S. interrupta Oliv
BUPRESTIS INTERRUPTA Olivier, Entomologie, t. II (1590), p. 26,
ADI 282107ec:
BUPRESTIS INTERRUPTA Fabricius, Entom. Syst., t. I® (1594), pt. 2, P. 195. |
BUPRESTIS INTERRUPTA Herbst, Natuursyst., Col., t. IX (1801), p. 19, D 0 100
STERNOCERA INTERRUPTA Cast. & Gory, Monogr., t. It" (1835), p. 11, Pl ET
STERNOCERA KLUGI Thoms., Arcan. Nat., t. 1% (1859), p. 119.
STERNOCERA MEPHISTO Thoms., £. c., ibid.
STERNOCERA RETICULATA Kerrem., C. R. Soc. Ent. Belg., t. XXX (1886), p. 35.
STERNOCERA INTERRUPTA Kerrem., Ann. Soc. Ent. Belg., t. XXXII (1888), p. 95.
Long. 0",027-0",042 ; larg. 0",010-0",015.
Oblong, atténué en arrière, rugueux en dessous, finement chagriné en dessus, noir, bronzé ou brun marron foncé; pronotum longitudinalement sillonné au milieu, les fovéoles pulvérulentes et blanches ; élytres peu rugueux, ponctués, avec, le long de la base, trois impressions linéaires, allongées, la marginale plus longue que les internes, celles-ci parfois nulles; les côtés postérieurs ornés d’une impression allongée, linéaire, pulvérulente et blanche, parfois entière, souvent interrompue. Dessous couvert d’une pubescence soyeuse, couchée, très dense et retenant une pulvérulence blanche.
Cette espèce, l’une des plus anciennement connues du genre, est excessivement variable. La sculpture élytrale, simplement ponctuée chez le type, devient rugueuse chez les variétés reticulata et Klugi et présente, chez la variété Mephisto, une ponctuation plus épaisse, à points arrondis et espacés. La colo-
ration varie également, depuis le noir intense jusqu'au bronzé clair et depuis le noir brunâtre jusqu'au brun marron clair; quelques exemplaires présentent une coloration noire tournant au bleu. Malgré la grande variabilité de cette espèce, on peut la ramener aux quatre variétés suivantes :
A. Dessus entièrement noir maculé de
blanic'RUr EM, PE PE MIDtenTU DEA A'. Bronzé ou brun marron;
B. Bronzé obscur; élytres rugueux. b. reticulata.
B'. Le fond des impressions et celui de
la ponctuation dorés ; C. Entièrement bronzé: base des segments abdominaux bor-
dés de pourpré métallique . c. Klugi.
C'. Élytres bruns ou brunâtres; dessous vert doré . . . d. Mephisto.
Tête rugueuse, largement sillonnée sur le front; antennes noires.
Pronotum presque un tiers plus large que long, avec les angles antérieurs fortement rabattus, entièrement couvert de fossettes irrégulières, arrondies, plus serrées et plus petites vers le haut, se réunissant parfois pour former un sillon médian.
Élytres très légèrement rebordés à l'épaule,
sinueux à hauteur des hanches postérieures, à peine tridentés au sommet, couverts d’une ponctuation serrée; légèrement rugueux et présentant, chez le type, quatre enfoncements ou sillons amineis : deux basilaires dont le premier, c’est-à-dire le plus rapproché de la suture, toujours plus court, le troisième huméral, longeant le repli marginal de l'épaule et le quatrième très allongé, souvent interrompu de façon à former une série d’enfoncements oblongs longeant
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toute la bordure externe, à partir du milieu jusque près du sommet de l’élytre. Ces enfoncements sont souvent réduits à de simples sillons glabres et disparaissent même entièrement chez certains individus, surtout chez ceux qui appartiennent aux variétés Klugi et Mephisto, et, de même que les fossettes prothoraciques, ils sont remplis d'une pubescence courte et feutrée, très serrée, d’un blanc éclatant ou légèrement jaunâtre.
Dessous rugueux, entièrement recouvert de la même pubescence, sauf toute la partie médiane où cette pubescence se raréfie au point de laisser une ligne entièrement glabre.
Pattes finement ponctuées.
HAB. — C’est, avec le S. castanea, l'espèce la plus septentrionale de l'Afrique : Sénégal; Guinée; Nil blanc; Niger; Bénoué; Zambésie; Damara.
Remarques phylogéniques sur le genre Sternocera
Toutes les espèces du genre Sternocera ont entre elles des affinités très marquées. Il suffit de jeter un coup d’œil sur le tableau synoptique placé en tête du genre pour être frappé de la façon dont les espèces et les variétés s’enchevêtrent les unes parmi les autres et pour être convaincu qu’il ne doit exister en tout que cinq à six formes spécifiques bien déterminées, le reste constituant des séries de variations ou de races dont les chaînons interrompus se retrouveront lorsque la faune de l’Afrique aura été étudiée, comme l’est actuellement celle de l’Europe occidentale.
Des considérations d’ordre purement bibliographique et imposées par la loi de priorité attribuent trop souvent une valeur spécifique à des variations, alors que le type de l'espèce se trouve relégué au second plan, à titre de variété. Je citerai notamment le cas du chrysidioides, décrit postérieurement au chrysis.
Le chrysidioides, à tégumentation presque lisse, à coloration uniformément brune ou noire, à villosité et pulvérulence à peu près nulles, est certainement la forme la plus simple des Sternocera. Il lui reviendrait, selon moi, la valeur spécifique accordée à sa variété chrysis. Mais cette méthode amènerait un tel bouleversement dans la nomenclature, qu’on ne peut que la désirer pour le moment, sans même essayer de la faire prévaloir. Nous avons donc laissé les choses dans leur état, mais l’examen des deux tableaux généalogiques résumant mes recherches phylogéniques démontrent que certaines variétés sont les souches de rameaux entiers et auraient, pour cela seul, des droits au nom d’espèce, tandis que certaines de celles-ci ne sont que les liens d’une forme à une autre.
Tous les Sternocera possédant les mêmes caractères anatomiques, ce n’est que dans l’ornementation extérieure que l’on peut rechercher les liens qui les unissent et l’on
sr
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peut admettre que ceux dont la tégumentation est peu | compliquée, en dessous comme au-dessus, seront les formes les plus primitives.
Le S. chrysidioides de l'Inde (variété du S. chrysis) pourrait donc être la souche encore vivante de tous les Sternocera existants. De lui dériveraient toutes les espèces hindoues, très voisines les unes des autres, et il aurait pu donner aussi naissance au S. Eschscholtzi, qui constituerait la souche de la branche africaine. Il suffit de comparer les dessous de ces deux espèces pour être convaincu de leur rapprochement.
La filiation de la branche hindoue s’établirait d’ellemême par l’accentuation progressive de la coloration, des reliefs, des dépressions, de la villosité, de la pulvérulence et des fossettes élytrales.
Si du chrysidioides nous passons au chrysis, nous pouvons admettre que celui-ci a pu donner naissance à deux rameaux : celui du nitidicollis et celui du Diardi, le premier à abdomen encore lisse et le second avec l'abdomen déjà cicatrisé. Le rameau du nitidicollis se subdiviserait en deux rameaux secondaires : celui du lœvigata Oliv., souche du rugosipennis, et celui de l’æquisignata et de ses variétés dont la forme extrème serait le ruficornis,
Le rameau du Diardi a pu se subdiviser lui-même suivant orientalis d’où provient le dasypleura d’une part, et d'autre part suivant basalis jusque linearis, par sternicornis.
Ce groupement nous permettrait de fixer le tableau généalogique des espèces hindoues de la manière suivante :
{ LÆVIGATA OI, — rugosipennis.
NITIDICOLLIS, | à ae ; Ds dioites. Le | CHRYSIS, souche de ÆQUISIGNATA — RUFICORNIS,
de carysis, sou- | la tige hindoue, {
che présumée
des Sternocera.
( ORIENTALIS — DASYPLEURA,
nn RENAN s : à | basalis — STERNICORNIS — linear'is.
lævigata Kolbe (var. d'ESCHSCHOLTZI) souche de la tige africaine,
Si nous procédons ensuite à l'examen des espèces africaines et de leurs variétés, qui sont loin d’être entièrement connues, nous verrons que leur filiation, pour les espèces que nous possédons, n’est pas aussi compliquée qu’elle paraît tout d’abord, et bien que de nombreux intermédiaires nous manquent, nous pouvons dès à présent présenter des bases phylogéniques en partant d’une hypothèse, discutable peut-être, mais aussi vraisemblable.
Prenant le lœvigata Koïlbe, issu du chrysidioides, nous pouvons admettre qu’il a produit l’Hildebrandti, sans descendanee encore connue, et l’Eschscholtzi, qui aurait donné naissance au Gerstækeri, dont la parenté avec le castanea n’est pas douteuse.
Le cariosicollis dérive-t-il du précédent? Peut-être, et nous pouvons le placer en dehors, sans descendance connue, comme nous l’avons fait pour l’Hildebrandti.
On ne peut contester l’union qui existe entre castanea et Boucardi, et de celui-ci pourrait provenir le syriaca. Deux branches peuvent dériver de ce dernier : celle du Revoili, que nous examinerons sub litt. A, et celle du foveopubens, que nous reprendrons ensuite en B.
A. Les chaînons se suivent sans interruption de Revoili à Iris, par Bennigseni, pulchra et Fischeri. On ne peut douter de la filiation de ces espèces et parmi celles-ci le pulchra, très variable, à pu former le rameau détaché du frutetorum, dont je ne trouve pas, jusqu'ici, la descendance.
Entre l’Iris et le variabilis, il y a le versicolor qui les unit; entre l’Iris et le luctifera on trouve le funebris, d’où formation de deux nouvelles branches. Terminons tout d’abord avec la seconde: 7ris, funebris, luctifera, monacha, Reimeri et enfin orissa avec ses variétés multiples sont autant de chaïînons qui ne présentent, pour ainsi dire, aucune solution de continuité. Ils paraissent descendre en ligne droite les uns des autres.
teprenons le versicolor, indiscutable intermédiaire entre