S. orissa
Buquet.
STERNOCERA ORISSA Buquet, Bull. Soc. Ent. Fr., 1837, p. 56.
STERNOCERA ORISSA Gory, Monogr. supp., t. IV (1840), p. 5, pl. 1, 1.13.
STERNOCERA LANIFICA Erichson, Wiegm, Arch.,t. 1% (1843), p. 223.
STERNOCERA CURRORI White, Ann. & Mag. Nat Hist., t., XII (1843), p. 266.
STERNOCERA LITURATA White, L. c., ibid.
STERNOCERA BURCHELLI White, L. c., ibid.
STERNOCERA MONACHA Klug, Mon. Berl. Acad., 1855, p. 644; Peters Reis ,61862/p} 180, pl: IT, 1.02;
STERNOCERA BERTOLONII J. Thomson, Typ. Bupr., 1858, p. 7.
STERNOCERA ELLIPTICA Kerrem.,C.R. Soc. Ent. Belg., t. XXX (1886), p. 33; Ann. Soc. Ent. Belg., t. XX XII (1888), p. 85, pl. x, f.8.
STERNOCERA FUNERARIA Kerrem., C. R. Soc. Ent. Belg., t. XXX (1886), p. 34.
STERNOCERA ORISSA Kerrem., Ann. Soc. Ent. Belg., t. XXXII (1888), p. 85.
STERNOCERA MODESTA Péringuey, Trans. S. Afric. Philos. Soc., 2e sér., t. VI (1892), p. 40.
STERNOCERA REIMERI Kolbe, Ent. Nachr., t. XXIII (1897), p. 350.
Long. 0",031-0",047 ; larg. 0",013-0",020.
Oblong ovale, plus ou moins atténué à l’extrémité, convexe, vert, bronzé, bleu ou noir en dessus avec des reflets pourprés en dessous; pronotum à fovéoles grandes, pulvérulentes, jaune ou blane jaunâtre et présentant de part et d'autre une dépression ou tache oblongue, pulvérulente et jaunâtre ; élytres rugueux, réticulés et ponctués, avec cinq impressions sur chacun d'eux; deux petites et arrondies, au milieu de la base, une troisième allongée, à l'épaule, dans le repli épipleural, les suivantes le long de la marge postérieure externe. Antennes et pattes concolores.
Depuis le type de l'espèce, S. orissa Buq., jusqu'à
l'extrême limite de sa variation {S. Reimeri Kolbe), on peut trouver tous les passages. Certes, le S. lanifica Er., dans sa forme la plus développée, avec les taches thoraciques et élytrales larges et très accentuées, examiné tout seul et comparé à la forme Bertolonii Thoms., pourrait passer pour une espèce distincte; de même le $. monacha KI., comparé à l’orissa s. s., pouvait se trouver dans le même cas à l’époque où Klug le décrivait, mais les nombreux exemplaires qu'on peut comparer aujoutrd'hui ne permettent de voir dans ces formes si variées, qu'une succession de races que l’on peut ramener à huit variétés, comme il suit :
A. Élytres réticulés; les taches élytrales souvent réunies en une seule large bande marginale; les côtes bien marquées ;
B. Corps ovoïde, atténuéëé au sommet ; élytres vert métallique clair ;
C. Dépressions latérales du pronotum assez grandes, Subtriangulaires, atteignant presque la base; taches élytrales grandes, espacées et triang'ulaires: A REC REN SE PERA AOTISSAE
C'. Dépressions latérales du pronotum petites, circulaires, attetignant à peine le tiers de la base ; taches élytrales réunies en une large bande accostée intérieurement de quelques mouchetüres *. 21% 74040: Bertoloni:
B'. Corps robuste, elliptique; élytres très réticulés, d’un vert métallique très obscur ; taches ély-
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trales réunies en une large bande accostée de quelques mouchetures SUP ISA FÉMIOITALENTE! »., ., . €. ,elliptita, A'. Élytres granuleux et ponctués; côtes vagues où nulles ; B. Élargi à l'épaule, atténué en arrière ; dépressions latérales du pronotum et des élytres trés grandes; élytres obscurs, bleus OUVERTS ER. Pendant ee CHI ANLINCA:
B'. Oblong ovale, dépressions ou taches élytrales plus petites ; C. Élytres granuleux, obscurs, verts ou bleus ; D. Bleu verdätre; taches élytrales triangulaires . .e. liturata.
D'. Bleu brillant; dépressions élytrales allongées et li- HÉAITES AE en 0 ReÏMETI:
C’. Élytres ponctués, noir brillant ; taches élytrales blanches . f. funeraria.
A". Élytres granuleux; taches élytrales nulles ; bleu brillant, obscur . . h. monacha.
Tête granuleuse, légèrement déprimée sur le front, avec une carène lisse entre les yeux, souvent peu visible à cause de la villosité qui la recouvre en partie.
Pronotum rétréci en avant, aussi large que les élytres à la base, criblé de fovéoles allongées, confluentes vers une vague ligne enfoncée médiane, formée par l'accumulation des fovéoles; un large enfoncement de chaque côté, subtriangulaire ou arrondi, rempli, ainsi que les fovéoles, d’une pulvérulence blanche ou jaune, parfois jaune chamois, retenue par une courte pubescence de même nuance.
Élytres rebordés à l’épaule, sinueux à hauteur des hanches postérieures, tri-épineux à l’extrémité et présentant, avec la suture, trois côtes élevées, souvent nulles chez quelques variétés, ou plus accentuées vers la suture. Ils sont ornés chacun de cinq impressions ou taches : deux subarrondies, au milieu de la base; une, allongée, ovalaire, le long du repli marginal de l'épaule; les deux autres le long de la marge externe, l’une, amincie ou oblongue, à hauteur du sinus coxal — elle est souvent interrompue et se dédouble alors en deux tachettes arrondies — l’autre, toujours plus grande et plus large, triangulaire, longeant tout le tiers postérieur et quelquefois accostée de tachettes ou mouchetures internes. Ces taches, ainsi que la ponctuation discale, sont garnies de la même pulvérulence que celle qui se remarque sur les impressions thoraciques.
Dessous rugueux, grossièrement et largement ponctué, légèrement villeux avec une tache oblongue de chaque côté du mésosternum, sous la deuxième paire de pattes, et une tache subarrondie sur les côtés de chacun des segments adbominaux, cette tache très allongée sur le dernier segment. Saillie sternale courte et épaisse, évidée de chaque côté.
Pattes grossièrement ponctuées.
HAB. — L'habitat de cette espèce est beaucoup plus méridional que celui des autres espèces du genre. Il s'étend, par toute l'Afrique australe, depuis le Zambèze jusqu'au cap de Bonne-Espérance.
S. orissa : Natal; cap de Bonne-Espérance; Zululand ; Delagoa Bay.
S. Bertolonii : Mozambique ; Delagoa Bay.
S. elliptica : cap de Bonne-Espérance ; Natal; Mozambique.
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S. lanifica : Loando; Hottentotie; Mozambique ; Angola; Congo méridional, Kumpata; Chimfimo; cap de Bonne-Espérance ; Zambésie.
S. liturata : Limpopo; cap de Bonne-Espérance; Natal; Ovampo; Transvaal; Kalihari; Swakopmund; Mombaz.
S. Reimeri : Afrique orientale allemande.
S. monacha : Zambésie.
S. funeraria : Cap de Bonne-Espérance; Transvaal.
Les S. Currori et Burchelli White, modesta Péring., sont des passages peu accentués vers l’une des huit races ou variétés énumérées ci-dessus. L'examen de la distribution géographique des nombreux spécimens que j'ai pu voir prouve combien ces races ont pu se mélanger, la plupart d’entre elles s'étendant sur presque tout le territoire ciszambésien.