THORE SAUNDERSIT De Selys THORÉ DE SAUNDERS
Synon. Thore Saundersii; De Selys, syn. n° 97.
Dimensions. Longueur totale g' 48m Q 45mn Abdomen 58 35 Appendices supér. À 1/2 12 Aile supérieure 99 pb) — inférieure 59 53 Ptérostigma des supér. 3 1/2 31/2 — des infér. 3 5 Largeur des supér. 9 1/2 9 1/2 — desinfér. 9 | 9 — de la tête 8 8
o* © adultes ou semi-udultes. Cette espèce ressemble tellement à la TA. /fasciala et surtout à la hyalina par la stature et la coloration, qu’il semble préférable de signaler les différences, que d’en fournir une nouvelle description complète,
Tête un peu plus grosse, transversalement plus large; lèvre inférieure brun
livide excepté à sa pointe qui reste noire; la supérieure avec une grande tache
occupant chacun de ses côtés et le rhinarium de même couleur, les quatre points du dessus de la tête plus gros.
Thorax ayant les dix lignes d’un brun jaunâtre plus nettes, plus droites, plus égales ; la poitrine et l’espace interalaire de même couleur avec quelques petites taches noires.
Abdomen un peu plus court, moins velu à la base, l’articulation du 1° au 2° segment jaunâtre, rejoignant la tache de même couleur des côtés du 1°; le 2° avec une raie latérale jaunâtre, les 5° et 4° de même, mais la raie coupée à sa base de manière à être précédée d’un point, et s’arrêtant un peu avant la fin; le 5° avec un vestige basal du point et de la ligne. (Chez la femelle le 6° porte des vestiges analogues).
Appendices anals et 10 segment du mâle à peu près comme chez la fasciata (ils sont froissés par la préparation), peut-être le tubercule dorsal du 10e est-il moins prononcé. Ces parties, chez la femelle, se rapportent aussi à la description de celles de la fasciata donnée par M. Hagen.
Pieds ayant tout l’intérieur des femurs d’un brun livide clair.
Ailes plus longues, (la partie pétiolée occupe plus dela moitié de Ia longueur entre la base et le quadrilatère); elles sont plus étroites à la base, moins dilatées au milieu, mais plus larges et plus arrondies à leur pointe; le ptérostigma est plus épais; les quadrilatères plus longs.
Elles sont colorées ainsi qu’il suit: plus de leur moitié basale est hyaline, un peu lavée de jaune verdâtre sale, surtout vers la côte; toute la réticulation de cette partie noire. Vient ensuite une bande transversale assez large , semi-transparente, d’un blanc laiteux y compris la réticulation, excepté les deux bords et la médiane. Cette bande est un peu oblique, s’éloignant de la base vers le bord postérieur; elle occupe le 2e tiers de l’espace entre le nodus et le ptérostigma chez le male; seulement le 2e quart du même espace chez la femelle. Le reste du bout de l'aile est d’un brun noirâtre un peu chatoyant chez le mâle ; chez la femelle le brun tire sur le roussâtre, est moins opaque, et le bout de l’aile à partir du ptérostigma est hyalin comme la base des ailes, avec le bord externe de l'aile limbé de brun sale. La bande brune qui existe avant le ptérostigma est concave en dedans et en dehors.
Le ptérostigma de mème forme que chez la fasciala, mais plus large, est noirâtre foncé chez le mâle, brun noirâtre chez la femelle.
Voici les nombres de la réticulation dans les deux sexes :
Aile supérieure : 40-45 antécubitales, 5-6 dans le quadrilatère, 13-14 basilaires. Aile inférieure : 51 antécubitales, 6-8 dans le quadrilatère, 11-13 basilaires.
Le nombre des postcubitales diffère selon le sexe; le mâle en a 65 aux snpérieures, 58 aux inférieures ; la femelle 55 aux supérieures, 48 aux inférieures.
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Le ptérostigma surmonte 13 à 16 cellules chez le mâle, de 9 à 13 chez la femelle ; il est plus long aux ailes supérieures.
Le nombre des nervules est, comme on voit, bien plus grand que chez les deux espèces voisines, et tend à se rapprocher de ce qu’il est chez la picta dont elle en diffère d’ailleurs par sa taille plus petite, les ailes plus étroites , etc.
En résumé, le mâle diffère au premier abord de la fasciala par la bande blanche qui ne commence que bien après le nodus et par le bout des ailes entièrement
noirâtre.
Les femelles des deux espèces se ressemblent davantage, mais la position de la
bande laiteuse des secondes ailes, bien après le nodus chez la Th. Saundersii, est encore un caractère suffisant , et les fémurs dans les deux sexes sont ici com-
plètement clairs en dedans.
Patrie. Décrite d’après un couple recu des bords du Fleuve des Amazones par M. le capitaine Saunders, qui a eu la bonté de me prêter successivement tous les Odonates de sa riche collection, que j'avais intention de décrire. L'exemple d’une telle libéralité est trop bon à offrir aux entomologistes, pour que je ne saisisse pas cette circonstance de signaler l'obligeance et le zèle scientifique si bien entendu de M. Saunders.