‹ Monographie des caloptéryginesChapitre 16 sur 317 · CALOPTERYX DIMIDIATA. Burm · texte numérisé non relu

CALOPTERYX DIMIDIATA. Burm

CALOPTÉRYX MI-PARTIE.

Synon, Calopteryx dimidiata, Burm. n° 16. (Q) — cognata Ramb. n° 4, (Q)

— syriaca var, Ramb. n° 9, (5)

Dimensions. Longueur totale o* 44 Q Ai-45mm Abdomen 39 39 - 35 Appendices anals sup. /2 Tibias postérieurs 8 1/2 9 Aile supérieure 51 29 1/2-531 — inférieure 50 28 -30 Largeur des ailes supér. 8 8 -- — infér, 7 1/2 8 — de la tête 5 1/2 5 1/2 Ptérostigma Li3-life

o* adulte. Lèvre inférieure, derrière des yeux et antennes noirs ; lèvre supérieure, face et dessus de la tête vert métallique brillant, à reflets bleu foncé sur la lèvre et l’épistome.

Tubercule des tempes bien prononcé; mais peu pointu. Yeux brun foncé.

Prothorax, thorax et abdomen vert métallique brillant en dessus et sur les côtés; les côtés du thorax à reflets cuivreux ; le dessous du thorax et de l'abdomen noirs, les sutures et les articulations noirâtres ; (les quatre derniers segments manquent ).

Pieds tout noirs, grèles , longs, à cils assez longs divariqués.

Ailes étroites, hyalines ; un peu lavées de jaunâtre, surtout à la base et Ie long du bord costal; le quart apical aux supérieures et un peu plus du quart aux inférieures, d’un brun foncé un peu roussâtre. Cette couleur est assez nettement circonscrite et légèrement convexe en dedans, où elle est moins foncée. Elle commence à plus de moitié chemin du nodus au bout de laile. Réticulation noire, excepté la côte qui est vert métallique. La partie contiguë du secteur principal finit aux 5/4 du quadrilatère; la réticulation postcostale est simple; il existe dans l’aile un assez grand nombre de cellules pentagones. Ailes supérieures : 29-30 antécubitales. 6-8 au quadrilatère. Ailes inférieures : 25-27 antécubitales 7 au quadrilatère, Environ 40 posteubitales aux quatre ailes.

o* jeune. La couleur foncée du bout des ailes légèrement indiquée.

Q adulte (de Géorgie). — Le corps est coloré comme chez le mâle, mais la poitrine offre quelques marques brun livide, et le vert de l'abdomen un peu bronzé devient moins brillant sur les deux derniers segments; l’arète dorsale du 10° formant une carène qui se termine par une pointe aiguë, les côtés dentés; appendices anals noirâtres, coniques, peu écartés, ayant en [ongueur la moitié du 10° segment.

Pieds noirâtres. Valvules vulvaires courtes noirâtres.

Ailes comme chez le mâle, hyalines, lavées de jaunâtre, mais la couleur brune qui termine les quatre ailes occupe un peu moins que le quart apical, et cette nuance coupe l’aile par une ligne nette, droite aux supérieures, ou à peine concave aux inférieures. Il y a un faux ptérostigma blanc, ovale, coupé par une à trois

nervules, placé près de l'extrémité des ailes, La nervure médiane s’écarte du bord n

( 26 ) costal pour former le bord arrondi inférieur de ce ptérosligma. Réticulation noirâtre, excepté la côte qui est bronzée. Aïles supérieures : 20-22 antécubitales.

30-32 postcubitales. 4-6 au quadrilatère. Ailes inférieures : 18-20 antécubitales.

32-34 postcubitales. 4-6 au quadrilatère. Réticulation postcostale très-simple.

Une femelle moins adulte du Kentucki (type de Burmeister) est un peu plus petite et le bout des supérieures est simplement enfumé.

Une autre femelle plus jeune (type de la cognata Rambur, collection Serville) a simplement la partie apicale foncée indiquée par une nuance à peine enfumée.

Enfin une femelle très-jeune de Géorgie (Bristish muséum) est un peu plus grande et a les ailes complètement limpides, excepté une légère indication à peine salie de l’espace apical aux inférieures. Elle se distingue de l’apicalis par la présence du faux ptérostigma blanc. Il y a 55-58 postcubitales.

Chez ces deux dernières femelles jeunes, la poitrine est livide ainsi que le bord postérieur du thorax, et une ligne qui ne va pas jusqu’en haut sur la 2 suture latérale , puis une partie du dessous de l’abdomen.

Patrie. Les États-Unis de l'Amérique septentrionale (Kentucki, Géorgie etc.).

Cette espèce est très-voisine de l'apicalis ; j'ai indiqué à l’article de celle-ci en quoi elle en différe.

M. Rambur, trompé par la ressemblance dans la coloration des ailes, a décrit le mâle comme une variété de la syriaca. I en diffère par ses antennes et ses lèvres noires, par ses ailes plus étroites, ses tibias noirs, et par le bout foncé des ailes qui n’occupe pas toutà-fait le quart apical. La femelle s’en sépare par des caractères analogues , plus celui de la coloration des ailes qui est tout autre (voir l’article de la syriaca).

La femelle jeune à ailes limpides , ressemble beaucoup à celle de la splendens d'Europe. Elle s'en sépare par les lèvres et les antennes noires, les deux derniers segments sans arête jaunâtre, la réticulation des ailes noire , plus simple , le ptérostigma plus large, les ailes plus étroites, les pieds plus largement ciliés.

Il est remarquable que l’exemplaire que je eonsidère comme le

mâle, a la réticulation beaucoup plus serrée que les femelles, notamment les nervules antécubitales et postcostales. Je ne puis douter cependant qu'il n’appartienne à la dimidiata. J'en ai vu un second au Musée britannique.

La dimidiata diffère principalement de la virginica par sa petite taille et le brun du bout des ailes moins étendu ; de la maculata par ses ailes plus étroites ct en grande partie non colorées.

mano di dot nt, SE

C2) 5, CALOPTERYX MACULATA, P. Beauvois.

CALOPTÉRYX MACULÉE.

Synon. Agrion maculata. Palissot de Beauvois, p.85, Neur., pl. 7, f. 5, (aberratio go).

Calopteryx — Burm. N°17, (aberratio) &').— Ramb, N° 5. (aberratio æ). — holosericea. Burm. N°. 13. — Ramb. N° 14, — papilionacea. Ramb. N° 6.

Calopteryx opaca. Say, Journ. acad. Philad., vol. VIII, 4859. N, 2 ().

Dimensions. Longueur totale g' 41 -48mm © 38-47mm Abdomen 34-39 30-37 Appendices anals sup. 1 1/5 Tibia postérieurs 7- 8 7- 8 Aile supérieures 26-355 29-35 — inférieures 25-51 29-32 Largeur des ailes 9-11 9-11 — de la tête D- D 1/2 D- D 5/4 Ptérostigma 2- Due Largeur du ptérostigma 2

a. Ressemble à la G. virgo, mais plus petite.

Corps d’un vert bleuâtre métallique foncé. Lèvre inférieure, derrière de la tête et antennes noires. Tubercules de l’occiput très-marqués.

Prothorax et thorax vert bleuâtre métallique, en dessus ; côtés vert bronzé, les sutures et le dessous noirs.

Abdomen noir en dessous, le dessus bleu verdâtre métallique; les articulations un peu plus foncées; dessous des 8° et 9° segments jaune roussâtre.

Appendices anals noirs, analogues à ceux de la virgo, le dessous des inférieurs jaune un peu rougeütre.

Pieds longs, grêles, noirs, avec des cils longs et pressés. Les tibias parfois hrun noir en dehors.

Ailes insensiblement arrondies, mais notablement dilatées à partir du milieu, d’un brun noirâtre opaque, un peu chatoyant acier surtout à la base et à l’extrémité. La base (surtout celle des inférieures) ordinairement brune, hyaline jusqu’au bout du quadrilatère.

Réseau large; une rangée entre les secteurs (excepté au bout). Espace postcostal simple, comme chez la splendens ; nodus plus rapproché de la base que de l’extrémité.

Réticulation noire, la costale bleu verdâtre métallique. Ailes supérieures : 26-32 antécubitales ; ailes inférieures : 19-28 antécubitales. Environ 46-50 postcubitales ; 5-9 transversales aux quadrilatères qui sont aussi longs que l’espace basilaire,

Secteur principal bien contigu avec la médiane, mais la contiguité cessant avant la fin des quadrilatères. (Les nombres les plus faibles appartiennent au mâle Lype de l’Aolosericea de Burmeister).

o" jeune. Ailes hyalines, tout-à-faït enfumées, un peu plus foncées au bord antérieur, un peu plus claires à la base postcostale.

Pieds brun noirâtre, l'extérieur des tibias un peu brun roussâtre.

Q.Tête et thorax comme chez le mâle, mais vert métallique. Abdomen brun bronzé, une raie dorsale jaune aux trois derniers segments, plus large sur le 9°; épine apicale du 10° aiguë , jaune. Pointe latérale marquée , mais obtuse et dentelée au bout. Bord des valvules jaune. Appendices anals courts, trigones noirs. Pieds d’un noir moins décidé que chez le mâle. Ailes hyalines enfumées légèrement chatoyantes ; le tiers apical des inférieures, souvent le quart apicai des supérieures, d’un brun plus foncé, ainsi que le bord antérieur des quatre. Ces nuances, en tout cas , ne tranchent pas subitement sur les parties plus claires. Ptérostigma blanc, très-large, ayant en longueur à peu près deux fois sa largeur; presque carré , formé par un fort écartement des nervures, coupé par 6-10 nervules presque toujours anastomosées en deux rangées, Ailes supérieures 27-50 äntécubitales. Ailes inférieures 19-26 antécubitales. 40-48 postcubitales aux quatre. (Les nombres les plus faibles appartiennent à la femelle type holosericea Burm. Collection Winthem). |

Q jeune. Abdomen brun en grande partie; fémurs d’uu brun terne, tibias et tarses jaunâtre pâle et livide en dehors, mais les cils noirs. Ailes généralement enfumées , non opaques; leur extrémité n’est pas plus foncée, le bord antérieur à peine plus foncé: réticulation brun clair, excepté la côte qui est vert métallique.

Variétés. La taille est très-variable : j'avais d’abord cru qu'il existait deux races, distinctes sous ce rapport, mais j'ai vu se combler les difiérences par des exemplaires intermédiaires, et l’on voit la même chose chez plusieurs autres espèces.

La couleur des ailes du mâle varie en ce que la base est parfois presque entièrement noirâtre, comme le reste, et que d’autres fois elle est assez hyaline, jusqu’au bout des quadrilatères.

La nuance générale noirâtre des ailes est moins chatoyante chez les exemplaires les plus petits (et en même temps les plus foncés) que j’ai sous les yeux.

Une variété femelle, de la Caroline, a les ailes très-foncées ; le bout des quatre opaque, brun un peu plus étendu, comme chez la Firginica mâle.

OgservariON., L’'Agrion maculatum type, de Palissot de Beauvois, est un exemplaire chez lequel les ailes présentent un certain nombre de petites taches hyalines irrégulières. M, Hagen en a observé un semblable.

Patrie. Les États-Unis de l'Amérique septentrionale. Les types les plus grands sont de la Géorgie, de la Caroline et de l'Ohio, les plus petits de la Pensylvanie (Philadelphie) et du Massatchussets.

(29) Un certain nombre d'exemplaires des deux tailles n’ont pas de désignation locale spéciale.

Nous avons examiné un grand nombre d'individus entre autres les types de Rambur et de Burmeister.

M. Burmeister a indiqué sa C. holosericea comme de Java, (collection Winthem et Sommer) mais c’est évidemment une erreur. M. Hagen a examiné le type de M. Sommer, il ne diffère en rien de notre espèce. Le mäle semi-adulte est assez petit; ses ailes ont jusqu’à leur moitié un reflet violet ou bleuâtre (même un peu doré dans le milieu) tant en dessus qu’en dessous, l’espace postcostal plus clair et hyalin enfumé, ainsi que le bord costal antécubital des ailes inférieures. Un des types de M. Rambur (collection Latreille) est semblable. — L'erreur de localité pour la collection Sommer, et l'identité avec ies types américains est d'autant plus certaine , que dans la collection Winthem, Burmeister a étiqueté de sa main comme étant l’holoséricea un couple de Philadelphie. Le type femelle de Philadelphie (collection Winthem) est un exemplaire petit, à ailes assez claires uniformément enfumées.

Cette espèce ne peut être confondue avec aucune autre. Elle se distingue notamment de la virgo à sa taille moindre, à l'absence de marque jaune à la lèvre, au thorax et aux antennes, ainsi qu'à la forme large et presque carrée du ptérostigma.

G. CALOPTERYX VIRGINICA. Westwood.

CALOPTÉRYX VIRGINIENNE.

Synon. Calopteryx dimidiata ; Ramb. N° 7, (excl. syn. Burm.). Libellula virgo; Drury, pl. 48, f. 2. (9) Calopteryx virginica ; Westwood (in Drury Ed. 2). Calopteryx materna ; Say., Journ. acad. Phil., vol. VIII, 1839, N° 1 (©).

— æquabilis, Say., id. id. id, Nc.

Dimensions. Longueur totale og 92e Q 50%" Abdomen 42 99 Appendices anals sup. 1 4/2 4/2 Tibias postérieurs 8 1/2 Aile supérieure 36 97 — inférieure 94 99 Largeur des ailes 9 4/2

Ptérostigma Largeur de la tête 6 9 1/2

o* adulte. Stature de C, virgo, avec la coloration des ailes analogue à celle de la syriaca.

Lèvre inférieure noire, un peu plus claire au milieu ; la supérieure noir luisant: un trait jaunâtre obscur entre la bouche et l'œil; rhinarium noir un peu roux au milieu ; nasus vert bronzé obscur ; antennes noires ; front et dessus de la tête noirâtre bronzé. Derrière de la tête noirâtre, les deux protubérances peu prononcées, arrondies. Yeux brun noirâtre. La tête en grande partie couverte de villosités noirâtres, notamment le long du bord de l'occiput,

Prothorax vert bronzé obscur,

Thorax vert métallique, obscur en dessus et sur les côtés ; les sutures et le dessous du thorax noirs, excepté un trait court oblique jaune en bas de la 2° suture latérale, ainsi que quelques petites taches sur la poitrine.

Abdomen vert métallique foncé en dessus et sur les côtés ; le dessous noirâtre , les articulations un peu cuivrées et noirâtres ; le 10° segment vert noirâtre en dessus, jaune foncé en dessous, son arête un peu carénée au bout; quelques petits vestiges jaunâtres existent sur les bords des segments en dessous. 10° segment plus court que le 9°.

Appendices anals conformés comme ceux de C. virgo, les supérieurs à peine plus longs que le 10° segment, noirâtres; les inférieurs épais, très-écartés ; noirs en dessus, jaunes en dessous.

Pieds noirs.

Ailes longues, assez larges, non subitement dilatées , les supérieures un peu rétrécies à la pointe ; les quatre en majeure partie hyalines un peu lavées de jaunâtre surtout à la base; leur extrémité opaque, brun foncé à reflet bleu acier. Cette nuance occupe un peu plus du quart des supérieures (commençant à michemin du nodus à l'extrémité) et les 2/5 des inférieures ; cette couleur est un peu convexe en dedans et ne cesse pas par une ligne très-nette. Réticulation noirâtre , la nervure costale vert brillant. Espace postcostal assez compliqué. Sur l’espace opaque du bout des ailes, il y a parfois quelques cellules transparentes. Ailes supérieures : 26-31 antécubitales, 45-55 postcubitales environ. Ailes inférieures : 27-28 antécubitales, 50-55 postcubitales environ. — 6 dans les quadrilatères. Le secteur principal très-contigu à la médiane jusqu'aux trois quarts du quadrilatère.

© très-adulte. Aspect et stature de la GC. virgo très-adulte.

Lèvre inférieure jaunâtre livide ainsi que la supérieure, celle-ci traversée par une tache médiane noire qui la borde ensuite finement. Deux taches de même couleur, jaunâtres, entre la lèvre et l'œil. Le reste de la tête comme chez le mâle, mais le vert dn nasus remplacé par du bronzé obscur et le 1°* article des antennes marqué de jaune à sa base en avant.

Thorax et prothorax comme chez le mâle, mais d’un vert plus obseur et plus bronzé en dessus et sur les côtés ; le dessous jaunâtre, un peu saupoudré de blanchâtre; le bord postérieur du thorax, la moitié inférieure de la 2° suture laté-

(51) rale, un trait transverse à la partie supérieure de celle-ci jaune clair, de même qu’un point aux attaches des ailes en dessus.

Abdomen d’un vert bronzé obscur et cuivreux en dessus et sur les côtés; le dessous noir un peu pruineux , avec quelques indices jaunâtres sur les bords latéraux ; les côtés et le dessous des 8°, 9° et 10° jaunâtres ainsi qu’une bande dorsale bien marquée sur les mêmes segments (excepté au 8° où elle ne commence qu'insensiblement à sa seconde moitié) et formant au 10° qui est un peu plus long que la moitié du 9°, une carène élevée qui se prolonge en une petite épine très-aiguë à pointe noire.

Appendices anals d’un brun foncé , coniques, pointus , écartés, ayant en longueur la moitié du 10° segment. — Valvules vulvaires épaisses, courtes, jaunàtres, à pointe brune.

Pieds assez longs, noirs, l’intérieur des fémurs et des tibias pruineux , les trochantères tachés de jaune. Cils modérément longs , peu divariqués.

Ailes ressemblant beaucoup à celles du mâle pour le dessin, mais [a partie hyaline et basale beaucoup plus lavée de jaunâtre sale, un peu enfumé et l’extrémité d’un brun un peu jaunâtre enfumé moins opaque et ne changeant pas en bleu acier. Le faux ptérostigma blanc laiteux est beaucoup plus long que large, entre une fine nervure noire, dilatée au milieu. Chez l’exemplaire que je possède, il n’est pas traversé par des nervules. Réticulation comme chez le mâle, mais l’espace postcostal moins compliqué. Ailes supérieures : 30 antécubitales, 41-45 postcubitales, 6-7 dans les quadrilatères. Ailes inférieures : 28 antécubitales, 46 pos tcubitales, 7-8 dans les quadrilatères.

Patrie. La Géorgie d’après plusieurs mâles du Musée britannique ; les contrées de la Baye d'Hudson d'après la femelle que j'ai décrite, et qui me semble appartenir à la même espèce; la Virginie, si c’est l'espèce de Drury, enfin le Yassatchussets d’après Say.

Par sa grande taille et les pieds moins longuement ciliés , elle diffère de la maculata, de la dimidiata et de l’apicalis.

Le mâle ressemble beaucoup à la dimidiata, mais il est plus grand et la partie noirâtre apicale du bout des ailes est bien plus étendue surtout aux inférieures. Il se distingue de la syriaca par l'absence de jaune à la lèvre supérieure, la proportion du noirâtre des ailes, qui en outre ne finit pas par une ligne nette, etc. de la splendens méridionale par des caractères analogues, notamment la moindre étendue de l’espace apical foncé , et son inégalité aux deux ailes.

La femelle ressemble beaucoup à celle de la virgo adulte. Je l'en distingue à son ptérostigma bien circonscrit, non traversé par des nervules , à ses ailes dont le bout est distinctement foncé comme chez le mâle (l'aile inférieure seulement offre parfois cette nuance

foncée chez la virgo) au nodus placé presqu'au milieu de l'aile supérieure qui est moins élargie ; à la rétieulation noire. Je la distingue de celle de la maculata à sa taille plus grande , ses ailes moins élargies , le ptérostigma plus long, moins large, non traversé, la pré-

sence du jaunâtre à la bouche, aux antennes et au thorax, les pieds

moins largement ciliés. Il est enfin impossible de la confondre avec la dimidiata dont elle est différenciée par la taille, la disposition du

brun au bout des ailes, le ptérostigma , la bouche, les antennes, les

cils des tibias.

Si l’on considère la description de Drury , et la figure quil a donnée de la femelle, on est porté à croire que c'est notre espèce qu'il a eu en vue. C'est la seule américaine qui, par sa taille et sa coloration, puisse s'appliquer à cette figure, où les ailes sont seulement un peu plus larges (presque 12 millimètres) si elle est correcte. M. Westwood lut-a donné dans la 2 édition de Drury le nom de C. virginica que je lui restitue.

Page 1