THORÉ PEINTE. N
Synon. res picla ; Ramb.,n°4.
Thore — De Selys, syn. n° 96.
Dimensions. Longueur totale environ | Abdomen ph he Aile supérieure CPRER
— inférieure | 59
. Tout le corps d’un vert bronzé très-obscur. Quatre points roux sur la tête en dessus , deux avant les ocelles, deux en arrière.
Prothorax avec deux petites taches et le bord postérieur arrondi roux.
Thorax avec cinq raies d’un jaune roussâtre de chaque côté, placées comme chez la Th. gigantea. dd,
Abdomen ayant sur les côtés un point au bord antérieur de chaque segment, et une ligne Jongitudinale roussâtres , qui disparait après le 5° ou le 4° (les quatre derniers segments manquent).
Pieds à cils courts noirâtres, les fémurs jaunes en dedans.
Ailes pétiolées dans un espace court, à réticulation serrée, ayant plus de 40 antécubitales , le bord costal finement denticulé.
Les deux tiers internes hyalins; le tiers postérieur d’un brun verdâtre brillant, un peu violâtre antérieurement. Le bord interne de cette partie colorée de l’aile bordé d’une nuance d’un blanc sale (laiteux}), un peu roussâtre, plus visible vers le bord costal, mais les nervures et nervules aussi de cette couleur dans un espace assez grand, surtout vers le bord postérieur. Les alentours de la côte de la partie basale transparente des ailes sont lavés de jaune verdâtre sale ainsi que la base. Ptérostigma grand, noir, à bord interne très-oblique.
(Description faite d’après celle de M. Rambur).
o* jeune. Stature de la Th. gigantea maïs taille un peu moindre, quoique supérieure à celle de la Th. fasciala.
Thorax noirâtre avec des raies brunâtres de chaque côté, placées à peu près comme chez la Th. gigantea ; le reste de Ila coloration du corps et les appendices anals dans le mème genre.
Ailes élargies, enfumées, ayant toutes, entre le rodus et le ptérostigma, une bande étroite presque droite , d’un blanc de lait. Le ptérostigma dilaté, d’un brun laiteux. Environ 5o antécubitales et 64 postcubitales. Réticulation très-serrée.
Patrie. Le mâle adulte, décrit par M. Rambur, était indiqué de Cayenne dans la collection de M. Marchal ; il a passé à M. Hope, lequel a fait don de sa collection à l'Université d'Oxford,
J'ai vu à Londres deux exemplaires de cette espèce : l’un fait partie du Musée britannique, où il est indiqué comme provenant du Brésil : c’est celui dont j’ai pris le signalement. L'autre , de la collection de M. Bates , a été pris par lui-mème au Para sur les bords de l'Amozone ; je crois me rappeler que ce dernier est plus adulte, et que la bande laiteuse est bordée en dehors par une nuance plus foncée que le reste de l'aile.
Cette espèce qui, par sa stature et sa réticulation très-serrée et ses ailes larges rappelle la Th. gigantea , en diffère principalement par sa taille un peu plus petite et par la bande laiteuse transverse des quatre ailes, placée entre le nodus et le ptérostigma, avant le tiers postérieur qui est coloré , tandis que chez la gigantea les deux tiers postérieurs des ailes sont uniformément colorés. Sous ce rapport , elle rappelle la Th. Saundersii qui est plus petite, a les ailes plus étroites et qui nous offre à peu près la réticulation de la Th. fasciata.
Je ne doute pas que les deux exemplaires dont je viens de donner le signalement n’appartiennent à la picta de M. Rambur (que Je n’ai pas vue).