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CALOPTERYX SPLENDENS. Harris

CALOPTÉRYX ÉCLATANTE.

Synon. Libellula splendens. Harris, (5) pl. XXX, f. 1 et 5. — virgo (Part.) Linn. — Fab. Ent., syst. II, n° 1. «, Agrion virgo. (Part.) Fab.— Vander L. — Latr. — Fonsc. ann., soc. ent. VII, var. A.

Calopteryx virgo. (Partim); Stephens. ( var. &. 7.) — Evans. Agrion xanthostome; Charp. Hor. et 1840 (©).

— parthenias; Charp. 1840, p. 157, Tab. 33. — Burm., n° 15. Calopteryx splendens ; De Selys, Rev. Odon., n° 2, p.138. — Id. syn. n°9. La Louise ; Geoff., n° 1 Calopteryx ludoviciana ; Leach.— Curtis. — De Selys; Bullet., monogr.,

p. 131. — Millet. — Hagen, n° 3. — Ramb., ne 2.

Dimensions. Longueur totale ç' 45 49m Q 45-4977 Abdomen 33-59 53-39 Appendices sup. 4- 14/5 412 Tibias postérieurs 8- 81/2 8- 9 Aile supérieure 28-32 32-31

— inférieure 27-51 91-56 Largeur des ailes 84/2-10 (rarement 11) 8-10 — de la tête 51/2- 6 51/2- 6 Ptérostigma (race sept.) 1/4 à 1 1/3 — (race mérid.) 1e à 1 af2 —— (race de Prusse) 2 1/4

g* adulte. Corps presque en entier d’un bleu métallique foncé en dessus, changeant en vert, surtout aux côtés du thorax, sur l'extrémité de l'abdomen et aux articulations des segments. Dessous de la tête, du thorax et de l'abdomen noirâtre bronzé; le dessous des 9° et 10° segment et d’une partie du 8° jaunâtre obscur. Lèvre supérieure jaunâtre obscur, bordée (et souvent traversée) de noir ; une lache livide aux coins de la bouche, base du 2° article des antennes jaunâtre en avant; un vestige brunâtre étroit sur la 2° suture latérale du thorax; les

autres noirâtres; quelques marques brunes sur l’espace interalaire. Une tache vert foncé métallique

, entourée de brun, sur la pcitrine après les pieds.

Appendices anals à peu près comme chez la virgo, noirs, le dessous des inférieurs brun jaunâtre, excepté à leur pointe.

Pieds noirs, l'articulation basale des trochantères cerclée de brun.

Ailes un peu élargies, un peu pointues, hyalines à la base presque jusqu’au nodus , ensuite d’un bleu noirâtre opaque, excepté la pointe, (le 6° ou le 7€ apical) qui est hyaline, un peu salie en dedans et en dehors; la partie opaque, qui tranche fortement, est convexe, de sorte qu’elle forme comme une grande tache arrondie ne commençant à la côte qu’une cellule après le nodus et finissant à la place où serait le ptérostigma. La costale et toutes les autres nervures et cellules sont bleu acier, y compris celles des parties hyalines. (Voir plus bas la description des variétés et des races).

Réticulation moins serrée que chez la wirgo. De 4 à 9 nervules aux quadrilatères ; 25 à 55 antécubitales. Environ 55 à 65 postcubitales en général régulières, et très-rarement eu partie anaslamosées.

Il n’y à également qu'un rang de cellules régulières entre les secteurs et nervures après le quadrilatère. Ces rangs ne deviennent doubles qu’à l'extrémité et au bord postérieur de l'aile. L'espace postcostal n’est pas aussi réticulé que chez la virgo.

o* très-jeune. Les parties brunes de la lèvre, de l’espace interalaire et de la poitrine plus pâles, jaunâtre pâle ainsi que la iigne de la 2° suture latérale qui est bien visible; le dessous des deux derniers segments et des appendices inférieurs jaune pâle.

La partie hyaline des ailes un peu jaunâtre; la partie opaque déjà bien dessinée, mais d’un gris brun clair. La réticulation qui est déjà bleu acier, comme chez l’adulte, donne un léger reflet bleuâtre aux ailes.

Dans l’âge moyen, la partie brune devient successivement noirâtre, puis enfin bleu noirâtre. Chez un très-jeune mâle du Juthland, le corps est vert comme celui des femelles et l’espace foncé des ailes est réduit à une ombre grise, qui commence au nodus, et s’arrète à mi-chemin du bout des ailes.

©. Ressemble assez au mâle pour la distribution générale des couleurs du corps , mais le fond en dessus d'un beau vert métallique assez clair, à reflets bronzés, cuivrés et dorés, surtout vers le bout de l’abdomen et aux articulations des segments; le 2° article des antennes entièrement jaunâtre en avant; la poitrine largement tachée de jaune; la ligne inférieure jaune de la 2° suture latérale du thorax bien marquée. Côtés de l'abdomen bordés de jaunâtre, cette bordure s’élargissant à partir du 5° segment, les 8, 9, 10 marqués en dessus d’une raie dorsale jaunâtre plus large au 9°, formant au 10° une petite carène qui se termine par une épine de même couleur, presque toujours plus aiguë et plus prononcée que chez la virgo. Pointes latérales du 10° segment obtuses, mais un peu mieux marquées que chez la virgo et montrant ordinairement 3-4 dents très-pelites, peu visibles.

Appendices anals noirâtre bronzé , comme chez la virgo.

Pieds noirs, l’intérieur des fémurs et des tibias un peu blanchâtre pulvérulent; la base des trochanters largement cerclée de jaune.

Aïies plus étroites que chez la virgo , entièrement byalines , lavées de jaune

(58) verdâtre pâle. Toute la réticulation d’un vert métallique brillant. Le faux ptérostigma blanc petit (de 2-4 cellules) plus rapproché du bout de l'aile que chez la

virgo, de sorte que l’espace de la base au nodus est notablement plus court que celui du nodus au ptérostigma.

Espace postcostal un peu plus simple que chez le mâle; le rameau inférieur

. du 2e secteur du triangle en général moins rejeté en arrière que chez la virgo

et fracturé à son extrémité près du bord postérieur, rarement divisé à cette place

en deux rameaux droits.

© très-jeune. Couleurs du corps plus claires, non cuivrées; pas de pulvérulence aux pieds; la base des fémurs en dedans un peu jaunâtre,

Les exemplaires d’une même localité varient dans une certaine limite, mais moins que la virgo; les races locales sont au contraire mieux caractérisées, au point que l'on serait tenté au premier abord de proposer plusieurs espèces.

Race septentrionale. — C’est d’après elle que j'ai établi la description que l’on vient de lire.

Male. I est surtout caractérisé par la partie hyaline qui termine les ailes après l’espace opaque. Cet espace est déjà gris, très-bien marqué chez les plus jeunes exemplaires ; les ailes ont l’espace postcostal en général plus serré que dans ceux du midi.

Femelle. Les appendices anals sont tout noirs, la petite raie dorsale longitudinale des trois derniers segments se dessine bien, parce qu’elle est bordée de chaque côté de couleur vert bronzé, la couleur jaune de la bouche et du thorax assez restreinte.

Ces exemplaires habitent tout le nord de l'Europe, et s'étendent jusqu’au centre de la France (voir plus bas la sous-variété de Prusse).

Race méridionale ( Agrion æanthostoma , Charp.). Mâle. Ailes un peu plus étroites, l’espace opaque s'étend jusqu’au bout de l'aile y compris le sommet, ce qui la fait ressembler à la variété méridionale de la virgo; mais chez cette dernière les ailes sont plus larges et l’espace basal hyalin moins étendu; et à l’'Aæmorrhoidalis , qui en diffère par le même caractère et de plus par la couleur du corps et des pieds. Chez les mâles très-jeunes , les ailes sont entièrement hyalines, la base un peu jaunâtre, et la partie destinée à devenir foncée à peine indiquée par une nuance un peu grisâtre que l’on ne remarquerait pas si l'on ne possédait tous les états intermédiaires jusqu’à l'adulte.

Femelle. Les appendices anals jaunâtres à pointe brune; la ligne dorsale jaune des trois derniers segments n’est guère distincte, parce que les côtés de ces segménts sont d’un roux jaunâtre sans tache bronzée. La couleur jaune de la bouche et du dessous du thorax assez étendue; les ailes un peu plus étroites. L'espace postcostal un peu moins réticulé que chez la race septentrionale.

J'ai reçu ces exemplaires du midi de la France, de l'Espagne, de la Sicile el de l'île de Sardaigne,

(50) Races ou variétés diverses.

1° Race de Prusse. — M. Hagen m’a communiqué plusieurs exemplaires de Prusse, Ils ont les ailes un peu plus élargies au milieu et l’espace postcostal occupé par des cellules plus nombreuses, Chez les mâles, la partie colorée est plus étendue vers la base, elle est convexe, approchant beaucoup plus près du bout du quadrilatère que du nodus. Aux ailes supérieures elle commence même à la côte, 3rm avant le nodus. Le bout de l’aile est variable; chez la plupart il est hyalin comme en Belgique et en Angleterre; chez d’autres, le bout de laile est à peine hyalin, et chez un exemplaire complètement opaque, comme dans la race méridionale, dont il diffère par la partie hyaline basale moins étendue. — M. Hagen a examiné un mâle de Corfou qui est encore plus prononcé, la partie opaque arrivant par un prolongement à mi-chemin de la base au nodus.

Les femelies ont un ptérostigma plus grand (de 6 à 8 cellules) et formé par un écartement plus grand des nervures, tandis que dans le type de l'espèce et dans la variété méridionale, il est petit, les nervures peu écartées, et que parfois en Belgique, les nervures ne sont pas du tout écartées, de sorte qu’il paraît tout: à-fait nul.

Cette race prussienne offre une variété femelle accidentelle bien extraordinaire, que M. Hagen à observée quelquefois dans la Prusse orientale, à la fin de l’été. Les ailes sont colorées à peu près comme chez les mâles, la partie opaque est même plus étendue , elle se prolonge vers la base par une pointe audessus du quadrilatère jusqu’à la moitié de celui-ci, et va jusqu’au sommet, de sorte que toute l’aile est opaque excepté le quart basal, de manière à imiter le mâle de l’hæmorrhoïdalis.

L’indication de cette couleur existe en une teinte grise dès l’éclosion. — Chez les plus adultes elle est brun noir, à reflet bleu comme chez les mâles, avec le centre de quelques cellules brun plus clair, surtout vers l’extrémité des supérieures ; le grand ptérostigma blanc se dessine fortement sur la couleur foncée.

29 Race de Crimée, connue d’après un couple, serait en ce qui concerne le mâle une exagération contraire de la race septentrionale ; il diffère des types de Belgique en ce que la partie opaque est moins étendue, ne commençant qu’un peu après le nodus et s’arrêtant à mi-chemin de celui-ci au bout de l’aile.

La femelle n'offre rien de particulier. Tous deux ont la lèvre fortement traversée de noir.

3° Sous-varietes intermédiaires entre la race septentrionale type, et la méridionale.

Chez les mâles les ailes sont étroites, comme chez la méridionale, mais leur pointe extrême est un peu hyaline, beaucoup moins cependant que dans la race du nord ; l'étendue de cet espace parfois réduite à un bord à peine visible.

Les femelles tiennent le milieu entre les deux races par la coloration des trois derniers segments de l’abdomen,

( 40 ) Ces sous- variétés intermédiaires appartiennent en réalité à la race du midi. Nous les avons reçues de l'Italie continentale, d’Espagne , des Basses-Alpes et de l'Asie mineure.

Patrie. En supposant que les quatre races que nous avons indiquées appartiennent réellement à la même espèce, la splendens se trouverait dans toute l'Europe et dans l'Asie mineure.

Nous avons cherché à faire bien saisir les différences qui existent entre la virgo et la splendens. La plupart des exemplaires sont faciles à séparer dans le nord, mais il n’en est pas ainsi dans le midi, où ces deux espèces deviennent une sorte de protée; C'est pourquoi nous les avons décrites en dètail. Qu’on ne perde pas de vue si l’on veut bien séparer les deux espèces :

Pour les mâles : 1° le système de réticulation, 2e la forme des ailes, 5° le plus ou moins d'étendue de la couleur foncée des ailes, 4° la couleur de la réticulation chez les jeunes ; et pour les femelles : 1° la réticulation postcostale cet le 2 secteur du triangle , 2° la forme des ailes, 5° la position du ptérostigma, 4° la couleur de la réticulation des ailes.

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