotum et dessous parfois bleuâtre ou bronzé obscur; reliefs de la base des élytres peu accusés ; pronotum présentant une large dépression ovalaire, villeuse et garnie d’une pulvérulence blanche ou jaune, cette dépression diminuant graduellement chez certains exemplaires au point de disparaître complètement.

En prenant comme type l'espèce ramenée à sa forme la plus simple, le S. Zuctifera KI., entièrement noir brillant, avec une large tache pulvérulente sur les côtés du pronotum, pour aboutir au S. morio Har., sans impressions thoraciques, mais avec des taches allongées le long de la marge extérieure de la moitié postérieure des élytres, on passe par une série d’intermédiaires tellement nombreux et tellement variés que l’on serait tenté d'y voir des espèces distinctes. Mais il existe des passages : induscutables entre toutes ces formes : la tache thoracique, si nette et si grande chez le luctifera, diminue insensiblement et finit par n'être plus qu'une cicatrice qui disparaît complètement. Si l'on prenait cette tache pour base de classement, on arriverait certainement à trouver deux groupes suffisamment tranchés. Mais si l’on tient compte des variations du dessous, très importantes pour l’examen de tous les Buprestides, on remarquera que les taches villeuses de l'abdomen varient en grandeur et en forme; on remarquera en outre que nombre d'exemplaires qui ne sont pas des morio $S.S., commencent à montrer les traces de taches élytrales qui sont la caractéristique des espèces des groupes de l’orissa Buq. et de l’interrupta Oliv., qui suivent. Quant à la coloration, si elle reste à peu près uniforme sur les élytres, qui sont toujours noirs ou légèrement bronzés ou quelquefois bleuâtres, elle est par contre très variable pour le dessous et souvent aussi pour le pronotum. Toutes ces variations peuvent se ramener aux quatre types qui suivent :

A. Une large impression pulvérulente,

blanche, jaune ou brune, de chaque

côté di pronotum.. 1 PF INENalriuctifera:

A'. Pronotum sans impressions pulvéru-

STERNOCERA 167

lentes, celles-ci quelquefois remplacées par une vague cicatrice Sans allure caractérisée ; B. Élytres sans impressions allongées et pulvérulentes le long de la marge postérieure externe ; C. Taches abdominales nulles ou peu accusées, sauf les deux A DICALES NS OR EN No AUDE bris:

C'. Taches abdominales grandes, semi-Ccirculaires, villeuses et pulvérulentes de jaune chamois foncé. . . . c. plagiativentris.

B'. Élytres avec des impressions plus ou moins villeuses et pulvérulentes, allongées, le long de la marge postérieure externe. . . d. morio.

Tête granuleuse, déprimée sur le front, avec une très petite carène lisse entre les yeux, et entièrement couverte de longs poils épars, gris argenté ou blanc sale, plus serrés et plus courts dans la dépression frontale.

Pronotum avec les angles antérieurs rabattus, à peine plus étroit que les élytres à leurs bases, criblé de fovéoles allongées, confluentes vers une ligne enfoncée médiane très vague, formée par l'accumulation de ces fovéoles. Il est cilié de blane à sa partie supérieure et présente, chez le type, un large enfoncement latéral rempli d’une pulvérulence retenue par une pubescence soyeuse, d’un blanc argenté ou d’un blanc sale, de grandeur variable, cette tache disparaïssant ou ne subsistant plus qu’à l’état de cicatrice chez les variétés b, c et d.

Élytres rebordés à l'épaule, sinueux à hauteur

des hanches postérieures, tri-épineux au sommet avec le calus huméral court mais assez prononcé. Ils sont couverts d’une fine ponctuation devenant un peu granuleuse à la base, les points très irrégulièrement disposés en stries vagues, avec la suture lisse, et présentent en outre, à la base, deux enfoncements ou sillons irréguliers, séparés par un bourrelet grossièrement ponctué. Ils sont aussi ornés de taches allongées et villeuses, situées le long de la marge externe (var. morio Har.), ces taches disparaissant entièrement ou ne subsistant plus qu’à l’état de cicatrices très vagues chez les variétés a, betc.

Dessous à ponctuation épaisse, irrégulière, plus marquée mais plus éparse sur la poitrine; villeux, revêtu de longs poils épars, gris argenté, avec deux taches allongées, également villeuses et blanchâtres, sur le dernier segment abdominal. Parfois (var. plagiativentris) orné, sur l'abdomen, de chaque côté de chacun des segments, d’une large tache semi-cireulaire, jaune chamois.

Pattes concolores et ponctuées.

HAB. — Luctifera : Tette; Zambésie; Ovambo; Mozambique ; N’Gami.

Funebris : Nyassa; N’Gami, Zambèse.

Plagiativentris : Congo.

Morio : Congo ; Lunda; Mamboia.

L'habitat de cette espèce est très étendu et subméridional; il comprend une zone située immédiatement au sud de l'équateur et qui s'étend jusqu'au Zambèse.

Ts

Page 1