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le variabilis et l’Iris et faisons-en descendre aussi, mais avec doute et en le laissant en dehors, sans descendance connue, le discedens, comme nous l’avons fait déjà pour Hildebrandti, cariosicollis et frutetorum.
Nous avons donc versicolor et variabilis, issus l’un de l’autre. Ce dernier pourrait former deux rameaux : Fulleborni, souche du variabilis, et rufipennis, souche du Campanæ; de celui-ei descend indiseutablement le feldspathica, qui a pu donner naissance au Wahlbergi, ancètre probable de l’'Hunteri. Du Campanœæ dériverait aussi le Zechiana, sans issue jusqu'ici.
B. Foveopubens, issu, comme nous l'avons vu, du syriaca, pourrait être la tige de deux rameaux : Colmanti, ancêtre présumé du Duvivieri, et Stevensi, parent de l’interrupta et de ses variétés.
C’est de ce dernier que pourraient provenir tous les Julodis, par le J. Caillaudi; il suffit d'examiner les dessous de ces deux espèces pour être frappé de leur similitude, On pourrait les confondre, n’était la saillie sternale, mais l'examen doit se faire sur des exemplaires bien frais.
En résumé, les Sternocera ont dû apparaître au début sur les hauts plateaux du Pamir, d’où ils se sont répandus dans l’Inde en détachant un rameau vers l'Afrique. Les espèces asiatiques se sont moins diversifiées que les africaines, qui se sont modifiées suivant des formes multiples. Celles-ci auraient, par la suite, produit les Julodis.
Ces considérations seront rendues plus claires par l'examen du tableau généalogique des formes africaines, que nous avons cru pouvoir dresser de la manière suivante (voir p. 188).
Il ne faut évidemment voir dans ce groupement qu'un essai de détermination de la parenté des espèces actuellement connues et non un tableau généalogique dans le sens absolu d’un mot qui n'implique ici que de simples recherches relatives à un groupement rationnel, basé sur l’examen d’une très grande quantité de spécimens,
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Considérations complémentaires sur le genre Sternocera
La majeure partie de l'étude de ce genre était sous presse et devait paraître en son temps lorsque j'ai reçu les Sternocera du Muséum d'Histoire naturelle de Paris. Presque en même temps, mon ami et collègue M. G. Meyer-Darcis m'envoyait une admirable série d’espèces du même genre, appartenant aux groupes variabilis Kerrem. et pulchra Waterh.
Bien que l'étude détaillée de chaque espèce dépasserait notablement les limites de la présente monographie et n'entre pas dans le cadre que je me suis tracé, je crois devoir ajouter quelques remarques qui m’ont été suggérées par l'examen de plusieurs spécimens affectant une forme digne de remarque.
12. S. CASTANEA Oliv. — Je rapporte à la variété Druryi Waterh., deux exemplaires de la collection du Muséum d'Histoire naturelle de Paris et provenant de l'Abyssinie, province équatoriale, pays de Dimé (mission Du Bourg de Bozas, 1903).
S. CASTANEA Oliv., var. Du Bourgi, nov. var., très robuste, plus rugueux, les côtes élytrales plus nettes, sans mouchetures pulvérulentes, les élytres brun marron avec une large tache noire à la base, couvrant tout le tiers antérieur sauf la fossette basilaire et le bord épipleural. Pattes brunes avec l’intérieur des fémurs noir (Muséum de Paris par mission Du Bourg de Bozas, 1903 : Abyssinie mérid., pays Sidamo |1,300-2,000 m.]; provinces équator., Gofa Basketo Dimé).
18. S. FELDSPATHICA White. — Un remarquable spécimen dans la collection du Muséum de Paris et appartenant à la var. Campanæ Luc., mais beaucoup plus robuste que le type et avec les élytres d’un jaune fauve plus clair.
Dans la collection de M. Meyer-Darcis, un spécimen provenant de l'Afrique orientale allemande, à élytres brun marron, mais sans reflets bleus, et que l’on peut considérer comme un passage à ma variété tristis.
23. S. purcHRA Waterh. — Une longue série de spécimens de la variété Goetzeana Kolbe, passage du pulchra à la var. clara, mais avec raies obliques rouges sur les élytres (coll. Meyer-Darcis).
26. S. varIABILIS Kerrem. — Les variations que présente cette espèce deviennent déconcertantes. Je l’avais décrite autrefois d’après treize exemplaires rapportés par M. le capitaine, aujourd’hui colonel Storms, des environs du lac Tanganyka. Tout en présentant une certaine analogie avec l’Zris Harold, par les vagues reflets irisés de l’élytre et avec le funebris Boh., par le faciès général, je pensais avec raison me trouver en présence d’une forme spécifique bien déterminée et remarquable surtout par les reliefs ou boursouflures de la base des élytres. Bien que la coloration du dessous fût assez variable, allant du bleu au bronzé doré, les élytres étaient invariablement noirs, parfois avec un vague reflet irisé, parfois aussi avec la base plus ou moins nuancée de rouge sombre.
Toute une suite d'exemplaires de la collection Meyer- Darcis et provenant de l’Afrique orientale allemande vient encore augmenter le nombre de variétés; nous arrivons ainsi à établir :
1° Une nouvelle variété picipennis, à pronotum cuivreux, parfois bleu verdâtre et à élytres bruns, plus ou moins obscurs, souvent plus foncés le long de la marge latérale et à dessous cuivreux brillant, légèrement bronzé.
2° Que le S. FuzzeBornt Kolbe constitue une forme amplifiée de la var. humeralis, avec la base des élytres brun clair et ceux-ci noirs ou bruns, passant insensiblement à mon $S. rufipennis (n° 27, cf. pp. 107 et 160) qui doit donc passer en synonymie comme variété du variabilis.
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3° Une variété nommée amitina K olbe mss., me paraît être la limite extrème de l’espèce qui nous occupe. Elle présente la même coloration que celle du rufipennis, d’un brun acajou clair sur les élytres, mais ceux-ci sont moins convexes, plus plans en dessus et plus acuminés au sommet, les côtés plus droits et moins arqués. Ces détails donnent à l’insecte un faciès particulier, différent de celui des autres variabilis et j'aurais pu, comme mon collègue M. Kolbe, voir en elle une espèce si je n’étais mis en méfiance par l'expérience du rufipennis.
35. S. Duviviert Kerrem. — Je réunis à cette espèce deux exemplaires de taille plus grande, d’un faciès un peu plus robuste, avec l’abdomen plus rugueux; la tête, le pronotum et le dessous d’un cuivreux brillant, les élytres brun marron clair et qui pourraient constituer la variété major, du S. Duvivieri.
En résumé, comme je le disais en commençant cette note, chaque espèce de Sternocera pourrait donner matière à la création d’une foule de variétés, de races ou de sousespèces s’écartant fort de la forme considérée comme le type de chacune d'elles (x).
(1) Je remarque à la page 25 (livr. I), un lapsus que les entomologistes auront rectifié d'eux-mêmes, mais qu'il est nécessaire de signaler. Il faut lire, ligne 15, « le prosternum, partie centrale du sternum », au lieu de « le prosternum, partie centrale du metanotum ».
&. — Julodis
Eschscholtz.
Zool. Atl., t. Ier, p. 9 (1829).
Julodis Solier Ann. Soc. Ent. Fr.,t. II (1833), p. 270, pl. 10, 1e je
Julodis Cast.&Gory Monogr. Bupr., t. I (1835), pl. x, f. 1.
Julodis Lacordaire Gen. Col., t. IV 1855), p. 12.
Julodis Marseul L'Abeille, t. II (1865), p. 29.
Saccosoma Motschulsky Bull. Ac. Sc. Petrop., p. 294 (1859).
Julodella Semenow or. Soc. Ent. Ross., t. XXXVII (1893),
Neojulodis Kerrem. Wytsm., Gen., Ins., fase. 12, Bupr. (1903),
Tête plane ou légèrement concave; épistome sinué ou échancré, parfois muni d’une dent médiane. — Yeux médiocres, peu saillants, latéraux. — Antennes assez grêles, à article 1 en massue arquée ; 2 court, obconique; 3 allongé, déprimé ou subcylindrique ; 4 plus court; 5-10 dentés en scie aiguë au côté interne, transversaux et triangulaires; 11 tronqué ou subéchancré; les 7 derniers couverts, sur leurs deux faces, de pores diffus et cachés par une pubescence soyeuse. — Pronotum transversal, convexe, retréci en avant, bisinué à sa base, son lobe médian étroit et aigu. — Élytres allongés, cylindroconiques, toujours inermes à leur extrémité. — Hanches postérieures subparallèles, triangulairement dilatées au côté interne; tarses assez longs, tantôt larges et déprimés, tantôt plus étroits, les quatre premiers articles de chacun d'eux subégaux, plus ou moins trigones; le cinquième en ‘arré long; les crochets lobés à la base. — Prosternum étroit, caréné, subconvexe et arrondi au sommet. — Mésosternum généralement très court et
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oblique ou subvertical, rarement divisé. — Corps robuste, cylindro-conique.
Ce genre reproduit les formes générales des Sternocera, dont il ne se distingue essentiellement que par l’absence de la saillie sternale. Les différences sexuelles ne sont appréciables que chez certaines espèces et résident dans l'allure de l'extrémité du dernier segment abdominal, qui est plus ou moins échancrée ou tronquée chez le & et tronquée ou arrondie chez la ç, souvent avec le bord extrême légèrement relevé en gouttière.
La synonymie des Julodis est très compliquée. On a cru voir, dans des races locales ou des variétés, des formes spécifiques distinctes, alors que, comme pour les Sternocera, nous nous trouvons en présence d’un genre dont les représentants présentent une succession de faciès qui s’enchevêtrent les uns parmi les autres et qui ne sont dus, en réalité, qu'à des variations tégumentaires ou de pubescence.
La synonymie des espèces, telle que j'ai tenté de la redresser, peut paraitre hasardée; elle m'a préoccupé pendant longtemps et mes doutes ont été aplanis 1l y à quelques années déjà, lorsque M. Abeille de Perrin m'écrivit un jour que d’après lui, un grand nombre d'espèces du bassin de la Méditerranée pouvaient être réunies, ne constituant que des races locales. Je l’engageai vivement alors à signaler sa découverte, afin de lui en laisser la priorité et j'ignore s’il l’a fait dans ces derniers temps.
J'ai trouvé, depuis, la confirmation des faits par l'examen de l’armature génitale des mâles, pour toute une série d'espèces du cap de Bonne-Espérance et, de même que la majeure partie du redressement de la synonymie des espèces de la Méditer-
ranée revient à M. Abeille de Perrin, de même, à mon collègue et ami M. Péringuey, de Capetown, revient la priorité du remaniement synonymique des espèces de l'Afrique du Sud.
M. Péringuey m'a envoyé une longue suite de Julodis, de la région du cap de Bonne-Espérance, dont les pénis détachés et collés sur cartons, lui avaient permis de réunir certaines espèces. Il m'a envoyé en même temps une note sur ces réunions et je dois dire que, si invraisemblable que paraisse, par exemple, la synonymie du J. Chevrolati Cast. et Gory = hirsuta — hottentota= pantherina =rugosa Cast. et Gory, non seulement tous les passages existent, mais de même que l’armature génitale est identique pour chacune de ces prétendues espèces, de même l’est aussi la forme du dernier segment abdominal dans les deux sexes. :
Je n'ai pu, malheureusement, examiner tous les forceps 6, et je ne doute pas que l’on arrivera à réunir davantage encore les nombreuses espèces que différents auteurs ont cru pouvoir décrire comme nouvelles. Si lés descripteurs pouvaient se rendre compte de l'utilité et de l'intérêt que présente la revision de la synonymie, ils comprendraient que celle-ci, bien établie, est plus précieuse pour la science que la description d'une nouvelle variété.
Ce genre peut être subdivisé en trois grandes sections ou sous-genres, de la manière suivante :
a. Cavité sternale formée en entier par le mésosternum; crochets des tarses lobés à la base . FU(LE RENTE LE
b. Pronotum non globulaire, atténué en avant seulement; élytres conjointement accuminés au sominet. a. Julodis.
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b'. Pronotum globulaire, très convexe, rétréci en arriere; élytres séparément arrondis où subacuminés au sommet avec un pelit vide anguleu stEura lus fs 30, 504.0. litôdells.
a’. Cavité sternale formée latéralement par le méso- et dans son fond par le métasternum ; crochets des tarses lobes à la DASC MER UN AO. MO MN" SNNedlIodis.
DISTRIBUTION GÉOGRAPHIQUE. — L’habitat des Julodis est, dans son ensemble, le même que celui des Sternocera, mais il est plus étendu vers le bassin de la Méditerranée; bien que cet habitat soit le même, il semble que les premiers abondent là où les seconds sont plus rares et réciproquement, en sorte que l’on est admis à supposer que les Sternocera ont empêché l'extension des Julodis sur certains points d’une aire géographique très étendue qui comprend toute l'Afrique (à l'exception de Madagascar), le sud de l’Europe, l'Arabie, la région Caspienne,; le Turkestan, la Perse, le Béloutchistan, l'Afghanistan et la partie occidentale de l’'Hindoustan. On peut constater en effet que tout le territoire africain habité par de nombreux Sternocera, c’est-a-dire l'Afrique équatoriale, est excessivement pauvre en Julodis, tandis que ceux-ci sont très nombreux dans la sous-région méditerranéenne et dans celle du sud de l'Afrique. En Asie, le même fait se reproduit dans l’Inde proprement dite.
Le faciès des espèces varie notablement suivant qu’elles appartiennent à la sous-région méditerranéenne, à la Caspienne ou à celle du cap de Bonne- Espérance; ces dernières surtout, avec leur corps fasciculé de jaune ou de rouge vif, sont très caractéristiques.
a. — Julodis s s.
Tableau synoptique des espèces